Le pardon.
(premier épisode)
Par Sandrine
Note : ceci est une suite, du moins pour les personnages, à ma première histoire. Celle-ci sera peut-être composée de deux épisodes. Vos commentaires sur cette histoire me feront extrêmement plaisir. S’il vous plait, soyez indulgents ! ;)
Cette histoire a un lien avec trois épisodes de la série Highlander : " La traque. ", " Le jour du jugement. " et " Minuit moins une. ".
Cela se déroule six semaines plus tard par apport à ma première histoire.
Style : aventure. (tout public.)
Distribution : Méthos, Duncan MacLeod, Joe Dawson, les Amazones, Anna, des guetteurs (à vous de voir qui c’est ! !) et d’autres personnages moins importants. (même si tous les personnages sont importants !)
Disclaimer : ceux que vous reconnaissez appartiennent à Rysher : Panzer-Davis.
Les autres personnages sont à moi. Je les ai crées de toutes pièces. Si vous souhaiter les utiliser dans une de vos histoires, merci de me le demander.
Émail : RdSRodr@aol.com
Résumé : la vengeance aveugle toutes personnes de bonne volonté. (c’est de moi !)
***** = un passage sans importance n’est pas raconter, on avance dans le temps.
+++++ = flash-back, retour dans le passé.
##### = retour au présent.
Bonne lecture !
" Un homme a toujours le droit de se venger, si peu que ce soit ; la vengeance est bonne pour le caractère ; d’elle naît le pardon. " Graham Greene (le fond du problème.).
Première partie.
Paris. Premier jour. 10H15.
Boutique d’antiquité.
Aurélia : c’est une toile d’une grande sensibilité. L’artiste y décrit avec justesse la tristesse et la compassion de son œuvre sans la surcharger. Lorsque je l’ai vu, j’ai pensé immédiatement à vous !
M. Clément : en effet ! C’est une très belle toile ! Qu’en penses-tu ma chérie ?
Mme Clément : je suis tout à fait d’accord avec toi !
M. Clément : que faisons-nous, ma chérie ?
Aurélia contemplait avec tendresse ce couple. " Ils doivent être mariés depuis au moins 30 ans ! Comme je les envie ! " pensa-t-elle. Un sourire mélancolique se dessinait sur son visage.
Mme Clément : mlle MacPherson ? !
Aurélia : excusez-moi ! Vous disiez ?
Mme Clément : avez-vous des ennuis ?
Aurélia : non. En vous voyant, je pensai à quelqu’un.
M. Clément (avec un large sourire) : il en a de la chance ! En ce qui concerne la toile, nous la prenons.
Aurélia : vous avez fais un très bon choix ! Suivez-moi, je vais vous donner les papiers d’authenticité.
Aurélia, suivie de ses clients, allèrent vers le bureau où est installée Stéphy. Après avoir signé des documents et payé leur achat, Aurélia et Stéphy saluèrent chaleureusement leurs clients.
Stéphy : et une de plus ! Il va être content le grand chef !
Aurélia : oui ! C’est sûr !
Aurélia et Stéphy arrangèrent la boutique avant l’arrivée imminente de leur patron.
(Buzz)
Stéphy : tu attendais quelqu’un ?
Aurélia : non. Et toi ?
Toutes deux se regardèrent. Elles étaient sur leur garde. Deux personnes entrèrent.
Gabrielle : salut les filles !
Irèna : comment allez-vous ? Vous en faites une tête !
Aurélia : le téléphone sert pour prévenir les gens de leur arrivée !
Gabrielle : désolées ! On voulait vous faire une surprise !
Stéphy : réussie !
Toutes quatre se saluèrent.
Stéphy : ta mère n’est pas venue ?
Gabrielle : non. Il y a des travaux à la boutique.
Irèna : nous sommes en vacances forcées !
Aurélia : c’est bien çà ! Vous en avez de la chance !
Gabrielle : c’est vrai ! C’est génial ! Il devrait avoir plus de travaux !
Irèna : on a appris quelque chose tout à l’heure.
Aurélia : ah oui ! Quoi ?
Gabrielle : Joe est propriétaire d’un bar à Paris.
Stéphy : sérieux !
Irèna : oui. C’est le " blues bar ".
Aurélia : et il est ici ?
Irèna : d’après nos sources, oui.
Stéphy : c’est génial ! On aura qu’à nous y rendre ce soir !
Gabrielle (tout en observant Aurélia d’un œil malicieux) : Méthos y sera peut-être !
Aurélia : s’il était à Paris, il aurait déjà passé !
Stéphy (sur un ton moqueur) : c’est peut-être une grand timide !
Aurélia : brève de bavardages ! On a du travail qui nous attend !
Stéphy : malheureusement ! On a un tel rangement à faire qu’on ignore par où commencer. Et en plus, on a une exposition à préparer !
Aurélia (en taquinant ses deux petites sœurs) : tout le monde n’est pas en vacances forcées !
Gabrielle (en faisant semblant de n’avoir rien entendu) : on vient vous chercher ?
