Le pardon.
(deuxième épisode)
Par Sandrine
Note : vos commentaires sont toujours les bien venus !
Style : aventure. (tout public.)
Résumé de l’épisode précédent : les guetteurs sont en alerte. Un immortel menace de tuer Jack Chapiro ainsi que sa famille. Joe, quant à lui, est emmené aux urgences. L’inquiétude et l’incompréhension règnent.....
Émail : RdSRodr@aol.com
***** = un passage sans importance n’est pas raconter, on avance dans le temps.
~ ~ ~ ~ ~ = évènement se déroulant au même instant.
##### = retour au présent.
Bonne lecture !
" Comprendre, c’est pardonner. " Mme de Staël. (Corinne.).
Première partie.
Paris. 14H30.
Hôpital.
Duncan : excusez-moi, madame, je viens prendre des nouvelles d’un ami qui a été blessé par balles.
Infirmière : comment se nomme-t-il ?
Méthos : il se nomme Joseph Dawson.
Infirmière : M. Dawson. En ce moment, il est en salle d’opération.
Duncan : avez-vous des nouvelles ?
Infirmière : non, je suis navrée. Seul son médecin pourra vous en donner.
Méthos : merci, madame !
Une longue attente commença. L’inquiétude et l’incompréhension étaient palpables. Sans connaître le moindre détail de l’évènement, leurs esprits, pourtant, inventaient de nombreux scénarios. La colère prenait le dessus. Ils ne comprenaient pas pourquoi une chose pareil était arrivée. Soudain, la présence d’un des leurs les ramène à la réalité. Celui-ci se trouvait dans une salle qui servait de petite chapelle. Duncan entra le premier. Il eut un mouvement de recul lorsqu’il s’aperçut de qui il s’agissait. Méthos, curieux, entra à son tour. Il eut la même réaction.
Duncan : Aurélia ! Que fais-tu ici ?
Aurélia (assise sur l’un des bancs) : la même chose que vous deux. J’attends !
Duncan : que s’est-il passé ?
Aurélia : je n’en sais rien !
Duncan : je ne te crois pas !
Aurélia : pourtant, c’est la vérité !
Méthos restait au fond de la salle. Il n’intervenait pas dans leur conversation. Il observait. Il était surpris d’entendre Aurélia parler ainsi. Le ton de sa voix était froid. Il ne savait plus quoi penser.
Duncan : qui couvres-tu ?
Un silence fut sa réponse.
Duncan : je n’aurais jamais pensé que tu serais ainsi.
Aurélia : dans ce cas, désolée de t’avoir déçu !
La conversation allait continuer mais celle-ci fut interrompue par l’arrivé d’un médecin. Aurélia se leva.
Méthos (en s’avançant vers le médecin) : alors docteur ? Comment va-t-il ?
Médecin : il a eu beaucoup de chances. Les deux balles qu’il a reçues se sont logées l’une dans son épaule gauche et l’autre dans l’avant bras gauche.
Aurélia : et sa blessure sa tête ?
Méthos et Duncan furent surpris de l’intérêt d’Aurélia pour Joe.
Médecin : c’était plus impressionnant que dangereux.
Duncan : il est donc hors de danger ?
Médecin : oui !
Tous eurent, au même moment, un ouf de soulagement.
Méthos : et quand sortira-t-il ?
Médecin : demain dans la matinée. Je préfère le garder pour cette nuit, juste par précaution. En tout cas, votre ami a eu beaucoup de chance.
Aurélia (sur un ton chaleureux) : merci, docteur !
Le médecin sort de la pièce avec le devoir accompli. Méthos et Duncan regardèrent Aurélia.
Duncan : si je te pose d’autres questions, je présume que tu ne diras rien !
Aurélia (droit dans les yeux) : tu présumes bien !
Le regard d’Aurélia croisa celui de Méthos. Méthos était blessé de son attitude et elle le savait. Mais elle ne fit rien pour arranger les choses. Elle se dirigea vers la porte avec une froideur étonnante.
Duncan : prends garde à toi !
Aurélia (sans se retourner) : est-ce une menace ?
Un lourd silence s’abattit. Devant ce silence, Aurélia sorti de la pièce. Méthos et Duncan restèrent encore abasourdis de ce qui vient de se passer ; mais heureux de savoir Joe hors de danger.
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Paris. 19H00.
Appartement d’Aurélia.
Aurélia était déboussolée. Quelque chose lui échappait. Son regard fixait avec intensité l’extérieur. La circulation est forte à cette heure. Les gens rentrent chez eux, épuiser par une journée de travail. Mais ce n’est pas ça qu’elle observait. Son esprit était ailleurs. Elle repensait à tout ce qui s’est passé depuis 24H : le retour de Chapiro, la tentative de meurtre sur Joe, l’arrivée imprévue d’Anna et les menaces de Duncan.
Aurélia : c’est ce soir ou jamais !
(Buzz)
Aurélia dirigea son regard vers la porte ; elle savait qui c’était.
Aurélia (avec un petit sourire) : toujours à l’heure !
Elle ouvrit la porte et salut Anna et ses sœurs. Mais sa politesse était sur un ton froid et distant.
Irèna : que se passe-t-il ?
Aurélia : rien. Pourquoi ?
Irèna : comme ça !
Aurélia prit les manteaux de ses invitées pour les suspendre au portemanteau et les invita à s’asseoir. Après avoir fait les présentations et après avoir servi l’apéritif, un silence s’installa. Au bout de quelques minutes, Gabrielle éleva la voix.
Gabrielle : bon. Que se passe-t-il, Aurélia ?
Aurélia : il s’est passé quelque chose qui aurait pu tourner au tragique, au début d’après midi.
Irèna (sur un ton inquiet) : que s’est-il passé ?
Aurélia : on a essayé de tuer Joe !
Irèna : oh mon dieu ! Comment va-t-il ?
Aurélia : il a eu beaucoup de chance !
