


Chapitre Premier
Un mois avant les événement de Vecteur prime…
Mara ouvrit les yeux.
La chambre encore sombre mais faiblement éclairée par la fenêtre paraissait aussi bien réveillée qu’elle. Etendant son bras de l’autre côté du lit, elle ne fût pas surprise de constater que son époux s’était réveillé avant elle. Une chose était sur, Luke était du matin…
La jeune femme aux cheveux longs et auburn se frotta les yeux et lorsqu’elle les rouvrit, elle se demanda presque quelle était cette chambre qui n’étais pas la sienne, sur Yavin IV. Elle ne se sentait pas encore chez elle dans l’appartement de Coruscant dont Luke avait pris récemment possession, ce qu’elle trouva ironique. Ancien agent secret et personnel de Palpatine ; Mara connaissait fort–bien la cité–monde, et ce depuis des lustres… La main de l’Empereur, comme le tyran l’avait baptisé, avait en effet accompli de nombreuses missions dans les bas–fonds de la Cité Impériale.
En fait, elle s’était très vite habituée à l’Académie, il fallait dire que Luke avait tout fait pour… Mais elle avait vite compris pourquoi son mari désirait une résidence secondaire dans la plus grande métropole de la galaxie, il n’avait pas eu besoin de le lui dire. Depuis qu’il s’était mis en tête de redonner vie au fameux Conseil Jedi (celui–là même qui de nombreuses années auparavant, était le symbole de la paix et de la coalition de l’Ancienne République,) de nombreuses entrevues avec un autre conseil, bien vivant celui–là, étaient à prévoir.
Luke était donc préparé à affronter le Conseil de la République, même si sur ce point, Mara partageait le point de vue de Jacen, à savoir que son oncle n’avait pas besoin de demander l’autorisation au gouvernement pour refaire vivre le Conseil des Jedi. C’était une affaire qui ne concernait que la Chevalerie. Mais Skywalker voulait se présenter devant les politiciens et ainsi prouver sa bonne foi et celle de tous les autres Jedi (ce qui n’était pas gagné d’avance,) il s’agissait là sûrement du plus grand but de sa vie depuis que l’Académie est à présent en parfait fonctionnement. Selon lui, il ne restait plus qu’à reformer le haut Conseil Jedi pour que son travail de restauration de l’Ordre soit achevé. Sur ce point, Mara n’était qu’à moitié d’accord, il restait beaucoup à faire et de toutes façons, son mari n’était pas encore bon pour la retraite (on pouvait d’ailleurs se demander si les Jedi y en avaient droit, histoire d’irriter une fois de plus le vieux Borsk !)
Ressusciter l’institution la plus respectée de la vieille République n’allait pas être chose aisée, sachant que ce cher Palpatine avait fais tout ce qui était en son immense pouvoir pour détruire tous documents ayant un rapport avec les Chevaliers. Mais Luke avait démontré son efficacité de Maître Jedi depuis longtemps, en commençant par offrir à la galaxie le retour de ses premiers défenseurs. Et sa femme avait toute confiance en l’aboutissement de ce projet.
A ce jour, de nombreux Jedi étaient parsemés aux quatre coins de la galaxie, mais ce n’était pas forcément une bonne chose. On envoyait à son époux chaque semaine des rapports stipulant que les Jedi se comportaient comme s’ils étaient la police galactique. L’un des noms les plus cité était celui de Wurth Skidder (le " renifleur " comme l’appelait Jaina, d’autre allaient plus loin en le baptisant " l’aspiro ",) un Chevalier qui n’en faisait qu’à çà tête et qui était bien connu à l’Académie pour cela, mais il n’était pas la principale préoccupation de Luke.
Le pire pour son bien–aimé avait été d’apprendre que Kyp Durron et son apprenti Miko Réglia avait créé un escadron de chasseurs parcourant la galaxie à la poursuite de contrebandiers. Luke avait été consterné d’apprendre cela pour la simple et bonne raison que Kyp faisait partie de la première " promotion " de chevaliers "nouvelle génération" qu'il avait formé. Il s’était donné beaucoup de mal (et le mot était faible) à lui inculquer les voix de la Force sachant son passé difficile et les épreuves qu’il avait parcourues. Mara s’en souvenait bien, elle avait étudié à l’Académie à la même période alors qu’elle était à l’époque l’assistante de Talon Karrde pour son organisation de… contrebandiers. Voilà pourquoi elle n’approuvait pas du tout ce que Durron faisait à l’heure actuelle.
De plus, indirectement à cause de ces Jedi un tantinet rebelles (si on voulait bien oublier l’adjectif,) de nombreux sénateurs et autres politiciens de la République commençaient sérieusement à penser que les Chevaliers Jedi et leurs " tours de magie " devenaient une menace pour la galaxie. Borsk Fey’lya en personne en faisait parti (même si ses appréhensions vis à vis des Jedi ne devait pas dater d’hier.) Un comble pour ceux qui étaient revendiquaient être les protecteurs de cette dernière.
Une raison de plus pour revendiquer l’existence d’un tel Conseil. Mais celui–ci n’allait pas tout résoudre, pour les cas les plus perturbateur comme Kyp, Luke devrait s’en charger personnellement, avec elle comme appuis.
Mais tout cela n’était pas à l’ordre du jour. Aujourd’hui, elle avait envie de passer une journée tranquille avec son mari. Elle s’étira une dernière fois, se découvrit de la couette et se leva… pour immédiatement retomber sur le lit.
Elle avait oublié qu’en ce moment elle était très faible, c’était sûrement une des raisons de son réveil tardif. Cela faisait maintenant bientôt trois mois qu’elle était atteinte de ce mal inconnu… et dévastateur, au même titre que certains membres importants de la Nouvelle République. Heureusement, Mara combattait la maladie grâce à la Force, la repoussant sans jamais la vaincre. Le jeune femme essaya de chasser de son esprit une vision d’elle–même dans un hôpital, maintenue en vie grâce à des machines… En effet, les autres personnes atteintes étaient pour la plupart maintenant décédés, bien qu’il en restait encore deux en sale état dans des hôpitaux de la capitale. Les meilleurs médecins de Coruscant étaient impuissants : ils ne connaissaient ni l’origine du mal, ni la façon de le combattre. Le mieux qu’ils avaient pu faire était d’annoncer qu’il s’agissait d’une maladie dégénératrice. Au jour d’aujourd’hui, elle était la seule malade qui puisse encore tenir sur pieds avec un autre : le Général Arvey Botwiritz, un militaire de la République qui commandait, jusqu'à ce que la maladie ne le frappe, la prestigieuse Troisième flotte.
Elle avait éprouvé le désir de rencontrer le militaire récemment, un homme digne et charmant qui méritait à vue d’œil son grade et ses fonctions. Mais elle avait surtout pu ressentir en lui une volonté hors du commun. D’après les dernières nouvelles, Botwiritz profitait de sa retraite anticipée dans le calme de sa résidence de Chandrilla, tandis que l’état des autres patients empiraient jours après jours. Hier encore, un patient avait succombé…
Depuis toutes ces nouvelles, Luke et sa famille étaient très inquiets pour elle, ce qui l’énervait au plus haut point. Après tout, elle n’était pas encore morte! Cependant, selon les médecins, il en fallait peu pour que les derniers cas ne succombent sous peu. Encore une fois heureusement, la Force maintenait la maladie en respect… pour le moment.
Mara cessa de se tourmenter l’esprit. Elle inspira une fois, fermis les yeux, ralentit son souffle et fit appel à la plus puissante de ses alliée, la faisant voyager dans tout son être. Elle se concentra pour trouver quel endroit de son corps le mal attaquait ce matin. Car la maladie n’était pas un virus comme les autres. Il paraissait intelligent, et semblait savoir où et quand attaquer et à quel moment il était bon de se replier, tel un militaire de carrière. La preuve en était qu’il avait voulu prendre l’offensive alors que Mara venait de se réveiller et qu’elle n’avait pas les idées claires, par surprise…
Après quelques secondes de sondage, elle repéra le mal qui s’attaquait aujourd’hui à son foie. Elle se concentra plus intensément encore et prit l’offensive, repoussant le virus assez facilement, comme souvent, faisant méthodiquement disparaître toute trace du virus de l’organe, petit à petit, parant chaque nouvelle attaque de l’adversaire, lui interdisant la possibilité de fuir, l’encerclant... Mais comme à chaque fois, le mal disparut mystérieusement dans les méandres de son corps, et le Maître Jedi perdu sa trace. Encore.
Mara rouvrit les yeux, frustrée. Cela se passait toujours de cette façon : elle avançait, gagnait du terrain et prenait l’avantage, puis l’ennemi se volatilisait du champs de bataille, comme par enchantement. La jeune femme savait qu’elle n’avait gagné qu’une bataille, pas la guerre. La maladie était toujours là, et elle se sentait toujours aussi faible. Plus qu’avant même puisqu’elle avait livré un rude combat. Elle soupira, il fallait qu’elle trouve le moyen d’en finir avec cette adversaire ; elle en avait assez de voir ses amis se faire du souci. Ils n’étaient pas au petit soin pour elle, mais elle savait ce qu’ils pensaient, elle le lisait dans leurs yeux : de l’admiration dû à son courage et à sa détermination. C’est vrai, qu’il s’agissait sûrement des adjectifs qui pourraient le mieux la caractérisé, mais ces regard d’admiration teinté de… pitié la rendait folle. Il s’agissait de son combat et elle allait le mener jusqu’au bout, peu importerait l’issue, du moment que le regard des autres redevienne celui d’avant sa maladie.