Aurélia (en souriant) : oui. On sera sûrement encore ici !
Irèna : vous êtes courageuse ! C’est bien çà !
Gabrielle (tout en riant) : ok ! Alors à ce soir !
Stéphy : à ce soir !
Gabrielle et Irèna sortirent de la boutique.
Stéphy : je sens que l’on va bien s’amuser ce soir !
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Paris. 15H30.
Le " Blues bar ".
Le calme règne. Joe effectue ses comptes, classe ses factures avec une grande minutie. Méthos, quant à lui, buvait sa unième bière tout en lisant un livre sur la philosophie de la période antique. Joe, voyant Méthos si concentré, ne put s’empêcher de rire. Comprenant cette moquerie, Méthos fit semblant de n’avoir rien entendu.
Joe : tu n’as décidément aucun sens de l’humour !
Méthos : si, mais il est diffèrent du tien !
Joe : alors, il est très diffèrent !
Tous deux se mirent à rire comme deux enfants. Une complicité les liait. Malgré certaines divergences et certains évènements du passé (notamment celui de Méthos) ; leur amitié était plus forte que tout. Tout comme celle qui existe entre Duncan et Joe ; et également entre Méthos et Duncan. Sans qu’ils ne s’aperçoivent, la présence et l’amitié d’un sont nécessaire pour l’autre. C’est presque vital. Même si Méthos ne veut pas l’admettre ouvertement.
Méthos : dis-moi Joe, as-tu des nouvelles de Mac ?
Joe : oui. Il est à Londres pour affaires.
Méthos : il va venir ensuite à Paris ?
Joe : je n’en sais rien. Pourquoi ?
Méthos : dernière nouvelle, sa cousine vit ici.
Joe (amusé) : laquelle ?
Méthos : Aurélia, idiot !
Joe : je ne suis pas si idiot que çà ! Je voulais juste voir ta réaction ! Pourquoi ne vas-tu pas la voir maintenant ? Tu as peur qu’elle te jette dehors ou de la voir dans les bras quelqu’un d’autre ?
Méthos : non !
Joe : tu as peur de t’attacher vraiment à elle, n’est-ce pas ?
Méthos : je crois que c’est trop tard !
Joe : alors quoi ?
Méthos : j’ai peur de souffrir. J’ai peur de la perdre. J’ai trop souffert à la mort d’Alexa. Je ne veux revivre çà !
Les larmes lui noyèrent les yeux. Malgré les années, cela lui était encore très dur.
Joe : et de son côté ? Tu lui as demandé ?
Méthos : non. D’après toi, que pense-t-elle ?
Joe : elle a peut-être autant peur que toi. Après tout ce qu’elle a vécu en si peu de temps. Elle a besoin de toi ; autant que toi, tu as besoin d’elle.
Les paroles de Joe le rassuraient.
Méthos : tu as raison. Pour une fois, je vais t’écouter.
Joe (sur un ton moqueur) : excuses-moi, je n’ai pas terminé. J’ai du travail, moi !
Méthos : ok ! À plus tard !
Méthos allait sortir du bar lorsqu’un homme effrayé entra. Méthos fut surpris de voir qui était rentré. Joe tournait le dos à cet homme.
Joe : désolé, l’ami ! Le bar est fermé ! Revenez plus tard !
L’homme : je ne suis pas venu pour consommer, Joe. J’ai besoin d’aide !
La voix lui était familière. Joe se retourna.
Joe : Jack ! Quelle surprise ! Cela fait longtemps que l’on s’est vu ! Que puis-je faire pour toi ?
Jack : comme je viens de le dire, j’ai besoin d’aide !
Méthos : comment çà ?
Jack : on veut me tuer !
Joe : allons donc ! Qui oserait faire une chose pareil ?
Jack : je n’en sais rien ! Cela fait plusieurs semaines qu’il me poursuit. Je dis " il ", mais j’ignore qui veut me tuer !
Joe n’avait jamais vu son ami ainsi. Il était livide. La peur se lisait dans son regard. La barbe le vieillissait et accentuait la frayeur sur son visage. Il n’exagérait donc pas.
Joe : assieds-toi, je vais te servir un verre. Je vois que tu en as besoin.
Jack : tu as raison. Merci !
Jack s’exécuta. Méthos, du coup, resta pour écouter son histoire.
Joe (tout en remplissant les verres) : je croyais que tu devais voir quelqu’un, Adam ?
Méthos : cela attendra.
Joe : vas-y, Jack. dis-nous tout !
Jack observait Méthos d’un œil interrogateur.
Joe : tu peux parler devant lui. J’ai une grande confiance en son égard.
Méthos : merci, Joe. C’est très gentil de ta part !
Jack (tout en s’asseyant) : bien. Tout a commencé il y a environ six semaines. Au début, ce fut des coups de téléphone anonymes, de jour comme de nuit.
Méthos : cette personne disait quoi ?
Jack : rien. Elle raccrochait aussitôt !
Joe : ensuite !