Gabrielle (en voyant que Stéphy n’était pas surpris) : tu étais au courant, Stéphy ?
Stéphy (gênée) : oui ! Aurélia m’a prévenu à son arrivé à l’hôpital.
Irèna : pourquoi ne nous as-tu pas appelées plus tôt pour nous prévenir ?
Aurélia : il fallait que je réfléchisse.
Gabrielle : à quoi ?
Le regard d’Aurélia fixa avec intensité Anna. Celle-ci compris aussitôt.
Anna : ce n’est pas moi qui ai tiré sur ton ami !
Aurélia (sur un ton rassurant) : je sais ! Ce sont des mortels.
Anna : et tu crois que c’est moi qui est derrière tout cela ?
Aurélia : à toi de me le dire ?
Irèna : Aurélia, tu n’as pas honte d’accuser ma tante d’avoir voulu tuer Joe !
Anna : je te le jure que ce n’est pas moi !
Aurélia : et pour Chapiro ? Vas-tu le nier également ?
Anna (après hésitation) : ce n’est qu’un assassin ! Il doit payer ses actes !
Irèna : alors c’est toi qui le menace, lui et sa famille !
Anna : il a détruit ma famille !
Gabrielle : faux ! Horton a tué Irèna.
Anna : et lui a tué mon frère !
Aurélia : et il a tué son fils !
Stéphy : après toutes ses années, Anna ! Tu ne crois pas qu’il y a eu assez de morts comme ça !
Stéphy avait raison. Un long silence s’abattit laissant la réflexion prendre le dessus sur la colère. Au bout d’un moment, une voix brise cette réflexion.
Gabrielle : je ne sais pas pour vous, mais moi, j’ai une faim de loup !
Aurélia : c’est une excellente idée ! Tout est prêt ! Nous pouvons passer à table !
Toutes les cinq se levèrent et se dirigèrent vers la table, impeccablement dressée. Les odeurs qui venaient du coin cuisine étaient délicieuses.
Stéphy : je crois que nous allons nous régaler ! Comme d’habitude !
Anna (en attrapant Aurélia par le bras) : je suis vraiment navrée pour ton ami !
Aurélia : je sais ! Mais je t’en supplie ! Laisse Chapiro et sa famille en paix ! Penses à ta nièce, elle n’a plus que toi !
Anna : je ne te promet rien ! Arrêtons de parler de ça. D’accord ! Parlons de chose plus agréable !
C’est ainsi que se déroula le dîner.
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Paris. Au même moment.
À la péniche de Duncan MacLéod.
Duncan expliquait à Jack comment Méthos et lui ont été prévenu de l’hospitalisation de Joe, l’attente et le conte rendu du médecin qui l’avait opéré ; tout en évitant de parler de la discussion avec Aurélia. Jack l’écoutait avec une grande attention.
Jack : pauvre Joe ! Tout cela est de ma faute. Et quand sort-il ?
Duncan : demain dans la matinée.
Jack : qui a osé faire une chose pareil ?
Méthos : pour l’instant, nous l’ignorons !
Jack : Joe a-t-il vu quelque chose ?
Duncan : non, il ne se souvient de rien.
Jack : mais vous avez une idée sur tout ça, n’est-ce pas ?
Un silence fut sa réponse.
Jack : c’est celle qui m’a agressé hier, n’est-ce pas ?
Méthos (sûr de lui) : non, ce n’est pas elle !
Jack : vous en êtes si sûr ?
Duncan : oui !
Jack : alors, elle doit protéger cette personne !
Duncan : on dirait !
Jack : il faut la faire parler. C’est une question de vie ou de mort !
Duncan : je vais m’en occuper.
Jack : et si elle ne veut rien dire ?
Méthos regarda Duncan avec inquiétude.
Duncan : on verra. Où allez-vous dormir ce soir ?
Jack : nous restons chez Joe. Des gardes restent en permanence devant la maison. On ne risque rien !
Duncan (ne voulant pas contrarier) : bien, si vous êtes si sûr de vous !
Méthos : je vais vous ramener.
Jack : bonne idée, M. Pierson ! Bonsoir MacLéod ! Merci pour tout ce que vous faites !
Duncan : il n’y a pas de quoi !
Méthos : salut Mac ! À demain !
Lorsque la porte fut fermée, Duncan resta, seul, avec ses pensées. Il espère que cela n’ira pas jusqu’à la confrontation.
Deuxième partie.
Paris. Quatrième jour. 7H00.
Appartement d’Aurélia.
Aurélia boit tranquillement son café. Instinctivement, elle regarde la pendule comme elle le fait chaque matin avant de partir au travail. 7H00. Cela fait deux bonnes heures qu’Aurélia s’est levée. La nuit a été, une fois de plus, très agitée. Quelque chose lui échappait, mais quoi ? Une pièce du puzzle lui manquait. Après avoir terminé son café et rangé sa vaisselle, Aurélia se dirigea vers la salle de bain pour prendre une bonne douche en espérant que cela lui mettre les idées en ordre.
Après une demi-heure de détente, Aurélia sorti de la salle de bain plus détendue. Un scénario possible de toute cette malheureuse affaire avait fait surface. Mais il manquait des preuves pour démontrer son scénario. " 8H00. Joe va bientôt sortir de l’hôpital " pensa-t-elle. À cette pensée, Aurélia décrocha le téléphone et appela l’hôpital. Soudain, une voix se fait entendre.
Femme : hôpital Saint-François, bonjour.
Aurélia : bonjour madame. C’est pour un renseignement, s’il vous plait.
Femme : oui. Que puis-je faire pour vous aider ?
Aurélia : je voudrais savoir à quelle heure M. Dawson va sortir ?
Femme : les sorties s’effectuent à partir de 9H00, madame. Voulez-vous que je dise à M. Dawson qu’il vous attende ?
Aurélia : non. Ce n’est pas la peine. S’était juste pour savoir. Je vous remercie.