La femme aux yeux vert se leva, pour de bon cette fois, et alla ouvrir le volet de la fenêtre sans regarder au dehors, les immenses griffe–ciel et la circulation toujours surchargée de Coruscant était loin d’être la première chose qu’elle voulait voir en un début de matinée ! Elle jeta un coup d’œil au chrono à son poignet et fus surprise de constater que la matinée en question était déjà bien commencé ! Son " combat " avait également pu durer un bon moment sans qu’elle s’en rende compte, la notion de temps dans la Force était très relative, mais elle préféra se pencher au problème une autre fois… voir jamais, ce qui était plus probable !
Elle se dirigea ensuite vers la salle d’eau, pièce adjacente à la chambre maintenant complètement illuminée. Elle se dévêtit de la courte chemise de nuit que Luke lui avait offerte et sourit, elle la portait plus pour lui faire plaisir qu’autre chose… Mara entra alors sous la douche et y resta un long moment, ce qui la relaxa. Quand elle en sortit, elle était détendue et avait oublié son réveil difficile. Enfilant un peignoir après s’être séchée, elle se dirigea vers le salon.
Mara ne fût pas surprise de voir son époux assis devant son bureaux (seul meuble de l’appartement vraiment en place), lui aussi vêtu d’un peignoir légèrement plus sombre que celui de sa femme, regardant son holo–console d’un air tendu, une main soutenant son menton. Elle s’approcha de lui, le sourire aux lèvres. Quand le Jedi aux cheveux blonds mais grisonnants avec l’âge détourna son regard, un sourire apparût également sur ses traits, effaçant toutes traces d’inquiétudes.
– Bonjour, fit–il en tendant la main.
– Hello Skywalker.
Cette habitude qu’avait pris l’épouse de Luke de l’appeler par son nom de famille (et le sien depuis maintenant cinq ans) était avant tout un mot tendre, rappelant l’époque ou elle était son ennemie et la façon dont ils avaient pus découdre des obstacles qui leur barrait la route. Après tout, elle voulait le tuer avant même de l’avoir rencontré, ce qui n’était pas des meilleurs bases pour commencer une relation. Mara accepta la main de son époux, se pencha et lui donna un long baiser.
– Tu as bien dormi ? dit–il en caressant les cheveux encore humides de sa belle.
– Plutôt. Tu es encore en train de travailler, dès le matin ! s’exclama la jeune femme.
– Je ne travaille pas. Pas encore. Non, je regarde juste les nouvelles du jour. Vois par toi–même.
Remarquant que l’air dépassé était réapparut sur les lignes de son époux, Mara s’accroupit et regarda l’écran.
Le Corellien enchaîné (nom du principal journal de Corellia qui tenait son patronyme de l’époque ou l’empereur contrôlait la planète et surveillait la presse) annonçait en première page :
Le chevalier Jedi Kyp Durron, ancien apprenti de Luke Skywalker en personne, et son escadron " les apôtres de la vengeance " fait de plus en plus parler de lui : ils ont une fois de plus montré leur efficacité à démanteler les marchés illégaux de notre système.
En effet, un nouveaux groupe de contrebandiers avait élu domicile en plein Coronet. Il s’agissait certes d’une nouvelle organisation mais selon les installations découvertes par les apôtres puis par les autorités locales, ceux–ci avaient les moyens de prospérer à une vitesse hallucinante selon le Jedi Durron. Les hors–la–loi ont cependant affirmé que leur réseau ne s’étendait uniquement que dans le secteur corellien, ce dont l’escadron doute au plus au point.
" Nous sommes quasiment sûrs que le réseau est en fait beaucoup plus important qu’il n’y parait. Nous confie Kyp Durron. "
Celui–ci nous a également appris qu’il avait déjà placé cette affaire en tête de liste des missions de son équipe.
Le reste de l’article comportait des questions posés à la population corellienne et des témoignages des forces de l’ordre, stipulant que le Jedi avait certes rendu service à Corellia, mais qu'il n’avait pas à agir comme s’ils avaient une autorité supérieure à celle de la Police planétaire.
Tous cela était ponctué par un holo de l’escadron, ou tous les membres levaient les mains ou faisaient des signe de victoire. Miko, lui était assis sur un grande caisse contenant de la marchandise au centre de l’holo, souriant. Seul Kyp, adossé contre une rambarde paraissait calme mais visiblement fier de son équipe, le petit rictus en coin qu’il lui était caractéristique en témoignait.
– Il s’est encore pris pour un héros.
– Et encore dans le système Corellien, rappela Luke, plongé dans ses pensés. Ce n’est pas étonnant, ce système a toujours été propice à la contrebande.
Son regard fixant le vide et sa façon de parler renseigna son épouse que Luke était profondément attristé.
Mara éteignit la console et se plaça derrière le fauteuil de Luke. Elle commença un massage improvisé.
– Regardez–moi ça ! A peine sorti du lit et déjà tendu comme un quermien !
La remarque fit réapparaître de nouveau un sourire chez le Maître Jedi qu’il essaya de le dissimuler à son épouse en baissant la tête de nouveau (et surtout pour ne pas lui montrer qu’elle avait une fois de plus raison, la preuve en était que le massage apaisa vite ses épaules et sa nuque). Appréciant ce moment, il resta dans cette position un long moment, puis reprit la parole :
– Je n’aurai jamais pensé, quand j’ai formé Kyp il y a maintenant quatorze ans, qu’il aurait pus se comporter de cette façon…
– Quatorze ans déjà, ça ne nous rajeunit pas tout ça dis–moi !
Luke inspira mais n’avait pas perdu son sourire même si le goût amer de la déception se lisait sur son visage. Mara avait le chique de toujours lui remonter le moral.
– En fait, reprit Mara, tu prends cette affaire beaucoup trop à cœur à mon goût. Tu devrais penser à autre chose… comme moi par exemple !
– Tu trouve que je ne pense pas assez à toi ?!
– Tout à fait ! Entre cette histoire de Jedi s’amusant un peu partout et celle du conseil, je me demande s’il reste de la place pour moi ! déclara–t–elle en finissant sa phrase par un magnifique sourire.
– Ne t’en fait pas, tu garderas toujours la première place répondit le natif de Tatooine avec sérieux.
– De toutes façons, je te le rappellerai assez souvent crois–moi ! Maintenant dis–moi quand penses–tu trouver le temps pour ranger toute cette pagaille, fît Mara en s’asseyant sur les genoux de son époux.
Luke détourna le regard vers l’ensemble du salon ou s’amoncelait cartons et caisses de déménagement. En effet, l’appartement était encore triste. Luke et Mara n’avaient pas eu assez de temps à donner à leur demeure secondaire un aspect chaleureux. Aucun meubles, aucun appareils ménagers ne la décoraient, seuls la chambre avait été équipé d’un lit et le salon d’un bureau.
– C’est vrai que ce n’est pas encore très accueillant.
– Autant que la caverne d’un rancor. Crois–moi, je vais vite m’occuper de la déco ! Ou alors, je vais retourner sur Yavin IV.
– Pas aujourd’hui, je ne le crains. Nous devons aller voir ma sœur.
En effet, Leia avait demandé à parler avec Luke et sa femme dès leur arrivé sur Coruscant. Leur dévoilant qu’elle devait leur faire part d’autre chose, en plus de l’entrevue entre son frère avec le conseil républicain qu’elle planifiait pour lui. Tous deux ne savaient pas de quoi il s’agissait.
– Je n’ai pas oublié dit–elle en faisant fouetter sa longue chevelure rousse. Ca tombe bien d’ailleurs, je dois parler à Jaina.
– A propos de ? questionna Luke
– D’une question que je lui ai posée, elle me doit une réponse.
Luke, trouva que Mara avait l’air absente après lui avoir répondu, mais il n’essaya pas d’en savoir d’avantage. Jaina étais son élève, et il n’avait pas à intervenir dans sa formation, et celles de ses frères, Jacen et Anakin lui donnaient assez de travail comme cela !
– Finalement, l’idée de ces petites escapades pour échapper à l’Académie est excellente. Je ne remercierais jamais assez Tionne et Kam, fit Luke.
– Ce n’est pas moi qui te contredirais, et les enfants avaient besoin de vacances, que leurs parents s’occupent d’eux ! Mais je le répète, on à intérêt à vite donner un peu de coquetterie dans cette demeure.
– Si tu veux, on peut faire le tour des magasins, avant d’aller les voir, à conditions de s’habiller vite et qu’on y aille de ce pas.
– Non.
– Non ?
– Je n’ai pas envie de m’habiller. J’ai de meilleurs projets pour cette fin de matinée, dit–elle avec un brin de malice dans la voix.
– Lesquels ?
Mara colla son front à celui de son mari et fit d’une voix suave :
– Suis–moi dans la chambre si tu veux le savoir.
Sans rien ajouter de plus, Mara se leva et se dirigea vers la pièce d’où elle était venu. Luke la suivit du regard et remarqua qu’elle avait laisser glisser son peignoir sur le sol juste avant de sortir de la pièce. Un large sourire apparut sur son visage et le fameux Maître Jedi se leva de son fauteuil. Il resta un court moment debout devant son bureau à fixer la console…. Avant de se mettre à courir comme un enfant vers la chambre.
Un escadron de chasseurs sorti de l’hyperespace bien loin de l’atmosphère de Tralus. Quatorze vaisseaux au total, presque tous différents les uns des autres (et pour la plupart d’ancien modèles,) volaient en formation quasiment parfaite. Les apôtres de la vengeance adoptèrent alors une formation serrée derrière les deux chasseurs de tête : deux aile–X dernier modèle : celles de type XJ, généralement utilisés par les Chevaliers Jedi.