Jack : puis, ce fut le tour des lettres, de plus en plus menaçantes. Ces lettres menacent ma famille. Cette personne veut.....
Jack ne put terminer sa phrase tant que l’émotion était forte. Le silence, qui s’était abattu, était plein de compassion.
Jack : et depuis quelques jours, j’ai l’impression d’être suivi.
Joe : et tu n’as pas vu à quoi ressembler cette personne ?
Jack : non. Je suis désolé ! Plus çà va, plus j’ai la trouille ! Il faut que tu m’aides, Joe ! Que tu nous aides ! Je t’en supplie !
Joe : que veux-tu que nous fassions ?
Jack : c’est sûrement un immortel qui veut ma peau. Tu devrais demander de surveiller encore plus et de faire un rapport toutes les heures, si nécessaire, sur les immortels qui se trouvent à Paris et sa banlieue.
Joe : je vais faire cela tout de suite.
Méthos : en ce moment, où êtes-vous ?
Jack : nous sommes à l’hôtel.
Joe : ta famille et toi devraient venir chez moi. C’est peut-être petit, mais on va s’arranger !
Jack : c’est généreux de ta part, Joe. Merci !
Joe : remercie-moi quand tout cela sera terminé. D’accord !
Jack termina son verre, paya sa consommation malgré les refus de Joe et parti, soulagé d’avoir parlé à un ami, vers sa cachette.
Méthos : par quoi vas-tu commencer ?
Joe : je vais téléphoner aux guetteurs que je connais dans le coin. Et toi, vas voir Aurélia.
Méthos : plus tard ! Je vais t’aider. Et ne discutes pas ! On ira plus vite à nous deux !
Joe : que vas-tu faire ?
Méthos : je vais faire la liste de tous les guetteurs que tu ne connais pas et je vais les appeler.
Joe : d’accord ! On commence ?
Méthos : on commence !
Les recherches commencèrent.
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Paris. 20H30.
Le " Blues bar ".
Une fois de plus, le bar était complet. Pour les amoureux de la musique, le " Blues bar " était devenu un lieu incontournable de la capitale. Le bouche à oreille avait merveilleusement bien fonctionné. Malgré cela, Joe restait tranquille derrière son comptoir à discuter avec les fidèles du bar. Soudain, un rire lui fit attirer son attention. C’était le rire de Gabrielle. Joe était heureux de voir les Amazones en ses murs. " Enfin une éclaircie dans ma journée ! " se dit-il.
Joe : mesdemoiselles, bonsoir ! Comment allez-vous ?
Gabrielle : à merveille Joe ! Et vous ?
Joe : çà va ! Une petite rectification !
Stéphy : laquelle ?
Joe : vous pouvez me tutoyer. Après tout, nous sommes amis, non ?
Aurélia : on va essayer !
Irèna : on ne promet rien !
Ils se mirent à parler de choses et d’autres. L’ambiance était détendue. Un lien presque familial les unissait. Au bout d’une bonne demi-heure de fous rires, un silence étrange s’installa. Aurélia aperçu une lueur d’inquiétude dans le regard malicieux de son ami.
Aurélia : qu’y a-t-il Joe ? Des ennuis ?
Joe (gêné) : non. Pourquoi ?
Stéphy : tu peux tout nous dire, tu sais !
Joe : c’est gentil, merci. C’est bon à savoir.
Irèna : alors ?
Joe : alors quoi ?
Gabrielle : quel est le problème de ton ami ?
Joe (surpris) : pourquoi me dis-tu cela ?
Aurélia : si tu avais des ennuis, Duncan serait là.
Stéphy (tout en regardant Aurélia) : ainsi que ce très cher Méthos !
Aurélia : et inversement, si c’était Duncan qui avait des ennuis, Méthos et toi seraient auprès de lui en ce moment même !
Gabrielle : et si Méthos avait des ennuis, on le saurait. On sait toujours tout !
Joe : vous vous faites des films !
Irèna : et si on insiste ?
Joe : je ne vous dirai rien ! Bien sûr, si j’ai des ennuis !
Aurélia : bien sûr ! Dans ce cas, on abandonne ! Du moins, pour l’instant !
Gabrielle : que fait Méthos ? Il est à Paris ?
Joe : oui.
Gabrielle : il ne vient pas ?
Joe : je n’en sais rien !
Aurélia (voulant changer de conversation rapidement) : as-tu des nouvelles de Duncan ?
Joe : oui. Il est à Londres en ce moment. Il a appelé tout à l’heure. Il m’a chargé, si je vous voyais, de vous embrasser.
Aurélia : et il pense revenir quand ?
Joe : dans quelques jours.
(Buzz)
Gabrielle (avec un regard malicieux en direction d’Aurélia) : tiens, voilà Roméo !
En effet, Méthos apparut à l’entrée du bar. Il fut agréablement surpris d’y voir les filles ici, mais surtout d’y trouver son Aurélia.
Méthos : bonsoir !
Irèna : bonsoir ! Comment vas-tu ?
Méthos : très bien ! Cela fait longtemps que vous êtes ici ?
