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Droits Divers : Les lieux et personnages de cette fanfic sont la propriété
d'Aaron Sorkin et John Wells, ainsi que la chaine de diffusion de The West Wing,
la NBC.
Le Texte est la propriété de l'auteur.
NB : C'est ma première fanfic, et je serai curieuse de connaitre votre
avis, alors n'hésitez pas à m'envoyer vos commentaires qui sont
les bienvenus.
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Washington-23h30
Dans le calme de la rue, et à a la clarté de la lune, Sam et Mallory
restaient silencieux. Ils appréciaient tous deux la paix qui régnait
dans la nuit douce et étoilée. Main dans la main, ils avançaient
à petits pas, profitant de chaque seconde. Et ils continuèrent
ainsi jusquà la porte de limmeuble de Mallory. Elle retira
fébrilement sa main de la sienne et rechercha ses clés dans son
sac.
" Tu as passé une bonne soirée ? "lui demanda Sam. Son sourire ne trahissait pas une certaine anxiété. Avait-elle réellement passé une bonne soirée ?
" Qui a dit que la soirée était terminée ? "lui demanda Mallory en guise de réponse.
Oui, elle avait du passer une bonne soirée. Elle ne se serait sans doute pas aventurée à linviter chez elle si elle avait passé une mauvaise soirée. Il baissa les yeux, fixant les doigts de la jeune femme. Si fins, si pâles. Il aurait voulu dire oui. Rester toute la nuit avec elle, et se réveiller à ses côtés. Dailleurs, cétait le moment quil préférait, où une femme linvitait à entrer chez elle. Une sorte de victoire, ou daccomplissement. Il se sentait alors convaincu davoir accompli un exploit, une prouesse.
Il parlait lentement, et la regardait dans les yeux. Ses yeux scintillaient sous le clair de lune. De toute évidence, elle espérait quil laccompagnerait. Il croyait même lire la certitude dans ses yeux. La connaissait-il mieux quil ne le pensait ?
" Japprécie sincèrement ton invitation "dit-il dun ton calme. " Mais ce ne serait pas correct de ma part daccepter. De plus, on travaille tous les deux demain et "
Mallory le coupa alors, et lui dit dun ton sincère quelle comprenait.
Ils esquissèrent tous les deux un sourire. Et comme pour donner la note finale à cette harmonie parfaite, il approcha doucement ses lèvres des siennes, et la quitta sur ce baiser tel une caresse. Il attendit que Mallory soit rentrée pour reprendre sa route et arpenter les trottoirs de Washington. Le sourire aux lèvres, un petit air lui passant par la tête, il se sentait pousser des ailes, et si les quelques passants ne lavaient pas retenu, il se serait laissé aller à quelques pas de danse tant il se sentait bien. Bien.
Aile Ouest-8h15
Magnifique journée. Cétait vraiment une splendide journée
qui se levait pour Sam. Jamais les ennuis ne lui parurent aussi loin, et ses
tachent quotidiennes lui apparaissaient soudain comme un réel plaisir.
Il releva la tête vers la porte de son bureau pour apercevoir la silhouette
fine de CJ. Il vit soudain à son visage que quelque chose la dérangeait.
Mais quimportait
la journée était splendide. Il se
leva rapidement et rejoignit lattachée de presse sur le pas de
sa porte pour se rendre dans le bureau de Leo, réunion oblige. CJ ne
prit pas la peine de répondre au " salut " plein dentrain
de Sam. Elle prit dès le départ le ton quelle prenait en
temps de crise.
" On a un problème.
- Non, non, non, non, non Figure toi quhier, jai passé la plus belle des soirées !
- Jai besoin de toi pour parler à Leo "continua-t-elle.
" Et quand je dis, la plus belle des soirées cétait merveilleux, un feu dartifices !
- On vient davoir un appel du FBI.
- Pour la première fois, je crois que jai su marrêter quand je le devais.
- Les nouvelles ne sont pas réjouissantes.
- Elle avait un sourire et des yeux Et en plus, le restaurant nétait pas aussi mauvais que je le pensais.
- Deux individus retiennent des centaines denfants en otages.
- Et cest étrange, car elle et moi dhabitude, on ne tient pas plus de cinq minutes sans se chamailler !
- Sam ! " sindigna CJ.
Sam reprit un instant son sérieux, non sans perdre son sourire.
" Depuis quand tu as besoin de moi pour annoncer ce genre de choses à Leo ? "
Sans interrompre leur course élancée à travers les couloirs de la Maison Blanche, CJ révéla à Sam ce quelle navait pas pu lui dire jusquà présent.
" Il sagit de Clearlake. Lécole primaire de Clearlake est retenu en otage. "
A ce nom, Sam perdit son sourire, et alors que CJ continuait sa marche, il sarrêta. Son visage devint pâle. Il ne bougeait plus, le petit nuage qui labritait depuis la veille au soir sévanouissait tout à coup, et son cur accéléra comme jamais.
Bureau de Leo-8h32
" Le FBI est resté très vague, ils ne savent pas
exactement
combien
il sont, ni combien dotages sont retenus, ni les raisons. "Devant
les explications peu satisfaisantes de Mandy, Leo tentait de garder son calme.
Sam nentendait pas la même chose.
" Cest quand même leur boulot non ?
- Sam ! " Josh tenta de lui faire reprendre ses esprits. Même si Josh comprenait très bien son meilleur ami, il ne pouvait pas se permettre de le laisser perdre son sang froid dans une telle situation. Traiter des affaires comme celle là, ce nétait pas la première fois. A chaque fois, les nouvelles étaient bonnes ou mauvaises, mais dans tous les cas, il fallait les accepter. Ce jour là, une personne quils connaissaient tous, la fille de Leo, une amie, était en danger, retenue prisonnière avec des centaines denfants. La situation navait pas dégal.
" Je dirai quil faudra attendre environ une demie heure avant de savoir exactement ce quil se passe " dit Toby de son ton naturellement tranquille.
" Et en attendant ? On se tourne les pouces ? " demanda Sam excédé.
Leo prit une profonde respiration, tentant de chasser difficilement la peur qui compressait sa cage thoracique.
" Mandy, tu restes en contact permanent avec le FBI !
- Daccord.
- Josh je veux que tu prennes contact avec le chef du FBI, vois ce quon peut faire.