Femme : je vous en prie. Au revoir ! Bonne journée !
Aurélia : merci, vous de même !
Aurélia raccrocha.
Aurélia : une chose de faite !
Sa journée, comme toutes les autres, était planifiée. Et sa priorité était de parler à Joe ; d’une part pour en apprendre plus et d’autre part se faire pardonner de son comportement vis-à-vis de Jack. En attendant ce moment, assise sur son canapé, elle sort de sa serviette des documents pour compléter ses recherches sur une statue en bronze qu’un de ses clients lui avait demandé. Car le travail est, pour elle, le meilleur moyen pour oublier, un temps, ses soucies.
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Paris. 9H20.
Le " Blues bar ".
Joe était heureux de retrouver son petit monde. Son bar. La chance lui avait une nouvelle fois sourie. Son heure n’était pas encore arrivée. Mais qui a voulu le tuer ? Cette question, il la tournait sans arrêt dans sa tête. Il essayait de se souvenir de ce qui s’était passé. Mais il se souvenait que peu de chose ; que de petits détails. Cela faisait dix bonnes minutes que Duncan était parti à la pharmacie pour lui acheter des médicaments. Joe s’était assis, un verre de whisky à la main. Soudain, il sentit un regard intense sur lui. Intrigué, il se retourna.
Joe (sur un ton distant) : Aurélia ! Quelle surprise !
Aurélia (sur un ton chaleureux) : bonjour Joe ! Je suis heureuse de voir que tu vas bien !
Joe : ah oui !
Aurélia : j’ignore qui a voulu te tuer ! Je te le jure !
Joe : si tu le dis ! Tu es venu pour me dire cela ?
Aurélia : non. Je voulais également m’excuser.
Joe (surpris) : de quoi ?
Aurélia : de la manière que je me suis comportée avant hier soir. Je ne sais pas ce qui m’a pris. Je ne suis pas comme cela d’habitude !
Joe voyait dans le regard d’Aurélia de la sincérité. Il se trouvait maintenant gêné de la façon dont il lui parlait.
Joe : excuses acceptées !
Aurélia (soulagée) : merci ! Dis-moi, est-ce que tu te souviens de quelque chose ?
Joe : il était deux en moto.
Aurélia : elle était de quelle couleur ?
Joe : rouge avec une large bande blanche.
Aurélia : et les motards ?
Joe : tout en noir. Leurs casques avaient des visières teintées. C’est tout ce que je me rappelle.
Aurélia : c’est déjà mieux que rien !
(Buzz)
Joe : que se passe-t-il ?
Duncan entra, surpris, d’y voir Aurélia.
Duncan (sur un ton étonné) : Aurélia.
Aurélia : Duncan.
Un silence rempli d’interrogation et de soupçon s’installa.
Aurélia : je vais vous laisser ! Passez une bonne journée !
Aurélia quitta le bar le cœur serré. Elle n’aimait pas la manière dont Duncan lui parlait. Elle avait mal. Lui non plus n’aimait pas cela. Mais trop de zones d’ombres s’y trouvent.
Duncan (curieux) : que t’a-t-elle demandé ?
Joe : rien ! Elle prenait juste de mes nouvelles. Excuses-moi, mon vieux, j’ai du travail à finir. Et je ne veux pas de nounou !
Duncan : vas doucement, d’accord ?
Joe : promis ! Que vas-tu faire ?
Duncan : je vais voir quelqu’un qui va peut-être m’aider à résoudre certains problèmes.
Joe : bonne chance !
Duncan : on se voit plus tard ?
Joe : je ne bougerai pas de place !
À ces mots, Duncan quitta le bar décidé de connaître la raison de l’étrange comportement d’Aurélia.
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Paris. 10H05.
Boutique d’antiquité.
Assise derrière le comptoir, Stéphy effectuait les comptes. Mais son esprit était ailleurs. Elle est très inquiète pour Aurélia. Le masque qu’Aurélia avait si souvent porté par le passé a fait de nouveau surface. Pourtant, elle avait cru qu’avec l’aide de Duncan mais surtout celle de Méthos, Aurélia tournerait la page. Ce fut de courte durée. " Que se passe-t-il Aurélia ? Pourquoi ne te confies-tu pas ? De quoi as-tu peur ? " pensa, avec tristesse Stéphy. Seule à la boutique, l’esprit de Stéphy vagabondait, cherchant en vain une explication aux problèmes d’Aurélia.
(Buzz)
Stéphy leva les yeux vers la porte. Un homme entra.
Stéphy : bonjour Duncan ! Comment vas-tu ?
Duncan : j’ai connu mieux !
Stéphy compris très vite l’allusion.
Stéphy : comment va Joe ?
Duncan : nous avons frôlé le pire.
Stéphy resta silencieuse.
Duncan : que nous cachez-vous ?
Stéphy : rien !
Duncan : je ne te crois pas !
Stéphy : c’est à nous de régler cela, Duncan, et à personnes d’autre !
Duncan : vous connaissez la personne en question, n’est-ce pas ?
Stéphy : je ne peux rien dire. Je suis désolée !
Duncan se dirigea vers une chaise et s’assit. Stéphy, surprise, l’observa.
Duncan (voyant le regard stupéfait de Stéphy) : j’attend Aurélia. Il faut que je lui parle.
Stéphy : elle ne travaille pas aujourd’hui.
Duncan : est-elle chez elle ?
Stéphy : je ne crois pas !
Duncan : où est-elle alors ?
Stéphy : je ne sais pas !
Duncan voyait bien que Stéphy mentait.
Duncan : pourquoi me mens-tu ?
Stéphy : je ne peux pas le dire.
Duncan : s’il te plait ?
Duncan s’était levé de sa chaise et s’était dirigé vers le comptoir. Dans ses yeux, l’inquiétude se lisait. Ils suppliaient presque. Devant ce regard, Stéphy fut gênée.
Stéphy : c’est à toi de trouver !