Aurélia : assez longtemps pour voir que Joe a des soucies !
Joe n’insista pas. Méthos le scruta avec interrogation.
Joe (avec ironie) : je ne dirai rien, même sous la torture !
Stéphy : il est aussi têtu qu’une mule !
Méthos : je suis tout à fait d’accord avec toi ! Dites-moi, que faites-vous en ce moment ?
Gabrielle : nous sommes en vacances forcées. Ma mère effectue des travaux à la boutique.
Aurélia : et nous, nous sommes débordées ! (en regardant sa montre) Oups ! D’ailleurs, il faudrait qu’on rentre, petite sœur !
Méthos (sur un ton triste) : déjà ! Pourquoi être aussi pressé ?
Aurélia : on doit se lever à l’aube demain !
Méthos : oh ! Quel dommage !
Irèna : rassurez-vous, messieurs, nous allons rester vous tenir compagnie !
Joe : c’est très gentil, merci !
Aurélia : bon ! Je vous souhaite une bonne soirée ! Et à une prochaine !
Stéphy : salut !
Méthos (toujours sur un ton triste) : bonsoir.
Joe : bon courage pour demain !
Aurélia et Stéphy (en cœur) : merci Joe !
Les deux sœurs quittèrent le bar sans se retourner.
Méthos : Aurélia me fuit-elle ?
Gabrielle : non. Pourquoi penses-tu une chose pareille ?
Méthos : son excuse !
Irèna : c’est vrai ! Elles ont une pile de dossiers à remplir et elles doivent préparer une exposition. Elle ne t’a pas menti !
Joe (en s’adressant à Méthos) : tu veux une bière ?
Méthos : oui, s’il te plait !
Joe (moqueur) : ne fait pas cette tête ! Tu la reverra ton Aurélia !
Gabrielle et Irèna sourirent devant cette réflexion. Soudain des applaudissements attirent leur attention. Un nouveau groupe allait jouer pour la première fois chez Joe. Un silence religieux y régna. Joe, Gabrielle et Irèna écoutaient avec intérêt ce groupe prometteur tandis que Méthos pensait à Aurélia.
Deuxième partie.
Paris. Deuxième jour. 8H00.
Boutique d’antiquité.
Le temps était calme ce matin, tout comme les conducteurs (pour une fois !). Une belle journée s’annonçait. À la boutique, un silence serein y régnait. Aurélia et Stéphy étaient plongées dans leurs dossiers. Une longue journée les attendait. Stéphy, étonnée du silence d’Aurélia, leva la tête et la détailla. Quelque chose n’allait pas, mais quoi ?
Stéphy : cela fait un peu plus d’une heure que nous sommes ici et tu n’as absolument rien dit ! Qu’y a-t-il ? Tu me fais la tête ?
Aurélia leva la tête et l’observa avec étonnement.
Aurélia : non. Tu sais bien que je ne fais jamais la tête !
Stéphy : alors que ce passe-t-il ?
Aurélia : je n’en sais rien !
Stéphy : tu as été brève avec Méthos hier soir. Tu veux qu’il te laisse tomber ou quoi ?
Aurélia : c’est le brouillard de ce côté là !
Stéphy : tu as peur ?
Aurélia : tu as peur de quoi ?
Stéphy : je n’en sais rien ! À toi de me le dire !
Aucunes réponses ne vinrent. Aurélia se dirigea vers la cafetière. Toutes deux étaient à l’arrière boutique. Le café embaumait la pièce. Elle versa le café fumant dans deux tasses et passa l’une d’entre elles à Stéphy. Le silence repris le dessus. Après avoir bu son café, Stéphy brisa le silence.
Stéphy : d’après toi, quel est le problème de Joe ?
Aurélia : un problème de guetteur !
Stéphy : en tout cas, on dirait que cela est sérieux.
Aurélia : que suggères-tu ?
Stéphy : faire parler Joe. Après tout, c’est notre ami !
Aurélia : ensuite ?
Stéphy : ensuite, on l’aide de notre mieux !
Aurélia regarda sa montre. 8H30.
Aurélia : il faut vite se remettre au travail. Le grand chef ne va pas tarder à arriver !
Stéphy : je vais ouvrir la boutique. En tout cas, grande sœur, il faudra que nous parlions de Méthos. Je ne voudrais pas que tu passes à côté du grand bonheur.
Aurélia : merci, c’est gentil de t’inquiéter pour moi ! Mais cela va aller. Je te le promets !
Stéphy : taratata ! ! Je vais comme même d’aider ! Chacun son tour !
Aurélia resta seule avec ses pensées. La simple idée du grand bonheur l’effrayait.
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Paris. 10H00.
Le " Blues bar ".
Jack : merci de nous accueillir chez toi, Joe.
Joe : il n’y a pas de quoi. Les amis c’est fait pour cela !
Jack : tu as des nouvelles ?
Joe : non. Pas pour l’instant !
Les réponses de Joe étaient évasives. Il était préoccupé.
Jack : qu’y a-t-il ?