- Oui.
- Toby ! Je ne te retiens pas, tu as déjà du pain sur la planche !
- Ne tinquiète pas pour ça !
- CJ ! Pas de détails à la presse. Le strict minimum !
- Oui Leo.
- Maintenant dehors ! "
A peine ce mot prononcé, le staff se retira. Seul Sam resta devant le bureau de Leo, derrière lequel celui-ci le regardait incrédule.
" Et moi ? Je ne peux pas rester sans rien faire ! " déclara Sam.
Leo ne savait pas quoi lui demander. Devait-il limpliquer dans toute cette histoire ou le mettre sur une autre affaire.
" Vois si Toby na pas besoin de toi !
- Mais
- Cétait un ordre Sam !
- Leo
- On ne peut rien faire de plus, alors sil te plaît, va toccuper du discours sur les sciences et les arts avec Toby. "
Au fond, Sam ne voulait pas être impliquer dans laffaire. Mais il savait aussi que ce discours ne laiderait pas à retrouver sa sérénité. Il se retourna et fit quelques pas vers la porte.
" Leo " murmura-t-il.
" Quoi encore ? demanda-t-il avec une légère pointe de tendresse dans son ton bourru.
" Je suis désolé On ne laissera pas Mallory, on ne la laissera pas là-bas ! "
Leo ne répondit pas mais lui offrit un sourire que Sam comprit aussitôt. Il quitta le bureau de son patron sur le champ.
Bureau de CJ-9h06
Et une fois de plus, Dany tentait de soutirer des informations à CJ.
Ce qui au fond la mettait affreusement mal à laise et lui faisait
se demander si les tentatives de Dany de sortir avec elle nétaient
pas seulement un moyen dêtre le premier servi.
" Je nai rien à te dire de plus que ce que jai dit à tous les journalistes il y a à peine cinq minutes !
- Alors pourquoi as tu cet air si énervé et exaspéré de me voir ?
- Je suis toujours exaspérée de te voir dans mon bureau quand je voudrai que tu sois à des kilomètres ! " Le ton de CJ sintensifia.
" Oui, mais de toute évidence, il y a quelque chose de plus. Tu crois que je ne le sais pas quand tu me caches des informations que la presse devrait savoir ?
- Je ne cache aucune information que la presse devrait savoir !
- Tu mens !
- Dany !
- CJ !
- Ca suffit ! Cette partie de la Maison Blanche est mon bureau, mon espace imparti, la pièce que je dirige comme je lentend ! Et en ce moment jentend que tu sortes par que je suis fatiguée de devoir rabâcher la même chose à chaque fois que tu y mets les pieds. Ce nest pas parce que tu en pinces pour moi, et que tu ne mes pas indifférent que je vais céder à ton regard de velours et te dévoiler tout ce que je nai pas à te dévoiler ! " CJ reprit son souffle après avoir sorti ce quelle avait sur le cur.
Dany lui sourit et se dirigea vers la porte. Il secoua la tête.
" Ce nétait pas pour mon journal que jétais là, mais pour te voir. Et savoir ce qui te tracassait tant que cela se lisait sur ton visage. Quoi que cela puisse être, je suis désolé que cela taffecte tant. "
CJ passa une main dans ses cheveux et retira ses lunettes.
" La fille de Leo des enseignants et enfants sont retenus en otage à Clearlake. Et le FBI ne sait rien. Nous ne savons rien. Sauf que le secrétaire général nest plus quun père terrorisé pour son enfant. Comme le serons bientôt des centaines de parents. "
Un long silence sinstalla durant lequel CJ imagina cette déclaration publiée dans tous les journaux.
" Je suis désolé. Tu as bien fait de ne rien dire aux journalistes. Leo na pas besoin de cette publicité. Merci de me lavoir dit CJ. "
Dany quitta le bureau de CJ et celle ci soupira.
Clearlake-9h30
Réunis dans une même salle, élèves et enseignants
étaient assis. Chaque instituteur était auprès de sa classe,
rassurant comme il le pouvait ses élèves, effrayés et impressionnés
par ceux qui les menaçaient avec des armes. Mallory fit de même
avec ses élèves. A voix basse, elle les pria de ne pas faire de
bruit, déviter de parler, et surtout de ne pas bouger.
" Ne vous inquiétez pas ! Il ny aucun danger. Je vous le promet ! "
Elle voyait les larmes monter aux yeux de certaines petites filles, et fut surprise de voir des étincelles dans ceux de certains garçons Pas étonnant, les armes ça les passionnaient. Ils passaient leur récréation à jouer aux agents secrets Au moins pendant ce temps là, la peur navait aucun effet sur eux, et dans un sens cétait rassurant. Au fond delle, rien nétait rassurant. Elle ignorait qui était ces deux types, ce quils voulaient, et sils avaient lintention de faire du mal à lun dentre eux. Vêtus de noir, cagoulés, elle avait limpression de se retrouver dans un film où une bande de déséquilibrés prenaient en otage une classe. Mais dans ce film, leur institutrice était seule, et livrée à elle même. Elle se savait entourée de ses collègues et savait également que la sécurité des enfants ne dépendait pas seulement delle.
Bureau de Sam-9h40
Un téléphone collé à loreille, il griffonnait
des signes incompréhensibles sur son bloc de feuilles.
" Comment ? Vous ne pouvez rien faire ? Alors vous allez attendre ? Mais si vous attendez peut-être que des enfants vont mourir ! Je me moque de ce que vous penser, moi je pense à des familles qui sinquiètent de voir leur progéniture rentrer à bon port ! "
Josh glissa sa tête dans lembrasure de la porte et entra. Sam le remarqua mais ne lâcha pas le combiné. Le FBI navait aucune réponse, aucune solution. Ils conseillaient de patienter. Ils ne connaissaient même pas les motifs de cet enlèvement. Et Sam devenait fou. Etait-ce une équipe dincapable qui avait été envoyée là bas ?
Dun mouvement violent il reposa le téléphone sur sa base.
" Ca ne sert à rien de ténerver ! " intervint Josh. Non à rien, et pourtant.
" Je ne suis pas Leo. Je ne me suis jamais entraîner à rester calme devant une pareil situation !