Duncan : aides-moi !
Stéphy : lorsque tu as des ennuies, où vas-tu ?
À cette indication, Duncan fut perplexe.
Stéphy : tu y trouveras Aurélia, je te le jure !
Une lueur éclaira le regard de Duncan.
Duncan : merci, Stéphy !
Stéphy : Duncan !
Duncan : oui !
Stéphy : elle a besoin de toi. Ne lui en veux pas ! Et surtout ne lui dit pas que c’est moi qui t’ai mis sur la voie.
Duncan (avec un petit sourire) : promis !
Lorsque Duncan fut sorti, Stéphy fut soulagée de voir qu’Aurélia ne sera pas seule à affronter ses démons.
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Paris. 10H35.
Église Saint Julien le Pauvre.
Elle reste là, immobile. Elle aurait tellement voulu voir son ami Darius sortir et lui souhaiter la bienvenue. Mais hélas, cela ne se fera plus jamais. Elle était seule, désespérément seule. Et comme à chaque fois, et malgré les années, une grande émotion lui serra la gorge. Après s’être ressaisie, elle entra. Et comme à chaque fois, elle fut submergée de souvenirs. Elle entendait encore la voix de Darius y résonnée. Le silence était serein et reposant malgré la tristesse qui y régnait. Elle s’avança et s’assit sur une chaise.
Aurélia : oh, mon dieu ! Si seulement tu étais là Darius ! J’ai tellement besoin d’aide ! Je ne sais plus quoi faire ! Je ne sais plus quoi penser ! Aides-moi, je t’en pris !
Des larmes coulèrent. Tout comme pour Irèna, de mauvais souvenirs lui étaient également revenus à l’esprit. La douleur se faisait de plus en plus forte. Elle aurait tellement voulu que quelqu’un soit là pour la prendre dans ses bras, pour la consoler. Mais il n'y avait personne.
(Buzz)
Aurélia s’essuya à la hâte ses larmes avant l’arrivé de l’inconnu.
Aurélia (sans se retourner) : j’ignore qui vous êtes. Je ne désire pas me battre. Si vous étiez venu pour cela, allez chercher une autre cible !
Duncan : je ne suis pas venu pour cela. À moins que tu m’y pousses !
Aurélia fut surprise en reconnaissant la voix de Duncan.
Aurélia (toujours sans se retourner) : que fais-tu ici ?
Duncan (en s’approchant d’elle) : aider une amie !
Arrivé à sa hauteur, il s’aperçu que ses yeux étaient larmoyant.
Duncan (en s’asseyant à ses côtés) : que se passe-t-il ?
Aurélia : j’avais besoin de réfléchir !
Duncan : par rapport à ce qui se passe ?
Aurélia : un peu de ça, en effet ! Et d’autres choses également.
Duncan : un de mes amis vivait ici.
Aurélia : je sais !
Duncan (faisant semblant d’être surpris) : ah oui !
Aurélia : j’ai eu la chance de le compter parmi mes amis.
Duncan : j’ignorai ! Il ne me parlait pas de toi !
Aurélia : il était très secret. En tout cas, il me parlait beaucoup de toi !
Duncan : en bien, j’espère !
Aurélia : à ton avis !
Aurélia marqua une pause. L’émotion lui serra de nouveau la gorge. Duncan, voyant ce changement de comportement et comprenant ce qui se passait, prend Aurélia dans ses bras. Celle-ci laissa éclater sa peine. Ils restèrent ainsi un long moment.
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Au même moment.
Le " Blues bar ".
Joe lisait tranquillement les rapports des guetteurs. Aucuns indices accusaient tel ou tel immortel. Car sur les six immortels vivant à Paris, quatre d’entre eux ont une " bonne raison " de vouloir tuer Jack. Mais Joe n’y croyait pas. Pour lui, c’était impossible. Il ne les voyait pas faire une chose pareil ; ni à Jack ; ni, encore moins, à lui. Soudain, la porte s’ouvrit. Joe leva la tête de ses rapports.
Joe : Méthos ! Comment vas-tu ?
Méthos : c’est plutôt à toi que je dois te le demander. Alors, comment vas-tu ?
Joe (en montrant son bras en écharpe) : à ton avis ?
Méthos sourit devant l’attitude de son ami et se dirigea vers le comptoir pour y prendre une bière.
Joe : fais comme chez toi !
Méthos : c’est ce que je fais ! Tu en veux une ?
Joe : non merci !
Méthos s’assit à la même table que Joe. Son silence interpella Joe.
Joe : qu’as-tu ? Quelque chose ne va pas ?
Méthos (évasif) : non, non. Ça va !
Joe : que veux-tu savoir ?
Méthos : tu sais où est Mac ?
Joe : il est aller voir une personne pour trouver des réponses à ses questions.
Méthos : à propos d’Aurélia, je présume ?
Joe : sûrement !
Méthos : d’après toi, vers qui a-t-il été ?
Joe : je n’en sais rien. Il ne m’a rien dit. Je ne vois que Stéphy. À moins qu’il ait été voir soit Gabrielle ou soit Irèna. En tout cas, c’est une des trois !
Méthos : mais toi. Qui irais-tu voir ?
Joe : personnellement, j’irai voir Stéphy. Pourquoi ?
Méthos (en finissant sa bière) : elle pourra peut-être m’aider également.
Joe (surpris) : à quel sujet ?
Méthos (tout en se levant de sa chaise) : à trouver des réponses ! Tu auras besoin de quelque chose ?
Joe : rien à part le nom de celui qui a voulu me tuer !
Méthos quitta le bar en espérant, lui aussi, de comprendre l’étrange comportement d’Aurélia.
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Quelques minutes plus tard.
Boutique d’antiquité.
Stéphy : c’est un bronze datant du XIXème siècle. Les expressions, comme vous pouvez le voir, sont très fines. Je pourrais même dire que ce bronze est vivant. D’après la petite histoire, le modèle est sa fille.