Joe : rien !
Jack : ne me mens pas !
Joe : je déteste mentir à mes amis !
Jack : MacLéod ?
Joe : non, pas lui. Il est à Londres en ce moment. Il ne sait rien. Je ne lui ai rien dit.
Jack : alors à qui ?
Joe : à des jeunes personnes que j’estime beaucoup. Elles ont confiances en moi. Et moi, je leurs mens.
Jack : ce sont des immortelles ?
Joe : oui.
Jack : ne leurs dis rien ! Tu entends ! On ne sait jamais !
Joe : se sont des jeunes femmes honnêtes.
Jack : il n’y a pas d’honnêteté chez eux ! Il faut se méfier d’eux, Joe ! Sinon, c’est notre mort à tous !
Joe : tu exagères, Jack ! Ils ne sont pas tous semblables !
Jack : et celui qui veut me tuer est un saint alors ? !
Joe : je n’ai pas dit cela, Jack !
Une grande nervosité venait de se créer entre eux. Depuis l’affaire Galati, les deux hommes n’avaient plus la même harmonie entre eux. Jack mettait tous les immortels dans le même panier. Ils étaient, pour lui, tous des assassins, une menace pour tous les innocents. Alors que Joe avait une autre opinion. D’accord, il y a des assassins parmi eux. Mais ce n’est qu’une partie d’entre eux. Les autres immortels sont pacifistes, d’autres aident même la justice en démasquant les vrais coupables. C’est le cas, entre autres, de Duncan MacLéod.
Jack : tu ne changeras pas !
Joe : toi, non plus !
Soudain, la porte s’ouvrit. Un homme entra.
Joe : bonjour Adam !
Méthos : bonjour Joe ! M. Chapiro !
Jack : Pierson ! Du nouveau ?
Méthos : cela avance !
Joe : racontes-nous !
Méthos défit son pardessus, prit une chaise et s’assit vers ses deux interlocuteurs. De sa poche, il sort une feuille de papier soigneusement pliée.
Méthos : nous avons rassemblé tous les noms des immortels qui de trouvent à Paris et sa région. Il y a en tout 50.
Jack : rien que çà !
Méthos : nous avons éliminé cependant 20 d’entre eux.
Joe : pourquoi ?
Méthos : ils sont soit prêtres ou bonnes sœurs. Pour la plupart d’entre eux, pour ne pas dire tous, ils ne se battent plus depuis des siècles. Certains même ne sortent même plus de leurs lieux saints.
Jack : ensuite !
Méthos : 20 d’entre eux vivent en grande banlieue et on une vie bien chargée.
Jack : l’assassin fait peut-être partie de ce groupe !
Méthos : non. D’après leurs guetteurs, aucuns d’entre eux n'ont quitté leurs domiciles ces dernières semaines.
Joe : et les 10 autres ?
Méthos : là, il faut approfondir. Nous connaissons l’identité de six d’entre eux. Pour les autres, j’attends.
Jack : qui sont-ils ?
Méthos (gêné) : les six sont, en ce moment, à Paris même ; dont trois vivent à Paris. Alors, il y a Aurélia MacPherson, Stéphy MacGrégor, Gabrielle Jefferson, Irèna, Anna Cavalier et un prêtre.
Jack : Irèna comment ?
Méthos : je ne sais pas !
Jack : vous en êtes sûr !
Joe : dis-lui !
Méthos : Irèna Galati.
Jack : il avait une fille ! Je suis sûr que c’est elle, Joe ! J’aurai du m’en douter depuis le début !
Joe : ne dis pas de sottises ! Après tout, tu ignores même si c’est un immortel !
Jack : j’en suis sûr que c’est un immortel !
Jack sorti une lettre de sa veste et la tendit à Joe, surpris, de son assurance.
" Au nom des miens, je te pourchasserai, qu’importe le nombre d’années qui s’écoulera, jusqu’au bout du monde ! Au nom de la justice, je te jugerai pour tes fautes ! Prends garde à toi et aux tiens ! "
Un silence lourd et rempli de questions s’était abattu comme une chape de plomb.
Méthos : en effet ! Mais cela ne prouve pas la culpabilité d’Irèna !
Jack (sur un air décidé) : pour moi, si !
Joe : tu l’as reçue quand ?
Jack : ce matin. Elle était sur le pare-brise de ma voiture.
Joe : ne t’inquiètes pas. Cette personne ne te fera rien ; n’y a toi, ni à ta famille. On agira avant elle.
Méthos (surpris) : tu es bien sûr de toi !
Jack : que vas-tu faire ?
Joe : ne t’occupes pas de çà ! Bon ! Je ne sais pas pour vous, mais moi j’ai une petite soif !
Jack : à cette heure ! Ce n’est pas raisonnable !
Joe : et oui ! Je sais !
Joe sorti deux verres, une bouteille de pur Malt et, bien sûr, une bière.
Joe (en levant son verre) : à la vôtre, mes amis !
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Paris. 16H30.
Le jardin du Luxembourg.