- Sam ! Leo sait très bien que sénerver ne résoudrai pas le problème. Et puis tu nas peut-être pas eu la bonne personne au téléphone. Un type qui ne savait pas. Ca arrive. Un novice. Un stagiaire. Ou peu importe. Mandy devrait en savoir plus.
- Comment tu comment réagirais tu si une personne à la quelle tu tiens beaucoup se retrouvait aux mains de personnes dangereuses dont tu ignores les intention ? " demanda-t-il dun ton plus calme.
" Je ne suis pas un bon exemple ! Je crois que serai enragé contre la terre entière et que je mengueulerai avec le FBI, sans parler du fait que je bousillerais mon téléphone, et aussi mon crayon, mais seulement après avoir gribouillé des espèces de triangles de toutes sortes sur du papier brouillon jaune. " Il glissa un sourire à son ami qui le lui retourna.
Bureau Oval-11h58
Assis sur son bureau, le Président Bartlet avait une vue densemble
sur ses collaborateurs, installés autour de la table basse qui ornait
le tapis présidentiel.
" Un homme du nom de Kingsley Trevis. Une femme. Dont on ignore le nom. Le FBI a réussi à établir un premier contact à lintérieur de létablissement. Il ny a aucun blessé. Les deux individus sont dabord passés par le bureau de la directrice qui a, à la demande de Trevis, fait se réunir toutes les classes dans une classe. A la suite de ça, le ravisseur à mis la directrice à la porte de son école et lui a demandé daller prévenir la police. Cest Mrs Ford qui a insisté pour prévenir le FBI.
- Merci Mandy. Josh ? " Le Président jeta un coup dil en direction de ladjoint de Leo.
- On a vérifier avec le chef du FBI, Trevis est un gars clean et sans histoire. Il est divorcé, la femme pourrait être sa compagne. Il travaille depuis deux ans dans une station service. Le genre dhomme qui na rien à se reprocher sinon que davoir briser sa famille. Autrement dit : on na rien. "
CJ entra discrètement et se joignit au staff qui échangeait leurs points de vue. Elle vit Sam, silencieux, pensif. Elle le tira de ses pensées pour le prévenir que Toby avait besoin de lui.
" Ca ne peut pas attendre ? " demanda Sam toujours en pleine réflexion.
" Ce nest pas une bonne idée de le faire attendre. Il ne dois pas en avoir pour longtemps. "
Tous observèrent le départ de Sam sans dire un mot. CJ informa alors le président quune conférence avait lieu dans les minutes à venir. Celui hocha la tête.
" Epargnez leur les détails CJ ! Le strict minimum.
- Oui Monsieur le Président. "
Et ainsi, Bartlet les libéra.
Bureau de Leo-12h30
Leo était assis sur le rebord de son bureau. Autour de la table, CJ,
Josh et Mandy, prenaient la parole à tour de rôle. Toby avait pris
place dans le fauteuil de son patron, un dossier appuyé sur les genoux.
Et Sam ne pouvait faire autrement que de longer la pièce de long en large.
" Tu veux bien arrêter ton cirque ! Tu me fatigues ! " lui lança Leo.
Sam fit volte face et regarda les Leo. Il ne contesta pas, mais décroisa les bras quil avait replié sur son torse, en mit une dans un poche et secoua lautre en cherchant ses mots.
" Très bien ! Le FBI ne fait rien ! Pourquoi ne pas en faire autant ! " dit-il dun ton ironique.
" Sam ! " soupira Josh.
" Jen ai assez ! Je vais me rendre là-bas ! " reprit Sam.
" Hors de question ! " hurla Leo. " Ta place est ici ! Laisse les faire ce quils ont à faire, ils nont pas besoin dun blanc bec qui se prend pour un héros dans leurs pattes !
- Ta présence là-bas ne changera rien. " continua Mandy.
" Si ce nest que tu seras plus angoissé que tu ne les ! " finit CJ.
" Tu crois ? " Sam continuait dagiter sa main dans tous les sens. " Etre plus angoisser que je ne le suis actuellement est impossible ! Je doute quon puisse être plus à cran que je ne le suis vois tu !
- Ca suffit ! Non, cest non ! " La voix de Leo retentit dans le bureau. " Tu nes pas sans oublier que tu écris des discours, tu travailles pour le Président des Etats-Unis dAmérique, et pour moi aussi. Et quand je te dis que tu restes ici, cela veut dire, tu restes ici ! Je ne veux pas te voir quitter le foyer de la Maison Blanche ! " sinsurgea le secrétaire général.
" Sinon ? " demanda Sam en glissant sa main dans son autre poche.
" On se passera de tes services ici ! "
Un silence sinstalle alors. Le malaise grandit quand Josh se leva.
" Cest peut-être pas le moment de faire une sieste ! Je retourne travailler.
- Oui, allons-y, on a encore du pain sur la planche ! " dit Mandy pour soutenir Josh et inciter le groupe à sortir du bureau.
Clearlake-13h05
Depuis le début de la matinée, les élèves avaient
été exceptionnels. Ils avaient été silencieux et
extrêmement attentifs. Mallory redoutait surtout quil prenne cette
mascarade pour un jeu et ne se soucient guère du réel danger.
Mais elle saperçut enfin quils comprenaient tous la gravité
de la situation. Les deux ravisseurs avaient ôté leur cagoule,
découvrant ainsi leur visage. Et Mallory en avait eu peur. Tout ce quelle
avait pu voir ou lire dans des histoires policière lui revenait en mémoire.
" Vous êtes à présent capable de nous identifier
nous
allons devoir vous tuer ! " Puis, elle se résigna à ne plus
y penser. La panique narrangerait rien dans une telle situation.
" Il est plus dune heure ! " dit dun ton las une collègue de Mallory.
" Les enfants doivent être morts de faim. Si seulement on pouvait " Elle ne termina pas sa phrase. La complice du ravisseur sapprochait delles. Mallory et sa collègue sétait assises lune près de lautre, et se glissait de temps à autres quelques mots, lorsque le type au treillis séloignait. La complice sapprocha encore, comme pour participer à la conversation. Elle saccroupit face aux deux jeunes femmes.
" Nous ne ferons pas de mal aux enfants si tout se passe comme nous le souhaitons. " Il ny avait aucune animosité dans sa voix. Mallory sentit même une sorte de compassion.