Kyp Durron préférait désactiver l’hyperdrive plus tôt pour vérifier la topographie de la planète, tout correspondait. Le Jedi n’était jamais venu ni sur Tralus, ni sur sa planète jumelle Talus. Les mondes doubles étaient beaucoup moins touchés par la contrebande et les actes de piraterie que les trois autres planètes du système Corellien. Lui et son escadron étaient parti de Corellia quelque heures auparavant et avaient fait escale sur Selonia pour continuer leur enquête.
Ce nouveaux groupe de contrebandiers avait fortement étonné Durron par son efficacité. Lorsque les apôtres avaient infiltré l’entrepôt qui avait été leur repère de Coronet, ils avaient trouvé un réseau très bien organisé et des stocks d’armes dernier cri pour la plupart… Et le fait qu’aucun chef n’ait été arrêté ne voulait pas signifier qu’il n’y en avait pas. Le personnel de l’entrepôt avait d’ailleurs l’air de ne pas savoir ce qu’il se passait malgré l’efficacité avec laquelle tournait la boite… Il en était convaincu, cette organisation était beaucoup plus importante qu’elle ne veuille le faire paraître.
– Ici le contrôle spatiale de Tralus au groupe de chasseurs inconnus, veuillez vous identifier.
Il ne saurait dire exactement l’importance de cette organisation mais il pensait que le repère de Coronet n’étais qu’une sorte d’avant poste pour garder un contact avec les affaires du système, et que le véritable business se déroulait ailleurs. C’était la raison de leur escale sur Selonia : trouver des informations, ce qui les avaient conduit ici.
– Un problème Kyp ?
La voix de Miko Reglia lui fit faire un sursaut.
– Non, aucun. Je réfléchissais c’est tout, dit–il avant de changer la fréquence de son communicateur. Ici le chevalier Jedi Kyp Durron ainsi que mon escadron, nous venons sur Tralus pour enquêter.
La voix masculine du contrôle soupira, les récents exploits des apôtres devaient être déjà parvenu jusqu’ici. Il réussit à entendre également un " ben voyons ! " de ce dernier qui parlait dans sa barbe. Après quelques minutes d’attente qui devaient sûrement servir à la voix d’obtenir les autorisations nécessaires, de choisir un lieu d’atterrissage, et sûrement pour énerver quelque peu son interlocuteur, celle–ci reprit :
– Vous avez l’autorisation d’atterrir, je vous envoie les coordonnées.
Celles–ci arrivèrent en quelques secondes, réceptionnées par Quatrelle, le droïd Astromech de Kyp. Comme il avait pus s’en douter, la région concernée était assez éloignée de la capitale : Tedin ou il voulait se rendre.
– N’y aurait–il pas un moyen de se poser sur l’astroport de Tedin ? C’est là que j’ai… à faire.
– L’astroport de Tedin est complet, désolé. Il y a une convention d’archéologie.
– La convention Antone, oui bien–sur, elle s’est terminé la semaine dernière, je me trompe ? répliqua le chevalier, content de sa répartie.
– C’est vrai, mais il ne reste pas assez de place pour tous vos appareils de toute façon, répondit la voix, visiblement contrariée.
– Ce n’est pas un problème, seul moi et un de mes hommes viendront dans ce cas. Vous avez bien une place pour deux chasseurs monoplaces je suppose ?
Kyp savait qu’il avait gagné la joute verbale lorsque le contrôle soupira une nouvelle fois.
– Voilà votre nouvelle destination, plate–forme Seize. Bienvenue sur Tralus, fit le contrôle d’une voix résignée.
– Merci infiniment, répondit–il affichant son fameux sourire en coin, avant de basculer vers la fréquence de l’escadron. Vous avez entendu les enfants ? Vous restez en orbite haute. Miko tu viens avec moi, on n'en aura pas pour longtemps…
–Tu vas finir par me dire ce que tu compte faire ? dit Miko Reglia.
Lui et son maître avaient quitté l’astroport il y a quelques minutes maintenant et Miko semblait trouver que les rues s’obscurcissaient au fur et à mesures de leur marche.
– J’ai comme qui dirait un contact ici, répondit Kyp.
– Tu penses pouvoir trouver des infos sur cette planète ? Sur Selonia j’aurai compris, mais sur Tralus...
– Chaque demeure a sa fausse septique.
– Pardon ? fit l’élève qui ne comprenait visiblement pas la… poésie de Kyp.
– Je veux dire par–là que chaque planète comporte un ou plusieurs endroits mal famés.
Miko jeta un coup d’œil vers son professeur et ne trouva en lui aucune émotions discernable, Kyp était un homme robuste et imposant pour un trentenaire ; ses cheveux noirs coupé courts et son visage sans défauts (malgré sa jeunesse difficile,) faisait de lui l’image type du parfait Chevalier Jedi pour son disciple.
L’adolescent fit attention à son entourage et son inquiétude se confirma. Le maître et l’apprenti se trouvaient maintenant dans une impasse encore plus sombre que la rue d’où ils venaient mais une forte lueur se faisait percevoir au fond de celle–ci. Comparant l’allée (il ne savait pas trop pourquoi) à la gueule d’un énorme monstre aux dents multiples, Miko posa instinctivement sa main sur son sabre laser.
– Tu n’en auras pas besoin, fit Kyp qui avait gardé le même air détendu depuis leur sortie de l’Astroport.
Miko décida de voir positivement les choses et se relaxa en utilisant une technique traditionnelle Jedi. Et puis, il était avec son maître, rien ne leur arriverait.
La lueur se révéla être un bar ou un night–club assez animé. Miko commençait à comprendre ou Kyp voulait en venir…
Il entrèrent dans la cantina nommée le passe–passe qui, contrairement aux rares autres que Miko ait pu visiter avec son maître, semblait très calme, aucune musique et aucun bruit si ce n’était les voies humaines (ou pas) et les verres qui trinquaient.
Ils ont sûrement déjà descendu le groupe de jizz, pensa l’élève.
Kyp se déplaçait dans l’établissement comme un habitué même si tous les regards se tournaient vers lui. Miko, lui, préférait amplement rester sur ses gardes. Tout en avançant, il jeta un coup d’œil à gauche, puis à droite, avant de percuter il ne savait trop quoi. Lorsqu’il regarda devant lui à nouveau, il ne perçu que du vert, un gros ventre vert en vérité. Sachant déjà à qui il avait à faire, l’adolescent déglutit avec peine et leva la tête bien haut. Comme il s’en était douté, il faisait face à un Gamoréen qui le surplombait largement. L’extraterrestre à l’aspect porcin lui lançait un regard noir tout en s’essuyant la lèvre inférieure de la bave qui y pendait. Miko essaya d’afficher un sourire sympathique… en vain.
– Désolé, fit–il d’une petite voix.
Le Gamoréen ne répondit que par un grognement avant de continuer son trajet vers la sortie. Miko, heureux d’être rester entier, s’écarta de son chemin et suivit la créature, uniquement vêtue d’un pantalon trop court et d’un gilet aussi vert que sa peau, du regard pour s’assurer qu’elle partait bien de l’établissement, et soupira.
J’ai eu l’air d’un imbécile ! songea–t–il.
L’apprenti de Durron reprit sa marche aussi assurément que possible et s’aperçu qu’il avait perdu de vue son professeur.
Oups !
Miko ne céda pas à la panique et regarda attentivement son entourage pour essayer de retrouver Kyp. Il le repéra vite deux table devant lui et accourut à sa suite. Une fois à ses coté, il remarqua que celui–ci se dirigeait vers une table ou bavardait silencieusement un Rodien et un Sulustéen.
Le duo aperçurent un peu tard le Jedi avancer vers eux, les deux compères quittèrent leur table, mais Kyp arrêta au dernier moment le Sulustéen en lui posa doucement mais fermement une main sur l’épaule.
– Non, toi tu reste, Bagy.
Celui–ci sursaut deux fois, la première lorsqu’il sentit la poigne de Kyp, la seconde au moment ou il entendit son nom, confirmant que c’était bien avec lui que le Jedi avait à faire.
– Heureux de faire votre connaissance, Durron ! dit le Sulustéen en se retournant et en voulant se donner un air cool, sans succès.
Miko essaya de se rappeler s’il avait déjà entendu parler de ce Bagy, mais apparemment, seul Kyp le connaissait. Dugo Bagy n’excédait pas les mètre soixante, comme la majorité de ses congénères. Cette espèce avait toujours amuser Reglia. Il était difficile à croire que de pareils êtres, avec leurs grands yeux sombres, leurs imposantes joues et surtout leurs oreilles surdimensionnées, avaient la réputation êtres des as de l’astronavigation.
– Moi de même Bagy, détend–toi, ce n’est pas pour toi que je viens. Pas encore du moins…Asseyons–nous.
Dugo semblait réellement rassuré par le début de la phrase de Kyp, puis il se remit sur ses gardes une fois après avoir entendu la fin. Miko trouva presque la situation comique malgré toutes les paires ou trio d’yeux qui les fixaient.
Il y avait un peu de " Solo " en Kyp !
Les deux Jedi et le contrebandier s’assirent à la table ou siégeaient il y avait encore quelques secondes Bagy et le Rodien..
– Où puis–je trouver Kaul en ce moment ? demanda Kyp aussitôt.
– Vous n’y allez pas par quatre chemins vous ! répondit Bagy, soulagé par la question.
– Vite, pressa le Jedi.
Bagy baissa la tête comme un enfant qu’on grondait.
– Ben, en ce moment je sais seulement qu’il traîne près du noyau.
– Où ?
– Je vous l’ai dit, j’en sais pas plus que…
– Ou ? répéta Kyp plus durement.
– J’ai appris qu’il s’était rendu très récemment sur Coruscant, répondit enfin le non–humain au oreilles de souris après un moment d’hésitation plus court que le précédant.