Le soleil brillait. Aucuns nuages gâchaient ce ciel si bleu. C’est une journée idéale pour flâner. Gabrielle et Irèna adorent venir, lorsqu’elles sont à Paris, dans ce jardin. Le silence des lieux est apaisant. Lorsqu’elles étaient au lycée et à l’université, les quatre sœurs venaient étudier ici lorsque le temps le permettait. De nombreux souvenirs s’y trouvaient.
Gabrielle : tu te souviens les révisions du BAC. Nous avons plus souvent ri que révisé !
Irèna : et malgré cela, nous l’avons eu notre BAC !
Gabrielle : on a eu de la chance !
Irèna : tu parles pour toi !
Toutes deux se mirent à rire. Elles parlèrent ensuite de travail, ce qu’elles allaient faire durant ce séjour. Soudain, une présence d’un des leurs les arrêta net. Une femme, de corpulence fine et élancée, s’arrêta à quelques mètres des deux Amazones. Sa chevelure, châtain foncé, lui donnait des airs d’une espagnole. Irèna n’en croyait pas ses yeux. Gabrielle fut stupéfaite de la réaction de sa petite sœur.
Gabrielle : tu l’as connais ? Qui est-ce ?
Irèna (avec un sourire radieux) : elle s’appelle Anna. Et oui, je la connais. C’est ma tante !
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Printemps 1975.
Quelque part en Europe.
Irèna première du nom : quelle belle journée ! J’adore cette période de l’année !
Jacob : moi également, ma chérie ! Et ce décor te rend encore plus belle !
Jacob se pencha vers sa bien-aimée et lui glissa quelques mots doux à son oreille. Ceux-ci la font rougir. Jacob sourit devant cette réaction. Ils ressemblaient à un " jeune couple ". Devant eux, une petite fille jouait avec un cerceau. Ses rires ramenèrent ce " jeune couple " à la réalité.
Irèna : fais attention, ma puce. Tu vas te faire mal !
La petite Irèna : d’accord maman !
La petite famille se promenait tranquillement dans la forêt. Lorsque la présence d’un immortel se fait sentir. Irèna et Jacob s’arrêta net tandis que leur petite fille continuait à marcher devant eux.
Jacob : vas prendre la petite !
Irèna s’exécuta, effrayée à l’idée d’un duel et que son petit ange assiste à un duel ou qu’elle soit blessée.
Jacob : Anna ! Tu n’as pas honte, petite sœur !
Anna : désolée, mon frère ! Je ne voulais pas vous effrayer !
Tous deux tombèrent dans les bras de l’un de l’autre. Irèna était soulagée. Mais leur fille était perplexe. Voyant la réaction de sa fille, Jacob procéda à la présentation.
Jacob : ma chérie, je te présente ta tante Anna. C’est ma petite sœur. Anna, j’ai l’honneur de te présenter notre fille, Irèna.
Anna : mon dieu, comme tu as grandi ! Et tu es aussi belle que ta chère maman ! Je suis persuadée que nous allons bien nous entendre toutes les deux !
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Anna : je suis si heureuse de te revoir ma chérie !
Anna serrait Irèna dans ses bras. Une joie immense se faisait sentir.
Irèna : depuis combien de temps es-tu à Paris ?
Anna : pas très longtemps ! Et toi ?
Irèna : cela fait deux jours que nous sommes ici. Oups ! (en voyant Gabrielle en retrait) Je deviens mal élevée. Anna, je te présente Gabrielle, une de mes meilleures amies. Gabie, je te présente ma tante Anna.
Anna : je suis enchantée de faire ta connaissance. Irèna m’a parlé de toi dans ses lettres.
Gabrielle : je suis également enchantée de faire votre connaissance ! (en regardant en direction d’Irèna) Petite cachottière ! Tu n’as pas honte ! Aurais-tu d’autres secrets de ce genre par hasard !
Irèna : je dois l’avouer ! Et puis je ne suis pas la seule.
Gabrielle (gênée) : c’est vrai ! Et que faites-vous à Paris ?
Anna : j’ai une affaire à régler.
Irèna (inquiète) : de quel genre ?
Anna : qu’importe ! Ce sont nos retrouvailles ! Je veux tout savoir !
Toutes trois parlèrent des évènements qui les ont marqués ces dernières années. Le temps semblait s’être suspendu.
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Paris. 18H30.
Près de " Blues bar ".
Aurélia : j’ai hâte de la connaître !
Irèna : j’aurai bien voulu vous la présenter ce soir ; mais, malheureusement, elle avait quelque chose de prévu. Elle nous a données rendez-vous demain soir pour se faire pardonner.
Stéphy : je présume qu’elle va mettre les petits plats dans les grands.
Irèna : comment as-tu deviné ?
Gabrielle : je crois que c’est de famille, ma grande !
Aurélia : je ne veux pas vous contredire mais c’est à mon tour d’inviter ! Et pas de discutions ! C’est un ordre !
Stéphy : oui chef !