" Ecoutez Dites à votre ami que les gosses ont faim. " déclara Mallory.
" Ce nest pas le moment " dit-elle dun ton hésitant. " Sil vous plaît, attendez une heure ou deux. "
Mallory releva la tête et regarda cette femme dans les yeux. Elle ne leffrayait absolument pas. Elle lisait dans ses yeux de la peur, et de la honte. Elle ne voulait pas faire cela. Le cerveau de la bande cétait lautre.
" Dans deux heures Ces enfants seront exténués et la faim narrangera rien. Votre petit copain sera alors exaspéré par les pleurs et les ronchonnements ! " Mallory avait pris un ton qui navait rien damical. " Je vais me débrouillée toute seule. "
Son amie posa un regard interrogateur. Et elle vit Mallory se relever et appeler lhomme au treillis. Par amitié et solidarité, elle en fit autant, et sapprocha de lui aux côtés de Mallory.
" La ferme, retournez vous asseoir ! " Son ton nadmettait aucun refus. Pourtant.
" Attendez ! Ce sont des enfants, vous ne pouvez pas les priver de manger A leur âge, on ne saute pas de repas, cest criminel de faire ça à un enfant !
- Mal, cest rien ! Calme toi !
- Mais quel genre dhomme êtes vous pour vous en prendre à des si petits ?
- Le genre dhomme capable de te mettre une balle dans la tête ! Retournez vous asseoir ! "
Mallory ne lentendit pas ainsi. Elle continua sans relâche à le provoquer pourtant retenu par sa collègue. Agacé par le comportement de Mallory, lhomme nhésita pas une seconde de plus et sortit son arme. Mallory ne semblait guère effrayée, même sous la menace dune arme, contrairement à sa collègue qui tentait de lentraîner vers la place quelles avaient quitté quelques minutes auparavant. Mais en une fraction de seconde, un coup de feu partit.
Aile Ouest-13h16
Sam, dans laffolement, pris son manteau, lenfila maladroitement
et sortit aussi vite que possible de son bureau. Tout ce à quoi il pensait
se résumait à un mot : Mallory. Avait-elle été blessée,
ou même pire
tuée? Cette pensée lui revenait sans cesse
et sans cesse depuis quil avait appris la nouvelle dans le bureau de Josh.
Dans sa course à travers les couloirs, il tomba nez à nez avec
son supérieur. Leo le dévisagea et remarqua le manteau quil
avait glissé sur son dos. Il le regarda incrédule et demanda innocemment
: " Tu vas chercher du café Sam ? "
Sam nétait guère dhumeur à plaisanter, et il navait pas plus de temps à perdre.
" Bon sang ! Est-ce que tu es devenu sourd ou il faut que jengage un traducteur ! Tu ne quittes pas cet endroit !
- Leo, je
- Non !
- Cest
- Jai dit non !
- Il sagit de Mallory !
- Et quand bien même il sagirait de ta mère, ce serait la même chose ! Tu reste ici !
- Je ne peux pas rester ici, Leo ! Mallory est peut-être blessée ! Si cest le cas, il faut que quelquun soit à ses côtés !
- Et tu ne penses pas que son père ou sa mère pourrait être mieux placé que toi ?
- Ecoute Leo, jai franchement pas envie de débattre là dessus ! Mais jirai là-bas avec ou sans ton accord. "
Leo leva les yeux au ciel. " Sam "
" Leo on perd du temps pour rien ! Tu veux me virer parce que je tai désobéis ? Ne te gêne pas ! Ce job vaut bien moins à mes yeux que la vie de ta fille ! "
Largument était convainquant. Leo ne trouva rien à redire. Et laissa Sam séloigner, et quitter la Maison Blanche ; Quallait-il bien faire là bas ? Le FBI navait pas besoin dun amoureux transit pour régler leurs affaires. Mais " la vie de sa fille valait de sa fille valait bien plus à ses yeux que son job ". Quaurait-il pu redire à cela. Il repris sa route pour rejoindre son bureau et fut arrêté quelques pas plus loin par Donna.
" Leo ?
- Quest-ce quil y a Donna ?
- Le FBI vient dappeler
- Quont-ils dit ?
- Une institutrice du nom de Helen Stevens a été blessée "
Leo ne répondit rien. Il retrouva son bureau. Il resta silencieux. Silencieux et soulagé quil ne sagisse pas de sa fille.
Clearlake-13h21
" Vous êtes complètement malade !
- La ferme !
- Elle est blessée ! On doit lemmener à lhôpital !
- Elle nira nulle part ! Maintenant, tu la fermes et tu retournes tasseoir ! "
Mallory ne sexécuta point mais tenta de le convaincre dune autre manière. Elle prit alors un ton suppliant.
" Ecoutez demandez au FBI dappeler une ambulance, faites la sortir, laissez la être soignée, mais si elle reste là, elle risque de mourir je vous en prie "
La complice regarda lhomme au treillis dun air suppliant.
" Ca ne coûte rien " dit-elle en désignant Helen qui gisait sur le sol immaculé de sang.
Mallory était agenouillée à ses côtés avec un autre collègue.
" Ca va aller, ne ten fais pas, on sen occupe ! " dit Mallory pour rassurer son amie.
Devant Clearlake-13h49
Sam avait laissé sa voiture plus loin et sétait empressé
de rejoindre le chef des opérations du FBI, comme le lui avait indiqué
un des agents. Le temps nétait pas aux politesses.
" Sam Seaborn ! " annonça-t-il en serrant la main de lhomme qui lui faisait face.
" Je pensais avoir affaire à Josh Lyman " lui répondit celui ci.
" Il aurait mieux valu, mais cest moi qui suis venu. Je veux un compte rendu bref et concis ! " dit-il dun ton sec.
" Comme nous lavons fait savoir à Mr Lyman, il y a deux individus armés, et une centaine denfants et instituteurs retenus dans une salle de classe au première étage. La salle est accessible mais ça peut engendrer des complications de sy introduire maintenant.
- Les blessés ?
- Une institutrice.
- Son nom ?
- Helen Stevens.
- Dieu merci " soupira Sam.
" Elle a été évacuée ?
- Pas encore, nous allons entrer en contact avec lui et tenter de lui faire entendre raison.
- Encore une chose : pourquoi a-t-il tiré ?