– Tu vois quand tu veux ! A très bientôt Bagy.
Kyp se leva prestement au grand étonnement d’un Dugo Bagy transpirant qui resta assis, et d’un Miko Reglia qui l’imita et le rattrapa avant d’atteindre la sortie du bar.
– C’est tout ! On est venu pour ça ? s’exclama-t-il.
– Oui, fit un Kyp détendu.
– On a perdu un temps fou, s’exclama l’élève.
– Non, quand on y repense à deux fois on en a même gagné.
– Ha ?
L’apprenti voulut demander comment son maître avait pu tirer une telle conclusion mais son regard fut attirer par les quatre individus qui bloquèrent la sortie du passe-passe. Le duo s’arrêta net.
Le Gran, l’Aqualish et les deux humains – tous étant sacrements baraqués – semblaient bien décidés à ne pas les laisser passer.
Kyp ne semblait pas particulièrement agacé par leur présence. Il regarda l’un après l’autre ceux qui allait s’en l’ombre d’un doute devenir ses adversaires d’ici quelques secondes. Puis, une voix rauque brisa le silence pesant habituel de la cantina.
– Durron !
La voix venait de l’endroit ou se tenait les quatre montagnes, mais aucun n’avait bougés les lèvres, et les Aqualish, qui n’en avaient pas, ne parlaient presque jamais le basic. La voix venait donc de derrière eux.
Pendant quelques secondes, tous restèrent immobiles, Miko approcha sa main de sa ceinture afin de facilement dégainer son arme.
Laisse-moi faire, fit une voix rassurante dans sa tête.
Miko regarda aussitôt son professeur, son expression n’avait pas changée. Il hocha la tête. C’est à ce moment que les quatre costaux s’écartèrent pour laisser passer un cinquième individu.
Génial ! A qui on va avoir a faire maintenant ? Un Wookie !
Le cinquième personnage était un humain également. Un humain… de très petite taille. Si l’atmosphère n’avait pas été si tendue, Miko se serait autoriser à pouffer de rire.
L’homme était chauve et avait le teint rougeâtre. Malgré son costume qui reflétait visiblement les moyens financiers de son porteur, ce monsieur n’avait aucune classe. Un cigare à l’odeur fétide pendait misérablement dans le coin de ses lèvres. Pour compléter le tableau du gangster de pacotille, on ne pouvait retenir de son visage que son nez crochu et son œil droit qui se fermait constamment.
Kyp et le chef des quatre raclures s’observèrent un long moment avant que ce dernier ne le brise.
– Je te retrouve enfin, c’est une aubaine que tu passe par mon établissement !
– Salut Welkins. Tu as encore les moyens de t’offrir un costume pareil ?
Welkins. Vyse Welkins. Ce nom resurgit dans l’esprit de Miko Reglia. Les Apôtres de la Vengeance avaient démantelé son réseau de pirates a la frontières du secteur corporatifs il y a quelques mois seulement. Kyp avait affirmé qu’ils avait porté un coup dur à ce type mais qu’il chercherait à se venger tôt ou tard.
Ce jour était arrivé semblait-il.
Le gangster se mit à rire aux éclats après un moment.
– Tu sais Durron, contrairement à ce que tu pourrait croire, je t’aime bien. En fait j’aime la façon dont tu t’y prend pour mettre des bâtons dans les roues à des gens comme moi : de simples…
– Pirates ? interrompit Kyp.
– Commerçant, finit Welkins. Ton humours aussi me plait. Nous ne somme pas si différents toi et moi en fin de compte.
– Permet-moi d’en douter.
– Allons, ne monte pas sur tes grands rontos ! L’expression presque amicale du bonhomme changea soudain pour devenir celle d’un homme qui savait ce qu’il voulait.
" Je suis là pour faire un marché avec toi. Quel est ton prix pour que tu me laisse tranquille ?
Kyp prit exactement le même air que son interlocuteur, ce qui aurait pu faire frémir Miko s’il ne connaissait pas son maître.
– Voyons Welky. Yu crois vraiment que moi, je m’abaisserai à quelqu’un de ton niveau ?
La remarque ne parut pas irriter le petit homme qui sourit de nouveau, mais d’une façon plus sinistre.
– Bien sur que non Durron, mais par respect pour ta ténacité je me devais de te proposer ce marché pour t’éviter des ennuis auxquels toi et le gamin tu auraient pus échapper. Après ça, ne doute pas de ma clémence quand tu te retrouvera à l’hôpital central de la capitale.
A peine avait-il finit sa phrase que l’humain le plus proche fonça sur Durron. Tout se passa très lentement dans l’esprit de Miko. Le jeune Jedi voulu intervenir mais il se rappela ce que lui avait demander son professeur. Il fit juste un pas de coté pour lui laisser un espace d’intervention suffisant et se prépara pour le spectacle. Après tout, ces gars-là avaient Kyp Durron face à eux.
Le coup de poing droit de l’humain fut facilement intercepté. Kyp lui saisit le poignet et l’envoya continuer sa route par une légère pression dans le dos vers une table derrière lui ou discutaient deux Bith.
L’Aqualish adopta une stratégie plus intuitive en s’approchant petit à petit de son adversaire, imitant sa garde haute. Le Jedi évita deux coups de poing, et para un troisième du bras gauche ce qui lui ouvrit une ouverture. Il enchaîna deux droites sur le visage de l’extra-terrestre et lui administra son genoux gauche dans les cotes ce qui stoppa net l’affrontement.
Restait le deuxième humain et le Gran. Ce dernier inquiétait Miko, cette espèce était reconnu pour leur pulsions agressives. Ce fut au tour de l’humain de prendre les devant. Kyp semblait prendre de l’assurance (ou plutôt plus que d’habitude) et relâcha légèrement sa garde, reculant son poing gauche.
L’homme aurait pu lancer un majestueux coup de pied s’il n’avait pas été aussitôt bloqué par le talon de Durron. Celui-ci profita de l’effet de surprise qu’il avait occasionné pour enfoncer son poing gauche dans le ventre de l’humain et termina son assaut d’un uppercut magistral.
Le Gran, approcha enfin. Plus assuré que ces camarades, il attaqua à une vitesse inhabituelle pour un membre de sa race en lançant son pied gauche. Même en parant des deux bras, Kyp faillis perdre l’équilibre sous la force de l’impact. Heureusement, la Force l’en empêcha, il se reprit aussitôt et décocha un revers de la gauche en pleine mâchoire du Gran. Celui-ci recula, tituba à peine, et revint à la charge. Kyp encaissa une gauche mais évita la suivante, il chargea à son tour se concentrant sur l’abdomen de l’extra-terrestre.
Une dizaine de coup plus tard, Kyp lui administra un magnifique coup de genoux à la mâchoire, ce qui régla son compte. Le Jedi se permit un soupir, et se retourna vers son apprenti, son éternel sourire en coin, clignant de l’œil.
Au moment ou il voulu s’adresser à Welkins, le premier humain abatis une chaise sur son dos. Kyp s’écroula sur le sol avec ce qui restait de la chaise. Secouant la tête, il failli ne pas voir la botte qui allait frapper sa tempe. Il pivota sur lui-même de justesse pour éviter le coup, et fit tomber l’agresseur à son tour par une balayette bien placée. Enfin, il assomma l’homme par un coup de talon sur le front, toujours en étant à terre.
Puis ce fut l’Aqualish qui voulu le piétiner. Il attrapa le pied de la créature d’aspect aquatique et l’envoya voltiger au loin. Le boucan qui lui parvins aux oreilles lui fit comprendre qu’il avait atterrit sur le bar, ou du moins sur une table remplie de verres et de bouteilles.
Se relevant, il enleva la poussière que ses vêtement avaient accumulés sur le sol crasseux de l’établissement de quelques revers de la main.
Miko sourit, une nouvelle fois son maître avait fait ses preuves de guerrier. L’admiration que l’adolescent éprouvait pour lui avait encore grandit.
Le Gran qui venait de reprendre conscience attira l’attention de Miko, il se frottait la mâchoire inférieure endolorie puis sembla chercher quelque chose planquée dans sa veste.
– Kyp ! Attention !
Le Blaster d’un calibre assez honorable qui était apparu dans les mains tira deux salves de laser. En quelques mili-secondes, Kyp avait dégainé son arme. Les deux tir furent dévié vers le plafond par un arc de lumière violacé qui finit sa course juste sous la gorge du Gran en ayant auparavant trancher le canon de l’arme. Ce dernier laissa tomber son blaster et recula quelque peu, mais la pointe de la lame du sabre laser de Durron le suivi.
– Finit de jouer, fit Kyp.
Personne ne bougea ni parla durant un long moment. Seul le bourdonnement de l’arme du Jedi se faisait entendre. Puis Kyp, dont le visage ne reflétait aucune expression discernable, désactiva la lame de lumière et rengaina son sabre à la ceinture, fixant toujours l’individu a terre. Un nouveau moment passa avant que le Jedi se dirige vers la sortie, regardant Welkins comme une proie. Les quelques pas qui le séparèrent du gangster, Kyp les fit très lentement. Le teint écarlate de Welkins devint soudain tout pale.
Toute la cantina avaient les yeux fixés sur la lente marche du Jedi.
Tous semblaient penser que la carrière de Welkins semblait terminée…
Tous furent surpris lorsque Kyp le dépassa et sorti sans rien ajouter.
Tous même Welkins qui laissa tomber son cigare et s’évanouit.
Tous même Miko qui se rendit compte qu’il n’avait plus rien à faire dans cet endroit.
Une fois sortis du passe-passe , Miko rattrapa facilement Kyp qui marchait toujours aussi lentement.
– Et ben. On en a eu du spectacle, fit-il.