La joie de vivre et d’être ensemble étaient si palpables et presque indécentes que les gens qui les croisaient sur leur route se retournaient, surpris, d’une telle symbiose. Elles sont inséparables. De caractères pourtant différents, elles sont néanmoins complémentaires. Toutes les quatre se dirigeaient vers le " Blues bar ".
(Buzz)
Stéphy : tiens, Joe n’est pas seul !
À peine rentrées à l’intérieur, le bonheur qui irradiait les rues de Paris il y a à peine quelques secondes venait de disparaître.
Joe : bonsoir les filles !
Aurélia (sur un ton froid) : Joe ! Pierson !
Joe : je vais faire les présentations.
Stéphy : ce n’est pas la peine, Joe. Nous savons qui c’est.
Irèna restait éloignée. Mais Jack l’aperçu.
Jack : vous ! C’est vous ! C’est elle Joe qui veut me tuer !
Gabrielle : calmez-vous l’ami ! Vous êtes entrain d’accuser injustement ma petite sœur !
Jack : non ! Je désigne un coupable ! Joe, j’en suis sûr que c’est elle !
Aurélia : stop ! Que se passe-t-il ? (après quelques secondes de raisonnement) Ah ! Je vois ! C’est çà ton problème, Joe !
Méthos : on veux le tuer.
Stéphy : et il accuse Irèna ! Mais vous êtes complètement fou !
Jack : non, je suis réaliste !
Aurélia : Irèna ne ferait jamais une chose de ce genre.
Jack : alors qui ? Vous ? (en désignant Gabrielle du doigt)
Aurélia (tout en s’avançant vers lui) : si une personne, et j’ai bien dit si, une personne de cette assemblée aurait l’audace de vous tuer sans aucuns remords, ce serais moi !
Méthos et Joe furent estomaqués de la réponse d’Aurélia. Une haine indescriptible se lisait sur son visage.
Jack : je ne vous crois pas ! Vous n’oserez jamais ! Surtout devant témoins !
Aurélia : ah, oui ! Vous en êtes si sûr !
Aurélia lui tournait maintenant le dos. Méthos, Joe et Jack s’attendaient à quelque chose. D’un geste vif et rapide, Aurélia sorti son katana, le dirigea vers la gorge de Jack et l’arrêta net. Tous trois furent effrayés de son geste. Ses sœurs, quant à elles, ne furent pas surprises.
Aurélia : alors ! On ne me croit toujours pas capable !
(Buzz)
Stéphy : vous attendez quelqu’un ?
Méthos (encore sous le choc) : non. Et vous ?
Tout ce petit monde regarda en direction de la porte, excepté Aurélia. Un homme grand, brun et athlétique entra.
Joe : Mac ! Quelle surprise ! Je croyais que tu devais rentrer qu’en fin de semaine.
Duncan : il y a eu un changement de dernière minute. Et on dirait que j’ai bien fait de rentrer ce soir ! Que se passe-t-il ici ? (en s’adressant à Jack) Et vous, que faites-vous ici ? Et toi, Aurélia, que fais-tu ?
Aurélia retira son katana de la gorge de son " adversaire " et le remit sous son manteau. Un silence lourd prit place.
Duncan : j’ai posé une question ! Quelqu’un aurait l’amabilité de me répondre ?
Aurélia : Joe te répondra !
Un seul regard vers ses sœurs fut suffisant. Toutes quatre se dirigèrent vers la porte.
Jack : que t’avais-je dis, Joe !
Sans un mot, elles sortirent, sans se retourner.
Troisième partie.
Paris. Troisième jour. 10H30.
Boutique d’antiquité.
Ce début de journée était calme. Peu de personnes avaient franchi le seuil de la porte. Pendant ce temps, Aurélia et Stéphy commençaient à remplir les cartes d’invitation pour la prochaine exposition. Tandis que Gabrielle et Irèna regardaient avec admiration les quelques toiles de maîtres exposées dans la boutique. Après les avoir observées avec intérêt, elles rejoignirent leurs deux sœurs dans le bureau.
Gabrielle : dites-moi les filles, qu’allons-nous faire ?
Stéphy : à propos de quoi ?
Irèna : à ton avis ? Chapiro, voyons !
Aurélia : que voulez-vous faire ?
Gabrielle (elle regarde ses sœurs avec interrogation) : bonne question ! As-tu une idée de qui peut bien lui en vouloir ainsi ?
Aurélia (avec ironie) : en tout cas, ce n’est pas moi !
Stéphy (en voulant détendre l’atmosphère) : c’est déjà mieux que rien !
Irèna : j’ai peut-être une idée !
Ses trois sœurs la regardèrent avec étonnement. La manière dont elle avait prononcé ces mots les inquiétèrent.
Gabrielle : à qui penses-tu ?
Irèna : à... à ma tante.
Stéphy : après toutes ces années ?
Aurélia (avec un sourire nerveux) : il y a bien une personne qui a attendu 3000 ans pour pouvoir se venger !
Stéphy : elle serait vraiment capable de tuer aussi froidement ?
Irèna : j’espère que non !