- Il semble que les deux jeunes femmes ont voulu régler le problème par elles même ! "
Sam regarda vers la bâtisse qui renfermait un blessé, un criminel, des enfants et Mallory. Et au fond, il savait, il avait la conviction que Mallory était la seconde femme qui avait tentée de raisonner ce fou furieux.
Clearlake-14h04
La jeune complice se sentait mal à laise et désolée.
Mallory le savait. Elle nosait rien dire. Elle avait peur. Et Mallory
aussi avait peur. Pour Helen, pour les enfants, pour elle. Elle pensait à
son père, qui devait mettre tout en uvre avec le FBI pour arrêter
ce cauchemar. Et Sam
que faisait-il, à quoi pensait-il en ce moment
? En pensant à lui, elle ne saperçut pas quelle serrait
la main dHelen un peu plus.
" Melle OBrien " gémit un des enfants.
Mallory desserra son étreinte et se rapprocha lentement de la petite Lucy.
" On va rester encore longtemps ? " demanda Lucy avec des sanglots dans la voix.
" Plus très longtemps mon cur on aura bientôt fini. " " Jespère " pensa Mallory.
Elle saperçut que la complice lobservait. Accroupie près delle, elle la regardait avec affection.
" Ils ont lair de vous aimé ! Et vous aussi Vous avez des enfants ?
- Moi ? Non !
- Parce vous en avez à votre charge toute la journée ?
- Parce que je nai personne avec qui les partager ! Vous en avez ?
- Non Kingsley a une fille. Beth. Ce nest pas un mauvais père il est très doux avec elle !
- Alors pourquoi fait-il ça à des enfants ?
- Pour sa fille. Laissez ça ! Je ne comprend pas que vous soyez toute seule. Vous êtes belle et vous avez lair gentille
- Je ne sais pas peut-être que la personne que jaime nest pas prête à dire la même chose.
- Que fait-il dans la vie ?
- Il doit être dehors à sinquiéter pour moi, comme ma famille, et ses collègues. Cest un auteur. Un auteur talentueux. Dès quil ouvre la bouche cest tout une symphonie. Et quand il me regard dans les yeux, je voudrais my noyer.
- Il sait tout ça ?
- Je nai jamais eu loccasion de lui dire.
- Pourquoi ? "
Mallory soupira et réfléchit à sa réponse. Pourquoi ne lui avait-elle jamais dit tout ce quelle venait de dire à une parfaite inconnue complice dune prise dotage ?
" Jai jai toujours espéré quil le dirait en premier. Et je regrette maintenant davoir tant attendu. Je naurai peut-être plus loccasion de lui dire. " Son interlocutrice ne répondit pas, elle se releva et fit le tour de la salle à linstar de son compagnon.
" Jaurai du lui dire je nen aurai peut-être plus jamais loccasion "
Devant Clearlake-14h27
" Josh ! Cest Sam !
- On est dans le bureau de Leo ! Alors ?
- Mallory va bien elle le FBI est affirmatif, il ny a quun blessé, il sagit dHelen Stevens, et ils vont tenter de négocier son transfert à lhôpital. Il paraît que ce nest pas une blessure mortelle Cela dit, ils ne sont pas médecins
- Sam !
- On attend toujours, le type est trop éloigné des fenêtres et on ne peut pas pénétrer létablissement sans quil le remarque.
- Appelles quand tu as du nouveau !
- Ouais ! Leo ?
- Oui ? "
Un silence sinstalla dans la conversation téléphonique que tout le staff avait pu suivre.
" Elle va bien.
- Oui. "
Sam raccrocha. " Elle va bien. " pensa-t-il tout haut.
Bureau de Leo-14h49
Assis derrière son bureau, et caché derrière ses lunettes,
le secrétaire général donnait le meilleur de lui pour ne
pas craquer comme il avait vu craquer Sam. Il était jeune. Il était
amoureux. Quoi de plus normal à son âge. La porte qui reliait son
bureau au Bureau Ovale souvrit laissant apparaître le Président.
Il se leva pour saluer son " patron ".
" Vous vous souvenez sans doute de cette soirée que Mallory et Zoey avait passé, en compagnie de Sam, Josh, CJ et Charlie au Georgetown Café. Et la situation dans la quelle sétait retrouvée Zoey, et cette femme, cette déséquilibrée qui avait une arme, et qui avait pénétré le périmètre de la Maison Blanche
- Oui Monsieur.
- Même sil ne lui est rien arrivé, toutes sortes de choses nous passe par la tête tout aurait pu se passer autrement, et le fait quil ne soit rien arriver ne signifie pas quon ne soit plus inquiet
- Oui Monsieur le Président.
- Je sais exactement ce que vous ressentez Leo.
- Je sais Monsieur le Président.
- On ne voit même plus nos enfants grandir.
- Cest exact.
- Zoey a dix-neuf ans. Et Annie notre petite fille Elle a un sacré caractère.
- Je nai pas vu grandir Mallory. Je la revois, bébé, et puis, je la vois aujourdhui, belle et intelligente
- Et amoureuse
- Comment savez vous ça ?
- Leo, ne me dites pas que vous êtes le seul à ne pas avoir remarquer !
- Remarquer quoi ?
- Les étincelles dans ses yeux quand elle voit Sam !
- Je ne vous écoute plus ! "
Le président émit un petit rire.
" Ah Leo ! Vous vous rappelez le sourire que vous arboriez lorsque je vous ai parlé du désir de Charlie et Zoey de sortir ensemble ?
- Oui Monsieur !
- A la bonne heure ! Vous ne perdez pas votre fille, Leo ! Vous gagnez un gendre !
- Oh la ! Doucement, ne les mariez pas trop tôt Jed ! "
Les deux hommes se regardèrent et éclatèrent de rire.
Clearlake-15h11
Après lavoir vue discuter avec le ravisseur, Mallory observa la
complice revenir vers elle et sasseoir de nouveau.
" Il na pas mauvais fond.
- Regardez la souffrir, et dites moi en me regardant dans les yeux que ce nest pas du sadisme !
- Non, on ne peut pas nous permettre de la faire sortir
- Pourquoi ? Et pourquoi tout ce cinéma, pour quelle raison on ma demandée de me rendre dans cette salle à peine cinq minutes après avoir commencé mon cours ?