Le maître sourit à la remarque, adressant à son disciple un énième clin d’œil. Miko comprit qu’il ne voulait pas aller plus loin dans cette discutions.
– Nous avons ce que nous étions venu chercher, c’est le principal. Bagy est un contrebandier de bas étage et un escroc qui ne réussit pas la moitié de ses coups mais un il reste un bon informateur. Le meilleur qu’on puisse trouver dans le coin… en ce moment du moins. Je savais qu’il traînait dans le système, c’est pour ça que j’ai d’abord pensé à Selonia ou l’on m’a indiqué ce bar dont j’avais déjà entend parler. Le passe–passe est un repère ou nos chers amis les contrebandiers " font une pause " tout en se tenant au courant des nouvelles de la profession si on peut dire ! Je ne savais pas qu’il appartenait à Welkins.
Miko, dont la réponse et les plaisanteries de son maître avaient rendu sceptique, fronça les sourcils.
– La Force ?
– Elle doit sûrement y être pour quelque chose aussi, oui.
Miko ne put qu’acquiescer.
– Et qui c’est ce Kaul ?
– Quelqu’un qui commence à se faire une sacrée réputation, c’est l’un des meilleurs indic du moment, à condition d’y mettre le prix. Il est assez fort pour se tenir au courant du milieu tout en réussissant à ne pas se faire impliquer, et ce depuis la paix entre la République et l’Empire. Et je me suis renseigné, il ne fait pas parti du réseau de Karrde.
– Et tu penses qu’il pourra nous renseigner à propos des événement de Corellia, je me trompe ? Pourquoi ne pas avoir directement demandé à Bagy dans ce cas–là, t’as dit toi–même qu’il est bon.
Kyp ne put s’empêcher d’éclater de rire.
– C’est vrai, mais face à Kaul, c’est comme si tu comparais un bantha à un rancor !
– Je vois, j’ai encore beaucoup à apprendre sur le milieu ! dit Miko en grattant son épaisse chevelure foncée une fois le astroport de Tedin à porté de vue. Donc direction Coruscant, n’est ce pas ?
– Ca va nous faire du bien de revoir un peu une vraie ville !
CHAPITRE II
– Maîtresse Mara, Maître Luke, je suis si heureux de vous revoir ! dit un C–3PO enthousiaste une fois que la porte d’entrée aie glissée.
Le couple de Jedi ne pût que sourire. Tous deux savaient que se serait le droïd protocolaire qui se présenterai à eux en premier, sûrement pour accomplir sa tache de major d’homme comme il se doit.
– Bonjour C–3PO, firent Luke et son épouse à l’unisson en entrant dans l’appartement. Puis se fut un gazouillement plaintif reconnaissable qui se fit entendre.
– Mais non D2, je suis content de te revoir toi aussi, répondit le robot doré au moment ou l’astromech entra à son tour.
Luke et son épouse, habillées en tenue civile, entrèrent discrètement dans le spacieux salon éclairé par l’imposante baie vitrée ou les attendait le clan Solo au grand complet, le maître Jedi s’accorda quelques secondes pour jeter un œil à tout ce petit monde. Tous les membres de la famille se trouvaient à l’endroit même ou il s’attendait à les voir.
Tout d’abord, Solo le père, était assis sur l’un des deux fauteuils de la pièce, celui se trouvant face au canapé et situé au milieu du salon, entre la verrière et l’entrée de la pièce, lui donnant ainsi une vision globale de la pièce.
Bien installé, les jambes croisées, Yan donnait l’air d’un jeune retraité, il ne lui manquait plus qu’une télécommande entre ses mains pour que le tableau soit vraiment réaliste. Il était vrai que Yan était devenu légèrement pantouflard et ce, avant même la paix entre la Nouvelle Républiques et les Vestiges impériaux. Luke savait qu’il y avait une part de vrai dans cette déduction, mais c’était avant tout l’air que voulait dégager l’ancien contrebandier, car ni les batailles, ni les années n’avaient entamé son besoin d’aventures… enfin presque !
" Un homme plein de surprises ", voilà comment on qualifiait souvent le Corellien.
Derrière lui, adossé contre le mur de gauche près de la porte qui menait à la cuisine, son complice Wookie de toujours demeurait silencieux. Chewbacca fidèle a lui–même avait les bras croisés et était attentif au moindre fait et geste de tout ce petit monde.
En face de Luke, Jacen était à demi retourné, les mains dans les poches, scrutant du regard un point fixe à travers la verrière qui donnait sur le tout Coruscant. Regardant quelque chose de précis ou pas, Luke n’aurait su le déterminer s’il ne connaissait pas parfaitement son neveu. Jacen était un observateur né, dans d’autres circonstances il aurait pus devenir espion ou informateur pour la Nouvelle République! La vérité était qu’il faisait attention à tout ce qui se passait dans son entourage, peut être trop. C’était la sa façon de s’assurer que tout était sous contrôle, que tout allait bien… même quant tout allait vraiment bien ! Le Maître Jedi ignorait s’il réagissait comme cela à cause d’un souci de sécurité du à leur ascendance (les enfants avaient souvent été la cible de tentative d’enlèvements, l’une d’elles ayant même réussie) ou si Chewbacca avait déteint sur lui… mais à ce point ! Luke se dit qu’il devrait lui poser la question un de ces jours.
Assis en face de son père sur le bord du sofa, Anakin le cadet avait la tête baissée, les yeux à demi fermés. Luke avait parié à son épouse qu’il chercherait à percevoir leur entrée à travers la Force. L’adolescent avait trop tendance à se fier à elle, beaucoup trop, c’était pour cette raison que son oncle avait fait en sorte qu’Anakin ne les perçoive pas grâce à un simple bouclier mental cachant la présence du couple. Il voulait voir sa réaction quand le dernier–né des Solo s’apercevrait de sa futile tentative.
A coté de lui, sa sœur Jaina et sa mère semblait en grande conversation. La jeune fille ressemblait énormément a sa Leia mais leur caractère était radicalement opposé, ce qui leur valaient souvent quelques… discutions. Le fait que Jaina reproche intérieurement à sa mère la célébrité dont elle était habituée depuis son plus jeune âge à la court d’Alderaan (et dont Jaina ne voulait surtout pas entendre parler,) n’échappait à personne, Elle voulait qu’on la reconnaisse en tant que Jedi (ou en tant qu’excellent pilote dès que cela s’avérait possible), pas comme la fille de Leia Organa Solo, Héroïne de la Rébellion, ancienne Présidente de la Nouvelle république, actuelle conseillère de ce même gouvernement et Chevalier Jedi à mi–temps. Encore une chose que la jeune femme n’acceptait pas : que sa mère ne se soit jamais investit totalement à son apprentissage de la Force, elle qui avait pourtant un potentiel énorme, aussi grand que celui de son frère. Un potentiel qui n’était même pas à moitié exploité.
Cependant pour le moment, rien ne paraissait troubler l’harmonie familiale.
Leia fut la première à remarquer leur présence, la princesse d’Alderaan de leva aussitôt et serra son frère dans ses bras, pendant ce temps Anakin rouvrit subitement les yeux et paru éberlué par la présence du couple. Leia était radieuse même ainsi, vêtue en civil, et le merveilleux sourire qu’elle affichait en dessina un sur les lèvres du Maître Jedi (décidément, elle et Mara avaient ce don.)
– Comment allez–vous tous les deux, fit–elle après avoir embrassé Mara et en les débarrassant de leur veste, les donnant à C–3PO qui fit demi–tour.
– Ma foie, ça fait du bien d’être en vacances, lança Mara avant que son époux réponde. Celui ci pouffa de rire et hocha la tête puis se dirigea vers le centre de la pièce.
Jacen se retourna à son tour, délaissant sa contemplation de la Cité Impériale, avec un sourire en coin.
– On ne vous manque pas trop ? lança–t–il ironiquement.
– Pas du tout, répondit le maître Jedi sur le même ton.
– C’était pas difficile à deviner ! gloussa Anakin qui essaya de ne pas paraître désabusé.
– Pas étonnant quand on connaît ce trio de monstres ! fit Yan tout bas mais assez pour que cela soit compréhensible. Ce qui était voulu bien sûr.
Apres avoir saluer toute la famille au complet, Solo senior se leva et invita le couple à s’installer sur les fauteuils, exigeant que Luke occupe le sien.
– Je ne voudrais pas prendre ton poste de commande !
– Très drôle ! Mais vois–tu gamin j’ai à faire.
– Quel est le problème avec le Faucon cette fois ? demanda Mara en employant le même ton que son mari.
Yan se retourna encore avec un sourire forcé, voyant que la remarque avait causé quelques gloussements.
– Mais nous avons un couple de comiques dites–moi ! Pour votre information Monsieur et Madame Jedi le Faucon va très bien. La preuve en est que je vais aller faire une course avec.
– Tu as besoin du Faucon pour une course ?
– Papa se rends sur Kuat, expliqua Jaina.
– Kuat ? firent Mara et Luke à l’unisson.
– Yan s'y rend à la demande de l’Amiral Kre’fey, continua Leia.
Luke se rappelait bien du Bothan. Traest Kre’fey était le successeur d’Ackbar à la tête des forces armées de la Nouvelle République. Beaucoup avaient vu cette promotion d’un mauvais œil prétextant que le Bothan avait été " pistonné " par Borsk Fey’lya (dont il était un parent plus ou moins éloigné,) suite à son élection au titre de Président. De plus, le fait que Bothawui aie été la cible d’une partie de la galaxie lors de l’affaire de Caamas et que celle–ci avait bien failli être détruite, les mêmes détracteurs restaient méfiants vis–à–vis du peuple bothan stipulant que ceux–ci réclameraient qu’on leur rende leur dignité, ce par tous les moyens.