Cliente : très joli ! Pouvons-nous réfléchir ?
(Buzz)
Stéphy : bien sûr ! Prenez votre temps !
Stéphy était anxieuse, mais fut aussitôt soulagée de voir Méthos franchir le seuil de la porte.
Stéphy : bonjour ! Comment vas-tu ?
Méthos : bien. Et toi ?
Stéphy : ça va ! Que puis-je faire pour toi ?
Méthos : sais-tu où se trouve Aurélia ?
Stéphy resta silencieuse.
Méthos : Stéphy !
Stéphy (gênée) : j’ignore où elle se trouve exactement.
Méthos : mais tu as une idée ?
Stéphy : je n’irai pas si j’étais toi !
Méthos : pourquoi ? Duncan est avec elle ?
Stéphy : sûrement !
Méthos : comment l’a-t-il trouvé ?
Stéphy : il a suivi son instinct.
Un silence s’instaura entre eux. Méthos réfléchissait mais ne trouvait pas. Stéphy, voyant que Méthos ne trouvait pas, finit par lui donnait un indice.
Stéphy : lorsque Duncan a des ennuis, où va-t-il ?
Méthos : chez Joe.
Stéphy : à part là, où ?
Une lueur éclaira son regard sombre.
Méthos : je crois avoir trouvé !
Stéphy (en le rattrapant par le bras) : Méthos, pourquoi veux-tu la voir ?
Méthos : Mac t’a donné les siennes ?
Stéphy : oui.
Méthos : je veux qu’elle réponde à mes questions.
Stéphy : lesquelles ?
Méthos : d’une part sur l’affaire en court.
Stéphy : et ?
Méthos : sur nous deux ! Sais-tu quelque chose ?
Stéphy (sur un ton navré) : pas plus que toi ! (tout en lui caressant la joue) Bonne chance !
Un petit sourire fut sa réponse. Lorsque Méthos quitta la boutique, Stéphy savait plus que jamais que quelque chose n’allait vraiment pas chez Aurélia.
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Paris. 11H15.
Église Saint Julien le pauvre.
Duncan et Aurélia sont désormais au jardin qui est situé à côté de l’église. Assis sur un banc, Aurélia lui raconte tout ; du meurtre d’Irèna et de Darius par Horton jusqu’aux tentatives non fructueuses de faire changer d’avis Jacob et sa mort, sans oublier les périodes de deuil.
Aurélia : maintenant, tu peux imaginer ce que je peux ressentir en ce moment.
Duncan : en effet, je te comprends. Puis-je te poser une question ?
Aurélia : bien sûr !
Duncan : qui veut tuer Chapiro ? Et qui a voulu tuer Joe ?
Aurélia : pour Chapiro, cela me regarde. En ce qui concerne Joe, je l’ignore pour l’instant.
Duncan : d’après toi, si je te suis bien, ce n’est pas la même personne ?
Aurélia : non !
Duncan : comment peux-tu certifier une telle chose ?
Aurélia : j’ai confiance en cette personne.
Duncan : comment s’appelle cette personne ?
Aurélia : je suis désolée ! Mais c’est à nous de régler ça !
Duncan : Aurélia !
Aurélia : n’insistes pas ! Disons que c’est une histoire de famille à régler !
(Buzz)
Aurélia : tu attendais quelqu’un ?
Duncan : non. Et toi ?
Aurélia fit signe que non. Duncan était attentif à l’approche de l’inconnue tandis qu’Aurélia se doutait de qui il s’agissait.
Méthos : j’espère que je ne vous dérange pas ?
Duncan : bien sûr que non ! Quelle question !
Méthos (en s’adressant à Aurélia) : puis-je te parler ?
Aurélia : je t’écoute !
Méthos (en regardant Duncan) : en privé !
Duncan (tout en se levant et en s’adressant à Aurélia) : es-tu sûr que tu ne changeras pas d’avis ?
Aurélia : pour l’instant, non ! Au faite. Si tu vois Stéphy avant moi, dis-lui que je ne lui en veux pas !
Méthos et Aurélia furent désormais seuls. Depuis le départ de Duncan, un lourd silence s’était installé. Après une longue inspiration, Méthos brisa le silence.
Méthos : as-tu fais des révélations à Mac ?
Aurélia (sur un ton froid) : si tu es venu pour me parler de ça et en plus en privé, ce n’était pas la peine de te déranger !
Méthos (surpris) : que se passe-t-il, Aurélia ? Je ne te reconnais plus !
Aurélia (sur le même ton glacial) : j’ignorais que l’on se connaissait à ce point ! Et pour ta question, il ne se passe rien de spécial.
Méthos fut hébété d’entendre Aurélia parler ainsi. D’habitude, il n’aurait pas hésité à répliquer ; mais là, ce fut comme un coup de poignard au cœur. Il ne comprenait pas ce qui se passait. Après quelques secondes, Méthos reprit ses esprits.
Méthos : et nous deux dans tout ça ? Que devenons-nous ?
La voix de Méthos était tintée de tristesse. Devant sa réaction, Aurélia sentit son cœur se serrer. Elle n’avait pas imaginé une telle chose, du moins pas à ce point.
Aurélia (sur un ton de plus en plus glacial) : j’ignorais que s’était du sérieux !
Méthos : aurais-tu oublié ce qui s’est passé entre nous ?
Aurélia s’était levée, avait fait quelques pas et tourne désormais le dos à Méthos.
Aurélia (des larmes commencèrent à lui noyer les yeux) : ce n’était qu’une passade, un amusement. Rien de plus !
Méthos : tu me fais marcher ! Non. Tu me testes ! C’est ça ? Tu ne penses pas à un seul mot que tu viens de prononcer.
Un rire cynique se fit entendre. Méthos n’en croyait pas ses oreilles.
Aurélia : détrompes-toi ! Je pense chaque mot !
Aurélia tournait toujours le dos à Méthos. C’était de plus en plus dur pour elle, mais il le fallait.