- Kingsley a une petite fille, et sa mère détient la garde. Il na pas de droit de visite. La petite est chez ma mère à Atlanta Ceci est un moyen de pression, il ne cherche pas à vous blesser !
- Cest trop tard ! Mon amie est à terre, et elle perd du sang ! "
Le type au treillis regarda du côté de Mallory, où il avait senti de lagitation.
" Encore toi ? " lui demanda-t-il excédé.
" Laissez la sortir et être conduite à lhôpital, cest sa vie qui est en jeu !
- Kingsley
- Ca suffit, je vous ai trop entendu ! "
Devant Clearlake-15h19
" Nous sommes prêts à répondre à vos exigences,
mais avant toutes choses , nous devons faire sortir les blessés. Deux
ambulanciers accompagné dun agent du FBI vont lemmener et
repartir sans histoires
Y a-t-il dautres blessés ? "
Sam observait le chef du FBI exercer son boulot. Il comprit soudain quil navait rien apporter de plus depuis quil était là.
" Je veux parler à Mallory ! "
Le gars du FBI le regarda.
" Je veux être sûr quil ny a pas dautre blessé, et je veux lentendre de la bouche de Mallory OBrien ! "
Sam attendit une réponse. Etait-ce oui ou allez vous faire voir ?
Il lui tendit le téléphone et mit sa main dessus pour lui glisser quelques mots avant quil ne puisse parler à Mallory.
Clearlake
Trevis jeta un coup dil alentour à la salle de classe et
demanda Mallory OBrien en soulevant le combiné du téléphone.
" Cest moi !
- Jaurai du men douter ! Vous avez trois minutes, et ne jouez pas aux plus fins, ça risquerai de compliquer la situation ! "
Mallory prit le téléphone et lui jeta un regard haineux.
" Mallory
- Sam ?
- Comment ça va ?
- Ca va
- On va soccuper dHelen, il y a dautres blessés ?
- Non, tout le monde va bien.
- Bon, ne tinquiète pas, on maîtrise la situation !
- Toi, tu maîtrises la situation ?
- Mallory je " La communication avait été interrompue.
Aile Ouest-15h37
" CJ Cregg ! "
CJ raccrocha le téléphone et traversa les couloirs jusquau bureau de Josh.
" Tu es sûr ? Tu as pu lui parler ? " Josh vit CJ qui attendait devant la porte et lui fit signe dentrer.
" Oui, je vais lui dire. A tout à lheure. "
CJ fixa Josh un instant.
" Helen Stevens est en route pour lhôpital.
- Et Mallory na rien, Sam la eue au téléphone.
- Je vais prévenir Leo. "
Clearlake-15h54
" Cest curieux, mais je me rends soudain compte que je ne connais
pas votre nom.
- Agnès.
- Agnès. Agnès, vous devez larrêter. Ca ne peut pas continuer, pourquoi avez vous accepter de faire ça ? Vous avez peur, et vous ne vouliez pas !
- Par amour, on ferait pas mal de chose !
- Il vous aime lui ?
- Oui je pense.
- Alors, il fera nimporte quoi pour vous. Vous êtes la seule qui puisse larrêter. Sa fille ne voudrait pas dun père accusé de coups et blessures et prise dotage.
- Il ne sera pas accusé, quand nous aurons lhélicoptère, nous retrouverons Beth, et nous partirons tous les trois très loin, nous changerons didentité, et nous mènerons la vie que nous voulons grâce à largent que lon réclame !
- Arrêtez ! Ce sont des scénarios de films ! Ca ne se passera pas comme ça ! Qui paiera cette rançon ?
- Je nen sais rien !
- Agnès, je vous demande de me croire, vous aggraver votre cas en faisant ce que vous faites, dites lui de relâcher tout le monde. Ou alors les enfants, rien que les enfants. Leurs parents doivent être dehors, ils les attendent, morts de peur imaginez Kingsley à leur place, effrayé pour Beth "
Devant Clearlake-16h43
Lheure de la sortie des classes était passée, et les parents
ne voyaient toujours pas sortir leurs enfants. Les journalistes avait été
tant bien que mal tenus à lécart du périmètre
de sécurité, mais certains avaient trouvés le moyen de
passer outre. La troupe de passants grandissaient de minutes en minutes, et
langoisse semblait monter. Sam sentait aussi que quelque chose nallait
pas, il avait limpression dêtre encore plus nerveux quauparavant.
Et ses doutes se dissipèrent pour laisser place à laffolement
lorsquil entendit un coup de feu. Il se dirigea vers ladjoint du
chef du FBI.
" Que sest il passé ?
- Ne vous inquiétez pas Mr Seaborn ! "
Clearlake-16h50
Mallory sagenouilla près du corps dAgnès, la jeune
complice et lui prit la main.
" Ca va aller, nessayez pas de bouger ! "
Mais quelque chose au fond disait à Mallory que ses paroles ne changeraient rien. La voie de la jeune femme était tracée depuis le début de son aventure. De lamour ? Tu parles ! De légoïsme !
" Mal, si tu ressors vivante de cette école, ne fais pas les mêmes erreurs avec Sam ! " pensa-t-elle en son for intérieur.
" Je suis désolée Mallory " étouffa Agnès dans un sanglot.
" Shhtt Agnès ? Agnès répondez moi ? "
Agnès referma ses paupières et Mallory sentit sa main se décontracter. La jeune femme sen était allée.
Elle leva les yeux vers Trevis et lui lança un regard plus noir encore que ceux quelle pouvait lancer à Sam, à chaque fois quils se chamaillaient.
" Vous allez jusquoù comme ça ? Vous allez vous occupez de nous un par un ?
- Je pourrais bien commencer par toi !
- En voilà une bonne idée ! Ce sont des enfants, et les armes à feu les effraient, de même que de voir du sang, des gens blessés ou morts ! Quel père êtes vous pour laisser des mômes voir votre carnage ? "
Bureau de Leo-16h59
Mandy tenait un dossier et attendait sur le pas de la porte, lorsque Leo la
pria dentrer. Il ne dit rien, la contempla et la laissa parler.
" Jai une bonne nouvelle Leo.
- Je técoute !
- Le FBI va pouvoir agir. "
Leo secoua la tête pour la remercier et elle comprit quil désirait quelle se retire.