Les larmes lui vinrent aux yeux. Depuis hier soir, de mauvais souvenirs lui revinrent à l’esprit. ses sœurs avaient le cœur brisé en la voyant ainsi. Gabrielle, qui est à ces côtés, la prend dans ses bras pour la consoler.
Aurélia (en voulant rassurer Irèna) : ne t’inquiètes pas, ma puce ! Nous allons arranger çà ! Nous allons la persuader que la vengeance ne sert à rien !
" En espérant que cette fois-ci, cela va marcher ! " pensa-t-elle.
Stéphy : il y a d’autres problèmes !
Irèna (en s’essuyant les yeux) : lesquels ?
Gabrielle : Chapiro en tête.
Stéphy : Méthos et Duncan.
Aurélia : sans oublier Joe.
Stéphy : as-tu un plan ?
Aurélia : durant ma pause déjeuner, j’irai parler à Joe. Déjà, pour m’excuser de l’attitude que j’ai eue hier. Et puis pour lui dire que nous allons régler cette histoire seule.
Irèna : il va nous laisser faire ?
Aurélia : je l’espère !
Gabrielle : et pour les autres ?
Aurélia : en ce qui concerne Chapiro, Gabrielle, tu vas le suivre. Pour voir s’il ne commet pas de bêtises et s’il est suivi.
Gabrielle : donc, je pourrais intervenir ?
Aurélia : s’il le faut, oui !
Irèna : et pour Méthos et Duncan ?
Aurélia : je n’en sais rien. Je vais y réfléchir.
Gabrielle : pour Chapiro, je commence quand ?
Aurélia : tout de suite, si tu n’as rien de prévu !
Irèna : puis-je aller avec Gabie ?
Aurélia : soyez sages, alors !
Irèna : promis !
Le tintement de la cloche leurs avertisse la présence d’un client.
Stéphy : j’y vais ! Alors, à plus tard ! Ça tient toujours pour ce soir, Irèna ?
Irèna : bien sûr ! Comme çà, on pourra lui poser des questions !
Stéphy : alors à ce soir !
Stéphy quitta le bureau pour accueillir le potentiel acheteur.
Aurélia : comme je l’ai dit tout à l’heure, bous allons tout arranger ! Tout va bien se terminer ! Je te le promet !
Irèna : merci, grande sœur !
Un large sourire se dessina enfin sur son visage.
Gabrielle : bon ! On va laisser notre grande sœur préférée travailler tranquille. On y va petite sœur !
Irèna : je te suis !
Les trois sœurs se saluèrent avec chaleur. Une fois seule, Aurélia pensa à Duncan mais surtout à Méthos. " Que vais-je leurs dire ? " pensa-t-elle. Aucunes réponses n’arrivèrent. " Et puis zut ! J’improviserai ! " Décidée à penser à autres choses, elle continua à remplir les cartes d’invitation.
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Paris. 13H15.
En direction du " Blues bar ".
Après avoir avalé vite fait son sandwich, Aurélia pris son courage à deux mains : aller parler à Joe immédiatement. Durant toute la matinée et jusqu’à maintenant, de nombreuses excuses se bousculaient dans sa tête. À force, elle ne savait plus laquelle choisir. " Allez ma grande ! Il faut que tu trouves ! " pensa-t-elle. De lourdes responsabilités étaient sur ses épaules. Il fallait d’un côté aider une âme en détresse et de l’autre sauver une amitié. À la simple idée de voir partir en fumée cette nouvelle amitié lui brisait le cœur ; et tout çà par la faute, une fois de plus, de Jack Chapiro. La tristesse se dessine sur son visage. Sentant ses émotions prendre le dessus, Aurélia décida de ne plus penser à Chapiro. Elle avait choisi. Elle allait dire toute la vérité à Joe, tout en lui demandant de ne rien faire. Il y a eu assez de morts comme çà ! Sa décision était prise. Sa démarche devenait de plus en plus décidée et de plus en plus rapide.
Aurélia : çà y est ! J’y suis plus très loin !
Soudain, deux coups de feu éclatèrent. Stupéfaite, Aurélia s’arrêta net en cherchant d’où cela pouvait venir. Une lueur de terreur illumina son regard.
Aurélia : Joe !
Elle se met à courir aussi vite qu’elle pouvait. Au bout de quelque instant, elle aperçut un attroupement devant le " Blues bar ". Elle s’approcha, le cœur serré. Elle s’excusa auprès des gens pour pouvoir avancer. Et là, son cœur allait arrêter de battre.
Aurélia (dans un cri de douleur) : Joe ! oh, mon dieu ! Non !
Il était là, gisant dans son sang. Elle s’approcha et s’agenouilla près de lui.
Aurélia (en s’adressant aux personnes qui l’entourent) : appeler les pompiers ! Vite ! S’il vous plait ! Joe, tiens le coup, je t’en supplie ! Tiens le coup !
Aurélia lui caressait tendrement la joue. Des larmes lui coulaient le long de ses joues.
Aurélia : je t’en supplie, restes !
À suivre.....