Même si la tradition militaire bothane datait d’il y a maintenant quelques années, leur ascension à ce niveau n’avait rien arrangé, surtout quand ils avaient commencé la production de croiseurs d’assaut, des croiseurs qui disposaient d’une puissance de feu quasiment supérieure à celle des destroyers stellaires impériaux. Se doter de telles machines de guerres en temps de paix, pouvait clairement choquer ou du moins remettre en questions les attentions bothanes. Une chose était sure, ceux–là ne faisaient jamais rien comme les autres…
Cependant, Luke avait eu plusieurs fois l’occasion de rencontrer l’Amiral Kre’fey et selon son jugement personnel et celui de nombreux de ses amis ayant de l’expérience militaire (Wedge Antilles et Corran Horn en tête), l’Amiral méritait sa position même si elle avait été accélérée suite à de nombreuses démissions de militaires de carrière après la paix entre la République et les Vestiges, dont beaucoup de membres de l’escadron Rogue. En effet, Traest était issue de la principale lignée de militaire de Bothawui, son grand–père et son frère ayant déjà travailler avec ce même escadron, même si leur égaux avait causé leur perte respective. Mais en plus d’accomplir sa tache comme il le devait, Kre’fey était loin d’être aussi fier et imbus de sa personne que la plupart de ses compatriotes. La preuve en était que lui et son cousin Borsk étaient loin d’être sur la même longueur d’ondes.
Encore heureux, pensa Luke réprimant un sourire.
– Et qu’est ce que te veut l’Amiral Kre’fey ? demanda–t–il à son beau–frère.
– Que je fasse le taxi.
– Yan ! s’exclama Leia s’offusquant de la remarque ironique de son époux mais ne cachant pas son amusement.
– Quoi, c’est vrai !
Voyant l’air dépassé de Luke et de son épouse, l’ancienne Présidente expliqua :
– Vous avez sans doutes entendus parler du Vicomte.
– Le premier Star Defender made in Calamari, répondit Mara devançant son mari ; une fois de plus.
– Tout à fait. Le chef des travaux désire l’avis d’un spécialiste avant de finaliser la construction. Pour un projet de cette ampleur il à fait appel à un ingénieur en chef Kuati qui dirigeaient la construction des Destroyers stellaires de classe Impérial II.
Kuat avait été autrefois le principal fournisseur de vaisseaux de Guerre de l’Empire, et à présent l’un des plus prestigieux chantier de constructions républicain avec Calamari et Sluis Van. S’il fallait interroger un pro de la construction de tels vaisseaux, il était clair que Kuat était l’endroit idéal pour le trouver, ce qui était déjà fait apparemment.
– Cà n’agace pas ce cher Borsk ? ricana Mara.
– Figure–toi que c’est lui qui à accepter cette demande !
– Nous parlons bien du même Borsk Fey’lya ? Actuel Président incompétent de la Nouvelle République ? Le Bothan qui à un égaux comparable à une Etoile Noire ? renchérit l’enseignante de Jaina.
– Cette fois la Princesse ne put s’empêcher d’éclater de rire, tout comme les enfants et Chewbacca qui étaient pliés en deux. Même Yan rit ouvertement à la remarque et ajouta :
– Que voulez vous répondre à çà ! Le pire c’est qu’il ne sait pas que c’est un ancien pote aux impériaux qui va toucher à son jouet ! Imaginez sa tête…
Luke, qui essayait de cacher en vain son sourire, reprit :
– Mais pourquoi Yan ?
– Le projet étant encore Top–Secret, Fey’lya et Kre’fey voulaient quelqu’un de confiance et compétant qui agirait en toute discrétion répondit Leia doucement en essuyant une larme à son œil.
– La question est : Dois–je me sentir flatté ? ronchonna Solo. Bon c’est pas tout mais j’ai un colis à aller prendre. Solo s’anima soudain et se pencha pour embrasser sa femme toujours assise sur la joue.
" Je serai la pour le dîner, ajouta l’ancien contrebandier en se relevant. Dites les gosses, qui veut m’accompagner ?
– Moi ! firent Jaina et Anakin en se levant simultanément.
– Alors allez préparer le décollage. Jacen ?
– Non merci. J’ai à faire. répondit le jeune homme qui restait calme alors que son frère et sa sœur étaient déjà parti en courant.
– Mouais, fit Solo, septique. Bon ben à plus tard vous deux.
– Fais bon voyage Yan.
– Et que la Force soit avec moi je sais, mais c’est qu’un petit voyage de rien du tout, j’ai juste à contourner le noyau, répondit–il avec son éternel ton ironique avant de se retourner vers la sortie, content de sa réplique. Le Wookie à la fourrure brune salua également le quatuor d’une brève onomatopée et suivi son ami.
– Intéressant, la Nouvelle République y met du sien c’est évidant, fit le Maître Jedi une fois la troupe sortie. Le couple s’était assis sur les deux fauteuils, Mara empruntant celui entre le " poste de commande " de Luke et le sofa ou Leia était toujours installée.
" Mais renforcer notre armée alors que nous sommes en paix, j’ai du mal à saisir…
– Un point pour le gamin !
Les trois interlocuteurs se retournèrent vers l’entrée.
– Tu n’es pas parti ? s’étonna Leia. La princesse n’aimait pas être interrompue lors qu’elle allait évoquer des sujets graves.
– Du calme trésor, je voudrai juste savoir si ce gars parle le basic au risque d’amener bâton d’or, demanda la tête de Yan derrière l’entrée du salon. Comment il s’appelle déjà ?
– Kensso Karviran, et oui il parle très bien le Basic, comme tous Kuatis .
– D’ac. Fit–il en s’éclipsant une seconde avant de revenir aussitôt pour redonner un dernier baiser à sa femme ce qui ravit la Princesse et amusa les invités. Puis Solo partit pour de bon. Une fois que le bruit de la porte coulissante se fit entendre, Leia reprit la conversation.
– La république peut à tout moment entrer en conflit mais il s’agit surtout de garder une coalition entre les mondes. C’est d’ailleurs la principale raison de mon invitation.
– Tu veux qu’on se rende sur une planète en particulier ? proposa Skywalker.
La re regard de la Princesse se posa sur son parent avant de se diriger vers l’épouse de celui–ci.
– En fait c’est surtout de Mara dont j’aurai besoin sur ce coup.
– C’est à dire, fit l’intéressée après un court silence. La femme aux yeux vert était visiblement étonné qu’on fasse appel à elle. Leia et elle s’entendait à merveilles mais elle ne voyait pas en quoi elle pourrait lui être utile et surtout pour une tache dont Luke aurait pus très bien s’enquérir si c’était d’un Jedi dont elle avait besoin.
L’Alderaanienne prit la grise mine et continua :
– Vous avez sûrement entendu parler de Rhommamool et d’Osarian.
Luke avait encore ce matin vu dans les nouvelles que Rhommamool, une petite planète à l’environnement très rude et essentiellement habité par des colons de la planète la plus importante du système, Osarian : réclamait son indépendance, non seulement vis à vis du peuple Osarien mais également de la République.
– Il faudrait être sourd pour ne pas en entendre parler. Depuis que les Rhommamool ont élu Nom Anor à la tête du pouvoir les choses n’ont fais qu’empirer, déclara Jade en se référant au nouveaux despote de la planète minière.
– A tel point que l’armée à du débloquer une force armée pour tenir en respect toutes tentatives de guerre civile.
L’information étonna fortement le couple.
– A ce point ?
– Cette information est confidentielle, compris ?
– C’est déjà oublié. Continue, répondit Luke qui était habitué aux secrets d’état.
– Kre’fey à envoyé le tout nouveau Médiateur du commandant Ackdool il y a tout juste une semaine.
– Médiateur ? coupa une Mara Jade interloquée.
– Le vaisseau n’a pas été choisis pour son nom mais il est adéquat pour cette opération, et puis espérons que se sera prophétique. Les deux planètes étant très proches, il suffirait d’un coup de folie de l’un ou l’autre camp pour que les armes soient prises.
– Je croyais que les deux partis revendiquaient leur indépendance des machines. Leurs technologies respectives sont limitées d’après ce qu’on dit, fit Luke.
– Surtout Rhommamool. Les osariens en comparaison vivent dans le luxe.
– C’est exact, acquiesça Leia. Cependant aucun des deux gouvernements planétaire n’est aveugle. Rommamool et Osarian disposent chacune de lanceurs de missiles sol–air, qui avec la distance rapprochée des planètes pourraient causer des dégâts irréparables à l’adversaire. Le Médiateur s’est donc positionné entre les deux mondes.
Mara fût étonné que sa belle–sœur, qui était connue pour toujours bien choisir ses mots, emploie le terme " adversaire ". Cela donnait bien une vision de la gravité de la situation, un coup d’œil à son époux l’informa que lui aussi avait compris la chose. Un court silence demeura avant qu’elle ne se décide à le briser par la question qui lui brûlait les lèvres.
– Et qu’est ce que ça à voir avec moi ?
– Le mieux est que nous en parlions d’abord en privé, s’il te plait Luke, peut–tu…
– Bien sur Leia, si tu penses que Mara est la plus qualifié pour t’aider, je n’ai pas à m’interposer. Cependant avec son état actuel…
– Luke ! coupa Mara.
Skywalker se tourna vers son épouse qu’il avait rendue furieuse par sa remarque. Tous deux se fixèrent un long moment. Dans le regard de Mara se lisait de la colère, elle en voulait visiblement à son mari d’avoir remit çà sur le tapis. Dans celui de son mari, on y trouvait clairement de l’inquiétude. Apparemment, il se fichait de la réaction de sa femme, seule comptait son bien être. Quand celle–ci le comprit, Toute sa colère s’évapora pour faire place à de la compréhension. Elle lui tendis une main, qu’il serra immédiatement dans la sienne sans cesser de la regarder.