Méthos : alors, dis-le-moi en face, droit dans les yeux !
Aurélia (les larmes coulaient sur ses joues) : dire quoi ?
Méthos : que tu ne m’aimes pas !
Après s’être discrètement essuyer les yeux, Aurélia prit son courage à deux mains et regarda Méthos droit dans les yeux.
Aurélia : je ne t’aime pas ! Je ne t’ai jamais aimé ! Es-tu satisfait ?
Ce fut le coup fatal. Méthos était anéantis. La douleur fut si forte qu’il croyait mourir. Mais il était bel et bien en vie. Et ce n’était pas un rêve.
Méthos (les larmes lui noyèrent les yeux) : bien. Je crois que nous n’avons plus rien à nous dire.
Aurélia : exact !
Méthos se retourna et quitta le jardin sans un mot, sans se retourner. De sa longue vie, il n’avait jamais connu une telle douleur.
Aurélia (ne retenant plus ses larmes) : j’espère qu’un jour tu me pardonneras ! Je suis navrée, Méthos ! tellement navrée !
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Paris. 18H30.
Le " Blues bar ".
Comme chaque soir, les fidèles remplissent les lieux. Et comme chaque soir, Joe est derrière son comptoir. Duncan, qui venait d’entrer, s’avança vers son ami.
Duncan : tu en fais une de ces têtes ! Que se passe-t-il ?
Aucunes réponses ne vinrent. Mais son regard se dirigea vers une des tables. Méthos y était assis, buvant (une fois n’est pas coutume !) son unième verre de whisky.
Duncan : qu’est-ce qu’il a ?
Joe : je n’en sais rien ! Il est comme ça depuis son arrivé.
Duncan : je vais voir ce qu’il a.
Joe : bonne chance !
Duncan se dirigea vers Méthos. Arrivé à sa hauteur, Duncan eut un mouvement de recul en voyant le visage sans expression de son ami. Il se ressaisit aussitôt.
Duncan : puis-je m’asseoir ?
Méthos désigna une chaise de la main.
Duncan : que se passe-t-il ?
Méthos ne répondit pas. Son regard était plongé dans le fond de son verre.
Duncan : tu n’as pas confiance en moi ?
Devant cette réflexion, Méthos leva les yeux vers son ami.
Méthos : je n’aurai jamais pensé qu’elle me ferait cela !
Duncan (surpris) : de quoi ?
Méthos : elle m’a plaqué !
Duncan : vous vous êtes disputés ?
Méthos (les yeux larmoyant) : non. Je ne comprends pas ce qui s’est passé. Je ne comprends pas pourquoi elle m’a fait ça ! Pourquoi m’a-elle fait ça ?
Duncan : il y a sûrement une raison !
Méthos : qu’importe qu’il ait une raison ou non ! C’est fini. C’est tout ! Du moins pour moi ! Pour elle, ce n’était qu’une passade. Et moi qui me faisais des films ! Quel idiot ! (après avoir vidé son verre) Mac, peux-tu me laisser seul, s’il te plait ?
Duncan : tu en es sûr ?
Méthos : oui. Merci de m’avoir écouté !
Duncan : ça sert à cela les amis !
Duncan se leva et passa affectueusement la main sur l’épaule de son ami. Devant son geste affectueux, Méthos sourit. Puis, il se dirigea de nouveau vers Joe.
Joe : alors ?
Duncan : Aurélia l’a laissé tombé !
Joe (surpris) : sérieux ! Pourquoi ?
Duncan : c’est bizarre ! je ne la connais peut-être pas aussi bien que ses sœurs, mais j’ai l’impression qu’elle cache quelque chose.
Joe : elle ne t’a rien dit !
Duncan : rien qui ne pouvait supposer une telle chose !
Joe : et à propos de notre affaire ?
Duncan : elle sait quelque chose. Mais elle veut s’en occuper.
Un silence rempli d’inquiétudes s’installa. Soudain, un homme entra affolé.
Joe : Jack ! Que se passe-t-il ?
Jack (en larmes) : ma femme... mes filles... elles ont été enlevées, Joe !
Troisième partie.
Paris. Cinquième jour. 9H00.
Le " Blues bar ".
La nuit fut longue. Les recherches furent jusqu’à maintenant stériles. Aucuns indices. Rien pour les aider. L’inquiétude grandit à chaque heure écoulée. Lorsque le téléphone sonne, la peur d’une mauvaise nouvelle se lit dans le regard de chacun. Méthos et Joe étaient assis à la même table, Duncan était accoudé au comptoir. Tandis que Jack faisait les cent pas.
Joe (voulant détendre l’atmosphère) : assieds-toi Jack. Je commence avoir le mal de mer !
Jack : je suis navré ! Pourquoi s’en prend-t-elle à ma famille ?
Duncan : je suis sûr que ce n’est ni Aurélia ni une de ses sœurs !
Jack : comment pouvez-vous dire une chose pareil ?
Duncan : j’ai confiance en elles !
Méthos : et pour Joe ?
Joe : Mac a raison !
Jack : alors qui ?
Duncan : le meilleur moyen de savoir, c’est de les appeler et de leurs demander.
Duncan décrocha le téléphone et composa le numéro du portable d’Aurélia. Après quelques secondes d’attente, une voix se fait entendre.
Duncan : bonjour Aurélia. J’espère que je ne te dérange pas ?
Aurélia : bien sûr que non, voyons ! Que puis-je faire pour toi ?
Duncan : pourrais-tu venir au " Blues bar " avec tes sœurs ?
Aurélia : quelque chose ne va pas ?
Duncan : l’idéal serait de se le dire de vive voix. Alors, vous pouvez venir ?
Aurélia : je vais appeler mes sœurs. Nous serons là le plus vite possible.
Duncan : merci !
Aurélia : peux-tu me donner un indice ?
Duncan : c’est une question de vie ou de mort !