Devant Clearlake-17h12
" Je vais vous expliquer la procédure Sam. Des tireurs délite
vont encercler le bâtiment, et des hommes vont entrer à lintérieur
de lécole. On naura plus quà attendre le moment
propice pour tirer et intervenir aussitôt.
- Pourquoi ne pas avoir fait ça plus tôt ?
- Je pensais bien que vous demanderiez cela. Il est tout seul à présent depuis quil a descendu sa complice, il ne pourra pas avoir un il partout.
- Il ny a pas de risque pour les autres ?
- Pas de risques ? Je ne peux pas répondre A priori, non il peut y avoir des dérapages !
- Quels dérapages ?
- Il pourrait nous voir entrer dans le bâtiment.
- Alors pourquoi prendre ce risque ?
- Car cest le seul moyen de sortir tout le monde de là.
- Et les tireurs ?
- Ils devront attendre que les fenêtres soient bien dégagées, ils tireront lorsquil sera assez loin es enfants ou des enseignants. Il ne faudrait pas que Mallory reste devant la fenêtre trop longtemps à lui tenir tête ! "
Mallory était comme ça, peu importe le combat elle nen attendait quune victoire. Et tenir tête, cétait sans doute ce quelle faisait de mieux.
Bureau de Leo-17h28
Margaret ouvrit la porte et chercha Leo du regard. Il nétait pas
derrière son bureau comme elle sy attendait, mais sur son canapé,
un livre à la main.
" Leo ?
- Margaret ?
- Jenny vient darriver. "
Leo se leva immédiatement et accueillit sa femme en la serrant dans ses bras. Il fut touché par lexpression de désespoir qui se peignait sur son visage.
" Pourquoi ne mas tu pas appelée Leo ? Je serai venue. Il a fallu que japprenne cela par la radio !
- Je ne voulais pas tinquiéter Jenny dailleurs, nous navons aucune raison de nous inquiéter, le FBI prend les choses en main, tout sera régler dans deux heures au plus tard. "
Jenny fondit en larme dans les bras de son mari. Et comme le lui avait fait remarqué le Président, il était lhomme, il devait supporter sa famille, et rester digne. Sa fille allait sen tirer, il en avait la conviction, du mois ne voulait-il pas montrer sa peur de la perdre à son épouse.
" Je je navais rien à faire, pour la première fois depuis longtemps. Je me suis assis là, sur le canapé, et jai sorti un album de photos. Et Mallory te ressemble tellement elle est aussi belle et gracieuse que toi "
Jenny esquissa un sourire. Leo lui prit la main et lentraîna vers le fameux canapé et lalbum photo. Ils sassirent tous les deux et tournèrent les pages où figuraient Mallory alors quelle était encore haute comme trois pommes.
" Jai limpression que cétait hier, quand elle sétait barbouillée le visage de chocolat tu te souviens pour ton anniversaire et tu tu étais allé à la cuisine chercher ce quil restait de chocolat pour faire comme elle ! "Jenny évoquait ses souvenirs comme si sa fille nétait déjà plus là. Leo ne voulait pas entendre cela, il voulait penser que sa fille devrait se consacrer sur son avenir.
" Tu savais toi quelle avait un amoureux ? "
Jenny le scruta, surprise. Toute trace dinquiétude avait disparue.
" Quoi ? Qui ? Comment le sais tu ?
- Alors il semble, que nous sommes les seuls, ses propres parents, à navoir rien vu venir.
- Mais de qui est-elle amoureuse ?
-Tu ne me croiras pas si je te le dis !
- Pas plus si tu ne me le dis pas.
- Elle est amoureuse de Sam.
- Sam Seaborn ?
- Et il semble que Sam soit fou delle aussi.
- Ma petite fille et Sam Seaborn.
- Tu crois que les ennuis commencent ?
- On parle de Sam Seaborn ?
- Elle est heureuse son regard sillumine lorsquil est là
- Ah Leo notre petite fille nest plus si petite, il est peut-être temps quelle fonde sa propre famille !
- Oh la Jenny, ne mets pas la charrue avant les bufs tu veux ! Ils ne sont pas mariés, elle nest pas enceinte. Rassure moi, elle nest pas enceinte ?
- Non, elle nous laurait dit. Jespère. En toute honnêteté, je rêvais de mieux comme gendre.
- Tu aurais du voir Sam je ne lavais jamais vu comme ça. Je crois quelle ne sera jamais plus en sécurité quavec lui. Un véritable lion en cage. Il est à Clearlake. Il attend des nouvelles. "
Bureau de Josh-17h39
" Donna " hurla-t-il de son bureau. Et son assistante lui répondit
sur le même ton.
" Josh ?
- Je viens davoir le FBI, apparemment ce type aurait enlevé sa fille, et laurait placé on ne sait où. La petite sappellerait Beth Rampling, ou Beth Trevis on en est pas sûr. Lenfant serait chez la mère dune certaine Agnès Marshall, mais on ignore son nom.
- Tu me donnes tous ces détails pour me faire plaisir ou pour taider à porter ce lourd fardeau ?
- On ne plaisante pas avec la vie dun enfant !
- Quest-ce quil faut que je fasse ?
- Que tu retrouves la mère de Marshall, et la môme, je croyais que cétait logique. "
Josh longea le couloir pour rejoindre Toby. Donna le suivit sur quelques mètres et larrêta.
" Josh ! Tu sais je voulais te dire quelque chose tu ne mentendras pas le redire, cest bien assez dur Jadmire vraiment ta manière de travailler, et lénergie que tu mets dans tout ce que tu fais, et ta passion pour ton métier, et tout ce que tu fais pour cette école et pour tout le reste.
- On ne plaisante pas avec la vie dun enfant, pas plus quavec celle de Mallory ou de nimporte qui dautre. Jaurai réagi comme Sam si tu avais été retenue en otage là bas. "
Donna ne répondit pas. Elle sourit et sentit le pourpre lui monter aux joues. Jamais elle navait entendu quelque chose de si beau. Surtout venant de Josh.
Clearlake-18h41
Mallory était à bout de nerf, morte de faim, épuisée,
à la fois physiquement et nerveusement. Elle ne comprenait pas comment
les enfants réussissaient à rester aussi sages et silencieux.