– Tout se passera bien, fit–elle tout bas à son mari, puis se tournant vers Leia, elle ajouta :
" N’est ce pas ?
Luke tourna la tête à son tour, espérant visiblement une réponse affirmative.
– Ne t’inquiète pas, répondit–elle en souriant, touché par la marque d’affection du couple. Si c’est ce que tu veux savoir, les sabres lasers ne seront pas dégainés.
Luke baissa la tête, soulagé.
– J’ai juste besoin de Mara comme appui, ajouta–t–elle.
– Bien. Dans ce cas je vous laisse tranquille, dit–il en se levant sans pour autant lâcher la main de sa bien–aimée.
– Tout se passera bien, répétât Mara, un large sourire rassurant sur lèvres.
– Viens oncle Luke, tu as à me parler n’est ce pas ? fit un Jacen toujours tourné vers la verrière et qui s’était fait oublier durant la conversation.
– On ne peut rien te cacher, allons sur le balcon. Nous ne dérangerons pas ta mère et ta tante ainsi. Une dernière chose, Leia. Si tu le souhaite je peux faire en sorte d’envoyer un Jedi pour seconder Ackdool au cas ou, proposa le frère.
– C’est une bonne idée, répondit la sœur en ne laissant pas filtré le peu de méfiance qu’elle ressentait (Elle faisait confiance à Luke, mais restait à savoir qui il enverrait.) Je reviens te voir pour t’entretenir de ton passage devant le conseil dès que nous aurons terminé.
Luke acquiesça et lâcha enfin la main de son épouse pour suivre son neveu le plus âgé vers une autre pièce qui menait vers la spacieuse terrasse mais il lança un dernier regard à Mara avant de quitter la pièce. Elle sourirait toujours.
Les deux femmes se retrouvèrent seules dans le grand salon. Leia se leva du sofa pour s’asseoir sur le fauteuil que Luke venait de quitter pour ainsi se rapprocher de son interlocutrice.
– Avant que tu m’expose les détails je voudrais prendre des nouvelles de Jaina.
La demande intrigua fortement la Princesse.
– Elle va bien.
– Je le sais Leia, fit Mara, amusée par la réaction de sa belle–sœur. Je voudrai juste savoir si tu n’as pas relevé un changement en elle durant son séjour ici.
La princesse s’accorda un court moment de réflexion avant de répondre. Elle commençait à voir ou voulait en venir l’épouse de son frère.
– Elle est peut–être un peu plus calme qu’avant en effet.
– Bien, elle à donc compris ma leçon.
– Qui est ? questionna Leia.
– Je te le dirais après lui en avoir parlé, fit Mara en se levant.
– C’est un peu tard, maintenant.
– Non le Faucon n’a pas encore décollé de la tour, je sens encore la présence de ta famille.
Leia agrandit son champ de perception de la Force et repéra à son tour sa fille. Celle–ci paraissait en colère. Elle sourit.
– Elle doit sûrement se battre avec Anakin pour savoir qui piloterait le faucon !
– Je ne parierai pas contre ! Je reviens dans quelques instants, dit–elle en se dirigeant à son tour vers l’entrée.
– Je t’attends, annonça Leia qui s’installa plus confortablement dans le fauteuil.
L’immense building ou résidaient les Solo contenait plusieurs centaines d’étages, Mara attendit donc un long moment avant que le turbolift ne veuille bien s’arrêter au dernier : le toit, qui faisait office de piste d’atterrissage pour le faucon et quelques autres appareils appartenant à des résidants de l’immeuble, privilégiés par leur fonction dans le gouvernement. Quand les portes de l’ascenseur s’ouvrirent enfin, Mara ne fut pas surprise de constater que la prémonition de sa belle–sœur fut exacte. Son élève et Anakin se chamaillaient au grand dame de Yan, assis sur la passerelle du cargo Corellien modifié.
Lorsque la jeune fille aperçut son professeur approcher, elle se désintéressa de son frère et alla à sa rencontre. Mara vit le bref salut que lui adressa Yan et capta en lui de la gratitude pour l’avoir sorti de ce dilemme.
– Tu as oublié de me dire quelque chose tante Mara ?
– Tu n’en à pas une petite idée ? fit cette dernière, un brin de malice dans la voix.
– Si bien sur.
L’élève baissa la tête, souriant à son tour. La jeune fille resta ainsi un court moment avant de regarder son maître dans les yeux.
" Et bien, je crois que je suis sur la bonne voix.
– Explique–toi.
La jeune fille inspira.
– Au départ, je trouvais que cette remarque était injustifiée… avoua l’apprentie.
– Et maintenant ?
Encore un court silence.
– Je me suis remise en question, j’ai médité… et j’ai conclue que tu avais raison. En fait j’ai fait attention à mon attitude vis–à–vis des autres et selon les situations et… j’ai en effet remarquer que j’extériorisai trop mes émotions.
La jeune fille détourna le regard pour fixer un point invisible.
– Jaina, ce n’est pas un reproche que je te fais, au contraire, je suis même très fière que tu es découvert çà si vite. Et le fait que tu l’avoue si facilement est une excellente chose.
" En fait sur ce point je te ressemblais beaucoup à ton age, ajouta–t–elle après un moment.
Jaina eu l’impression qu’un gong avait sonné, c’était la première fois que Mara, si secrète et mystérieuse pas rapport à son passé, lui parlait de sa jeunesse.
– Un Jedi ne doit pas se laisser influencer par ses émotions, mais ne doit pas les dissimuler pour autant, non, il doit tenir compte de ses sentiments. Ils généreront un premier avis lors de telle ou telle situation, mais encore une fois il ne doit pas l’avantager. Sa voix compte autant mais pas plus que celle d’un autre parce qu’il est un Jedi.
– Je comprends, fit Jaina avec l’accent de la sincérité. Tu voulais m’enseigner cette çà depuis longtemps ?
– C’est tout d’abord une leçon " humaine ", avant de s’approprier aux Jedi, mais pour te répondre, elle m’est venue par improvisation…
– …à cause de mon comportement.
– Grâce à ton comportement, corrigea le maître. Et puis il n’avait rien de vraiment excessif. Rassure–toi, tu es une jeune femme tout ce qu’il y a de plus normale.
Il s’agissait des mots que voulaient entendre Jaina, l’héritage Jedi et royal qui coulait en elle étant un lourd fardeau à porter. Un magnifique sourire se dessina sur ses lèvres et elle se précipita dans les bras de son enseignante… son amie avant tout, la meilleure qu’elle aurait pu souhaiter.
– Merci Maître.
– A ton service !
Le maître et l’apprenti restèrent un court moment ainsi avant que les puissants moteurs du Faucon Millenium ne rompe ce moment de sérénité.
– Je crois que tu devrais y aller, ton frère doit déjà se trouver aux commandes !
– C’est pas grave, je piloterai au retour !
Habillé en mécanicien et assis sur le fauteuil du pilote, Tidus Ramin paraissait consulter la banque de donné du cockpit du Yacht SoroSub 1800 ou il était dissimulé. Il avait eu une excellente idée de temporairement déménager dans cet appareil de luxe, certes démodé depuis la sortie du 3000, mais qui restait très confortable selon les critères dévaroniens. Dommage que son propre vaisseau ne soit pas aussi agréable. Il aurait peut–être du épargner le propriétaire du bijoux, Tidus aimait les gens qui avaient du goût. Il préféra oublier cette possibilité, on ne faisait pas appel à lui pour laisser des preuves.
L’avocat Quarren, anciennement possesseur du Yacht, avait donc pour les autorités, quitté son épouse pour partir avec sa maîtresse, lui laissant comme seule pension alimentaire une lettre véritablement écrite par ce dernier avant que Ramin n’appuie sur la détente du blaster. L’originaire de Mon Calamari avait d’ailleurs été très coopératif (il l’avait certes supplier de l'épargner mais avec beaucoup plus de classe que d'autres victimes que Ramin avait du " sacrifier " pour son travail).
Ainsi, il avait vu sur le cargo YT–1300, mais surtout sur Mara Jade Skywalker venue apparemment parler à Jaina Solo. Il assista à toute la scène, de la conversation qu’elle eue avec la jolie jeune fille (il la trouvait à son goût du moins) jusqu’au moment ou la Jedi s’est retrouvée seule, attendant que la poubelle volante qu’on appelait le Faucon Millenium ai décollé pour retourner dans les appartements des Solo.
Tidus avait été surpris de la voir arriver sur la piste d’envol, mais cela ne dérangeait en rien son travail, au contraire, c’était la première fois qu’il avait l’occasion de voir sa cible d’aussi près depuis qu’il avait pour mission de l’observer.
CHAPITRE III
Mara s’était à peine rassise que C–3PO vint de la cuisine, un plateau d’argent entre les mains, celui–ci contenant des rafraîchissements. R2–D2 sur ses talons. L’astomech se plaça aux coté de Mara. Celle–ci eu peur que les deux droïdes ne se mêlent à la conversation (surtout C–3PO,) mais commença :
– En quoi puis–je t’être utile donc ? questionna–t–elle en se servant. Merci C–3PO.
– Je vous en prie maîtresse Mara.
Du coin de l’œil, elle vit le droïd doré retourner vers la cuisine, apparemment Leia lui avait déjà fait la morale, restait à savoir combien de temps il tiendrait ! La princesse se tourna à moitié vers sa belle–sœur et commença :
– J’évoquai tout à l’heure le cas de Rhommamool, Fey’lya à réussit à m’obtenir, il y a quatre jours de cela, une entrevue avec Nom Anor.