À ces mots, Aurélia resta sans voix.
Aurélia : à plus tard !
Duncan raccrocha.
Duncan : elles vont venir !
Joe : c’est le moment de vérité !
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Paris. 10H05.
Le " Blues bar ".
Jack : elles sont longues ! Je suis sûr qu’elles ne vont pas venir. Je suis persuadé, qu’en ce moment, elles sont entrain de préparer leur fuite.
(Buzz)
Duncan : non, les voilà !
En effet, les Amazones entrèrent. Méthos détourna le regard lorsqu’il aperçut Aurélia.
Aurélia : désolées d’être en retard ! On a eu un contretemps.
Jack (contenant sa rage) : de quel genre ?
Stéphy : professionnel. On attendait une livraison.
Jack : ma famille ? !
Aurélia : un Renoir.
Gabrielle : que se passe-t-il ?
Joe : la famille de Jack a été enlevée hier.
Gabrielle : oups !
Les Amazones se regardèrent.
Duncan : alors ? Vous allez enfin parler ? Quelle est la personne que vous protégez ?
Aurélia : ce n’est pas elle qui a fait cela.
Jack : comment ? Vous osez mentir !
Irèna : c’est la vérité ! Cette personne était avec nous toute la journée d’hier !
Jack : mensonge !
Joe : elles disent la vérité !
Les Amazones sourient devant cette marque de confiance.
Méthos : alors qui ?
Stéphy : on n’en sait rien, pour l’instant !
Jack (en se dirigeant vers la porte) : bien ! Si personne ne fait rien, moi je vais trouver ! Et ça ne va pas traîner !
Joe : Jack !
Mais celui-ci était parti.
Duncan : qu’allez-vous faire ?
Aurélia : éviter le pire !
Joe : vous avez un plan ?
Stéphy : comme toujours !
Aurélia prend son portable et composa un numéro.
Duncan : qui appelles-tu ?
Aurélia : mon ange gardien ! (après quelques secondes d’attente) Salut ! C’est Aurélia !
Kathérina : oh, salut ! Que puis-je faire pour toi ?
Aurélia : une recherche.
Kathérina : à propos de cette histoire ?
Aurélia : oui. Il y a du nouveau !
Kathérina : je viens de l’apprendre !
Aurélia : peux-tu mettre ton grain de sel ?
Kathérina : aucuns problèmes ! Je te rappelle lorsque j’aurais du nouveau !
Aurélia : merci ! à plus tard !
Aurélia raccrocha.
Joe : alors ?
Aurélia : ce n’est plus qu’une question de temps !
Gabrielle : en un mot, il faut être patient !
Irèna : cela ne vous dérange pas si on reste ?
Joe : quelle question idiote !
Stéphy, Gabrielle et Irèna s’assirent à la même table que Méthos et Joe. Tandis qu’Aurélia s’assit aux côtés de Duncan. L’attente commença.
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Paris. 15H30.
Le " Blues bar ".
Le silence, mêlé d’angoisse, régnait. Chacun était resté à leur place. Chacun restait silencieux. Tout le monde s’observait. Méthos est mal à l’aise. Il aurait voulu se lever et lui demander des explications. Car malgré tout, il ne la croyait pas. Ce n’était pas possible. Il voudrait savoir pourquoi. Après mûres réflexions, Méthos se leva et se dirigea vers Aurélia. Tout le monde le suivait du regard.
Méthos : Aurélia, il faut que je te parle !
Aurélia (comprenant où il veut en venir) : est-ce urgent ?
Méthos : oui !
Aurélia : je t’écoute !
Méthos : pouvons-nous sortir ?
Aurélia (tout en se levant) : si tu veux !
Tous deux sortirent du bar. Aurélia observait Méthos intensément. Méthos, quant à lui, lui tournait le dos.
Méthos : pourquoi, Aurélia, pourquoi me fais-tu cela ?
Aurélia : je croyais avoir était claire hier !
Méthos : je ne te crois pas. Tu me caches quelque chose. (il se retourne et la regarde droit dans les yeux) Je le vois dans ton regard que tu me mens ! Je t’en supplie ! Dis-moi que tu m’as menti !
Aurélia : tu es têtu ! On n’a plus rien à se dire !
Méthos : tu en es sûr ?
Aurélia (après une hésitation) : oui !
Méthos : très bien ! J’aurais tout essayé !
Au moment ou il allait rentrer, il s’arrêta net, se retourna, enlaça Aurélia et l’embrassa tendrement. Au bout de quelques secondes, Aurélia se dégagea de son emprise.
Aurélia (tout en le giflant) : arrêtes ! C’est fini ! Que tu le veuilles ou non !
Tous deux rentrèrent devant le regard hébété de leurs amis. Méthos et Aurélia reprirent leurs places respectives. Le silence était toujours présent. Soudain, la sonnerie d’un téléphone portable brisa celui-ci.
Stéphy : c’est le tien Aurélia !
Aurélia s’empara de son portable et décrocha.
Aurélia : MacPherson !
Kathérina : c’est Kathy !
Aurélia : salut ! Quoi de neuf ?
Kathérina : deux choses. La première est que Chapiro vient d’être enlevé. La seconde est que je sais qui a enlevé la famille de Chapiro.
Aurélia : ah, oui ! Racontes !
Kathérina : se sont des guetteurs qui sont derrière tout ça !
Aurélia : comment s’appellent-ils ? Et où sont-ils ?
Kathérina : je l’ignore pour l’instant. Lorsque je le saurais, je te ferais signe.
Aurélia : à propos de l’autre chose ?
Kathérina : c’est Anna !
Aurélia : je te remercie, ma grande !
Aurélia raccrocha. Tout le monde la regardait avec inquiétude. Après une longue inspiration, Aurélia se leva et marcha pour mieux réfléchir.
Joe : alors ?
Aurélia (leur faisant face) : je viens d’apprendre deux choses.
Ducan : la première ?