Tout en ce type lexaspérait. Et elle ne le craignait même
plus après avoir passé plus de dix heures dans la même pièce
que lui.
" Combien de temps allez vous nous garder comme ça ? Les enfants ont faims, ils sont fatigués, ils ont peurs, et pour couronner le tout, il y a un cadavre sur le plancher ! "
Elle ne voulait pas craquer et se laisser aller à pleurer comme elle en avait envie. Pas devant les enfants qui avaient besoin quon leur remonte le moral. Et une fois de plus, elle pensa à Sam. Elle tentait de se le représenter chaque fois quelle sentait quelle allait fondre en larmes. Elle voyait tout dabord ses yeux bleus. Un bleu intense, dans lequel elle aurait pu se noyer, durant des heures. Puis ses cheveux, dans lesquels elle rêvait de glisser ses doigts. Son nez, si fin. Et ses lèvres si douces Ce baiser, la veille, qui lavait rendue toute chose Il embrassait comme un Dieu. Mais en dehors de ce portrait quelle se dressait, rien ne pouvait lui faire oublier quelle était encore au milieu de ses élèves, à les rassurer et calmer. Puis elle se rendit compte que de toute la journée, seule elle et Helen avait eu le courage de se lever, elle se félicita davoir été là, les enfants seraient peut-être morts de peurs si elle ne sétait pas montré si courageuse face à un tueur. " Mal, tu te fais des compliments qui nont pas lieu dêtre. "
" Dites ! On en a encore pour longtemps ? " lança-t-elle à Trevis.
Bureau de Leo-19h27
Josh gardait le téléphone près de son oreille. La tension
sintensifia, et tous les regards étaient tournés vers lui.
" Je ne quitte pas. " dit-il à son interlocuteur au bout du fil. Il regarda chacun des membres du staff, ainsi que le Président qui venait douvrir la porte du Bureau Ovale, et enfin les McGarry.
" On vient de minformer quun autre coup de feu a été donné, jattends den savoir plus " leur expliqua Josh. Et les quelques secondes qui sécoulèrent parurent une éternité. Ils imaginèrent chacun tous les scénarios possible, particulièrement celui où il arrivait quelque chose à Mallory.
Devant clearlake-19h27
Suivi du Chef du FBI, Sam se rua à lintérieur sans même
avoir attendu laccord des agents. Son cur battait à tout
rompre, espérant que rien ne lui soit arrivé. Il réalisa
combien la perdre serait la pire chose qui pourrait lui arriver, il réalisa
combien il laimait, combien il était prêt à tout sacrifier
pour elle. Tous les agents du FBI se ruèrent dans la salle de classe.
Et la première chose que Sam aperçut lorsquils poussèrent
la porte était un cadavre étendu sur le sol, recouvert dune
sorte de drap plus ou moins blanc. Il ne pouvait défaire son regard mais
se força à rechercher Mallory. Il aperçut lhomme
au treillis blessé, que les agents mettaient à terre. Et il vit,
dans un recoin, les boucles rousses et la frimousse familière quil
aimait tant. Il ne soccupa même pas des types du FBI qui se chargeaient
de faire sortir les enfants. Il courut vers elle et la prit dans ses bras. Mallory
se sentit soudain en sécurité. Plus rien navait dimportance
que ses bras où elle se sentait en paix, heureuse et vivante. Ainsi à
labri, elle se mit à sangloter contre son épaule. Sam lui
caressa les cheveux dun geste doux et la réconforta comme il le
put.
" Shhtt calme toi, je suis là, tout va bien Nous étions tous inquiets, et je crois quon devrait aller retrouver ton père. "
Mallory ne répondit pas. Toute la journée quelle venait de vivre défila comme un film dans sa tête, en particulier ses conversations avec linconnue à qui elle avait ouvert son cur.
Devant son silence, Sam recula pour voir son visage. " Mallory ? "
Mallory leva les yeux pour plonger une fois de plus dans les siens.
" Non, les agents du FBI doivent être en contact permanent avec la Maison Blanche, Papa saura assez tôt que je vais bien. Il y a quelque chose de plus important que je dois te dire Sam. Jai eu presque douze heures pour réfléchir, et la seule chose à laquelle je pouvais penser, cétait toi.
- Ah oui ? " dit-il avec un sourire.
- Toi, toi, toi, et je déteste penser à toi. Parce que quand je pense à toi, je suis obligée dadmettre je suis obligée dadmettre que
- Non, attends " la coupa Sam. " Moi aussi, jai pensé à toi toute la journée, et pendant cette journée, je me suis demandé pourquoi je réagissais comme ça. Pourquoi tout à coup, la chose la plus importante pour moi, cétait de te serrer dans mes bras et de tavoir à mes côtés ? Et jai cherché, pendant toute la journée, il ny a quune seule raison. Alors tu lacceptes ou non mais je ne peux plus vivre sans toi, sans tes sourires, ton regard, tes mains, ta peau, sans tes remarques, sans tes caprices, sans tes compliments aussi, je taime et te perdre Lidée de te perdre sans jamais avoir pu te le dire ma rendu fou, durant toute la journée.
- Je naurai pas dit mieux "
Mais Mallory avait finalement obtenu quil ouvre son cur en premier, comme elle lavait attendu, alors quelle était enfin prête à lui avouer ses sentiments.
" Je taime Sam, je naurai pas voulu mourir et te laisser sans le savoir. "
Sam lui sourit, du plus beau sourire dont une femme rêvait, et il prit son bras pour aller retrouver Leo et le reste du staff.
" Mais tu sais " commença Mallory, " ce nétait pas si effrayant ! "
Sam lui répondit aussitôt : " Cest sûr. Mais tu sais, à la Maison Blanche on na pas que parler de cette affaire, on avait tant de choses à faire, dont un discours pour les sciences et les arts.
- Oui, je te crois sur parole !
- Dailleurs, je ne suis pas ici depuis longtemps jai pas arrêté de bosser sur ce discours et aussi sur un projet de loi pour la récolte de roses bleues.
- La récolte de quoi ? "
Ainsi séloignèrent les deux jeunes gens, bras dessus, bras dessous, avec la satisfaction dêtre en parfait accord. Et comme pour que cette harmonie des corps ne devienne pas une habitude, ils reprirent leurs chamailleries aussitôt le pas de lécole franchit.
THE END
Par Anna