Aurélia : Jack vient d’être de se faire enlever !
Joe : oh, non ! Qui est-ce, Aurélia ?
Aurélia contempla Irèna avec un regard navré. Irèna comprit aussitôt.
Duncan : comment s’appelle-t-elle ?
Irèna (entre deux sanglots) : Anna. Anna Cavalier. C’est ma tante. Je suis navrée !
Gabrielle (voulant rassurer) : elle ne le tuera pas.
Joe : comment peux-tu le savoir ?
Gabrielle : je le sais ! Cela ne s’explique pas !
Duncan : et pour sa famille ?
Aurélia : ce n’est pas Anna qui est derrière ça !
Méthos : qui ?
Aurélia : encore un groupe de guetteurs qui veulent jouer au " docteur " et mettre tout sur le dos d’Anna. Ainsi, la chasse aux sorcières serait réouverte !
Stéphy : un " Horton " en second !
Gabrielle : il ne manquait plus que ça !
Joe : tu sais où ils sont ?
Aurélia : pas encore. Mais pour Anna, j’ai une idée.
Irèna : et pour " junior ", j’ai également une idée !
Stéphy : alors ? Que fait-on ?
Gabrielle : à votre avis les filles !
Les Amazones se levèrent et se dirigea vers la sortie. Duncan emboîta leurs pas.
Aurélia : que fais-tu ?
Duncan : je viens avec vous !
Joe : moi également ! Et il n’y a pas de mais !
Méthos : je te suis ! Je suis curieux !
Tous sortirent avec le même objectif : sauver des vies !
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Région parisienne. 17H00.
Forêt de Rambouillet.
Duncan : tu es sûr de toi, Aurélia ?
Aurélia : pas vraiment !
Stéphy : c’est une première !
Tous trois marchèrent, attentifs aux moindres indices indiquant leurs présences. Le temps leur manquait. La vie de Chapiro est entre leurs mains. Au bout de dix minutes de marche, ils ressentirent une présence.
Aurélia : les voilà !
Anna se tenait debout, épée en main, devant Chapiro. Quant à lui, il était à genoux, pieds et mains liés. Sa tête reposait sur le sol.
Stéphy : est-ce qu’il est...
Anna : non. Il est juste endormi. (en regardant Duncan) Vous êtes Duncan MacLéod, je présume !
Duncan : c’est exact ! Qui vous a parlé de moi ?
Anna : Irèna et Jacob !
Une immense tristesse se dessine sur son visage. Les larmes commencèrent à lui noyer les yeux lorsque Chapiro se réveilla.
Jack : où suis-je ?
Anna : à ton tribunal !
Le regard de Jack se détourna vers sa droite.
Jack : faites quelque chose !
Anna (tout en levant son épée) : ils ne feront rien ! Justice doit être faite !
Aurélia : tu n’as pas le droit de faire cela, Anna !
Anna : je le dois à mon frère !
Stéphy : as-tu pensé à Irèna ?
À ces mots, Anna abaissa son épée.
Duncan : Stéphy a raison. Et puis, il y a eu assez de morts comme ça !
Aurélia : et elle n’a plus que toi !
Jack (en s’adressant à Anna) : où est ma famille ?
Anna (surprise) : comment ça ?
Stéphy : on a enlevé sa famille hier !
Anna : je n’ai rien fait !
Aurélia : nous le savons. Quelqu’un en a profité pour remettre au goût du jour la " chasse aux sorcières " !
Anna : je vois !
Jack : vous osez accuser des guetteurs d’avoir enlevé ma famille ! C’est du n’importe quoi !
Duncan : et pourtant ! C’est la vérité, Chapiro !
Un lourd silence s’abattit comme une chape de plomb. De longues minutes s’écoulèrent ainsi. Soudain, la présence de trois immortels se fait sentir.
Jack : Joe ! Où est ma famille ?
Joe : en sécurité. Tout le petit monde va bien !
Duncan : et les responsables ?
Gabrielle : morts !
Duncan, Aurélia et Stéphy la regardèrent avec étonnement.
Gabrielle : légitime défense !
Irèna (en s’adressant à Anna) : tout est terminé ! Laisse-le partir ! S’il te plait ! Fais-le pour moi ! Lui aussi a assez souffert comme ça !
Anna : tu as raison. Je suis navrée !
Anna s’avança vers Jack et le délivra de ses liens.
Anna : vous pouvez partir.
Jack se leva et se dirigea vers Joe. Après un rapide coup d’œil à ses amis, Joe emmena Jack à sa voiture.
Anna (aux Amazones) : j’espère qu’un jour vous me pardonnerez !
Gabrielle : bien sûr, voyons !
Stéphy : nous te comprenons très bien !
Aurélia : ce n’est pas parce que je n’aime pas cet endroit, mais si on rentrait. Je crois qu’une bouteille nous attend, les filles !
Irèna : excellente idée ! Vous venez avec nous, messieurs ?
Méthos : je suis navré ! J’ai quelque chose à faire.
Stéphy : et toi, Duncan ?
Duncan : pourquoi pas !
Aurélia : très bien ! On y va ?
Anna, Irèna et Gabrielle partirent les premières. Stéphy les suivit. Méthos restait à la même place.
Duncan : tu viens ?
Méthos : j’arrive !
Duncan : tu viens, petite sœur ?
Aurélia : je te suis !
Méthos et Aurélia s’observèrent. Elle lisait dans son regard une peine immense. Une partie d’elle voudrait se jeter dans ses bras et lui dire qu’elle ne pensait pas un mot, qu’elle l’aimait comme elle n’a jamais aimé. " Non, Aurélia ! Tu ne peux pas ! Tu ne peux plus reculer ! Avec le temps, il oubliera ! " pensa-t-elle. Après quelques secondes plongées dans son regard, Aurélia détourna le sien et alla rejoindre Duncan. Seul, les yeux clos, Méthos se jura de ne plus jamais tomber amoureux.
Fin !