La femme aux cheveux de feu, posa son verre sur la table basse après en avoir bu une gorgée et applaudit brièvement.
– Chapeau ! Quelle chance tu as !
La princesse ignora le sarcasme de Mara auquel elle était habituée et reprit.
– La rencontre aura lieu dans quatre semaines standards… et j’aimerai que tu m’accompagne.
– Mara en fronça un sourcil.
– Pourquoi ?
– En fait, j’ai pensé que la présence d’un Jedi ne serait que bénéfique, pas envers Nom Anor bien–sûr.
– Pas envers les politiques non plus vus la situation actuelle de l’Ordre. Ils n’apprécieraient pas.
– Tout à fait, ta présence sera donc une bonne chose pour le grand public.
– Tu avais dis que cette affaire était confidentielle, fit remarquer Mara.
Visiblement, l’ambassadrice s’attendait à cette remarque.
– Ces temps–ci, ces informations prétendues " Top Secrètes " ne le restent pas longtemps. On ne sait pas trop comment mais il y quelques fuites dans les renseignements, rien de bien catastrophique mais tout de même gênants. Les services secrets s’occupent de çà en ce moment mais je préfère prendre mes devants pour cette fois. Bien sur, ce que je viens de te dire est vraiment confidentiel, ajouta l’ancienne Présidente avec un clin d’œil.
– Bien, fit Mara avec sérieux Peut–tu répondre à une ou deux questions, s’il te plait ? Primo, ce cher Nom crie au et fort qu’il ne veut rien avoir à faire avec la Nouvelle République, donc il ne doit pas te porter dans son cœur. Deusio, il déteste les Jedi, ce qui n’arrange toujours pas ton cas, même si tu es sûrement la diplomate la plus qualifiée que je connaisse. Alors pourquoi envenimer les choses en t’accompagnant. De plus, il ne doit pas particulièrement tenir à avoir un Jedi dans ses cercles d’amis… et c’est réciproque !
– Tout est une question de stratégie, il est vrai que j’ai d’abord pensé à Luke, mais après réflexion, Anor m’aurait lancé que se serait une tentative d’intimidation de ma part.
– Il n’aurait pas tord.
–C’est à moitié vrai, et il aurait retourné ça contre moi, admit Leia. Il est clair qu’emmener dans ses bagages le plus grand Maître Jedi de la nouvelle ère pour un voyage diplomatique sans arrière pensés sonnerait faux. Voilà pourquoi tu interviens. Tu reste un exemple pour tous les Jedi…
– Je ne dirais pas ça, coupa Mara faisant allusion à son passé impérial.
– … et tu es assez reconnue médiatiquement parlant. Tu es le choix parfait pour cette mission.
" Alors ? Puis–je avertir le sénat de ta venue ? ajouta–t–elle après un moment ou elle attendait la réponse de son amie. Celle–ci paraissait peser le pour et le contre.
– Tu le peux, mais je dois te mettre en garde contre Nom Anor, j’ai déjà eu affaire à lui par le passé. C’est quelqu’un d’étrange.
– Explique–toi, fit Leia, étonné d’apprendre que Mara ai déjà eu l’occasion de rencontrer cet homme qui fit vraiment parler de lui après s’être soit disant investit à la cause Rhommamool.
Elle se demanda dans quelles circonstances ces deux–là s’étaient rencontrés. D’un autre coté, elle n’était pas sur de vouloir l’apprendre.
– Oublie ça pour le moment, fit Mara en balayant la question de la main. Mais garde ce que je viens de te dire dans un coin de ta tête.
" Autre chose, fit–t–elle pour interrompre le silence pesant. Je me demandais si Jaina n’aurais pas pu nous accompagner aussi, se serait une bonne occasion de constater si mon enseignement porte ses fruits.
– Je n’ai pas d’objections. Répondit Leia en cachant une pointe de répréhension. Mais après tout c’étais elle–même qui avait choisi Mara comme mentor de sa fille. Si elle jugeait que se serait une bonne expérience pour son avenir de Jedi, elle devait s’y plier.
" Mais je suis sur que c’est le cas ! ajouta–t–elle aussitôt.
– Moi aussi, pour qui me prend–tu !
Même R2 sifflota pour appuyer les propos de sa maîtresse. Visiblement, tous voulaient changer de conversation.
Tidus avait les jambes étendues sur la table du petit mais agréable salon du Yacht de luxe. Confortablement assis sur la banquette en cuir de Dewback, le Devaronien grignotait des chips au parfumé au nerf qu’il avait acheté avant que Luke et Mara Jade Skywalker ne se rendent chez les Solo. Couvert de miettes, il assistait à la discussion entre Leia Organa Solo et sa belle–sœur sur l’écran principal de la pièce.
Sachant que sa cible se rendrait tôt ou tard dans la demeure de la Princesse Leia, de son mari et de leurs rejetons Jedi, il avait installé, peu de temps après avoir accepté ce travail, une holo–caméra dans la principale pièce de l’appartement. Il se souvenait encore de la difficulté qu’il avait rencontrée pour réussir à pénétrer dans la luxueuse habitation. Des vigiles à convaincre, à soudoyer ou encore… à éliminer ; de nombreuses caméras à éviter ou débrancher ; et pour finir entrer déconnecter le système de sécurité. Le tout en étant déguisé en technicien de maintenance. Il avait choisi le bon jour pour intervenir, personne n’étant présent dans la résidence ce jour là. Leia et son droïd protocolaire agaçant assistaient à une énième réunion du sénat, Solo et son Wookie puant étant aller il ne savait où, et les trois gosses apprenaient comment devenir de parfaits défenseurs de la galaxie avec leur oncle sur cette lune éloigné nommé Yavin IV… Quelle famille de malades !
Il avait opéré comme à son habitude, avec rapidité et efficacité, installant la merveille technologique qui lui permettait d’observer les deux femmes en temps réel dans le coin supérieur gauche du salon, bien incrustée dans le mur et camouflée par une fausse cloison et par le fin rideau qui recouvrait la verrière, du travail de pros. Une fois l’holo–caméra invisible à l’œil nu, il lui ne restait plus qu’à transmettre le signal de l’appareil au satellite météorologique qu’il avait détourné à son profit et a le rediriger vers le vaisseau qu’il avait " emprunté ".
Rien ne peut arrêter le grand Tidus Ramin ! songea–t–il en affichant un fier sourire.
Sans aucun doute le meilleur dans sa profession car étant le seul, le Devaronien ne cesserait jamais de s’étonner lui–même. Déjà tout jeune, il avait comprit que son intelligence était immensément plus grande que celle de ses camarades de classes. Prodige dans toutes les matières sans se fatiguer, il avait réussi tous ses examens haut la main, pulvérisant tous les records de réussite de Devaron. Mais au lieu de s’engager dans une brillante carrière de scientifique, de juriste ou encore de politicien, Tidus avait préféré choisir une autre branche… moins légale. Combinant les devoirs d’un détective, d’un espion, d’un crack informatique et quand cela s’avérait nécessaire, d’un tueur ; Ramin avait baptisé son métier " guetteur ". Il consistait principalement à observer vingt–quatre heures sur vingt–quatre, sept jours sur sept quelqu’un ou quelque chose et à recueillir le maximum d’informations sur ce que lui demandait ses employeurs occasionnels.
Le plus incroyable était qu’il avait très vite gagné une réputation qui lui permettait d’enchaîner contrats sur contrats (tous plus juteux les un que les autres,) tout en exerçant sa profession suffisamment dans l’ombre pour ne pas se faire connaître des autorités.
Tellement bon, et ce dès le début de sa carrière, il avait refusé un nombre incalculable d’offre d’emploi à long thermes par ceux qui louaient ces services depuis ces cinq dernières années (dont une de Talon Karrde en personne,) mais il avait toujours décliné ses offres préférant être son propre patron… ça gagnait mieux et on le respectait d’avantage.
Il pouvait s’autoriser de s’élever au même pied d’estal que des chefs d’entreprise voulant connaître les projets de la concurrence, ou encore de politiciens désireux d’apprendre les manigances de tel ou tel rival. Et en plus de ses cachets astronomiques, cette profession lui apportait un bon nombre de privilèges et de bonus comme par exemple un abonnement à vie au stade de Motor–Ball de Coruscant pour assister à tous les matchs. Mais il pensa plus précisément au contrat avec le gérant d’un des plus grand Palace de la capitale, le Sion (nom d’un chancelier de l’Ancienne République.) Pour un peu d’espionnage industriel, il avait gagné le droit de séjourner gratuitement et quand il le souhaitait dans ce splendide établissement hôtelier (et bien–sûr de profiter de son restaurant cinq étoiles,) ce qui lui procurait la meilleure des planques lorsque qu’il avait à faire dans la cité–monde.
Tidus venait une fois de plus de se rendre compte qu’il adorait son travail, il lui avait apporté les trois choses qu’il s’était jurer de posséder en s’engageant dans cette voix, les trois choses qu’il fallait posséder dans cette fichue galaxie selon lui.
La richesse en premier lieu. Si au début de sa carrière, il ne travaillait que sur son monde natal, il savait qu’il ne pourrait continuer son métier que dans des planètes ou il était certain de trouver des individus susceptibles d’apprécier ses talents : Corellia, Kuat, Sluis Van ou encore des mondes moins chaleureux tel que Nal Hutta ou Ord Mantell. Puis vint un jour ou il du se rendre à l’étape obligatoire, là où il pouvait laisser libre court à son art. Comme disait le proverbe, tous les chemins mènent à Coruscant !
Son travail avait un prix, Tidus avait la réputation dans son milieu de ne jamais échouer car comme le dit sa devise, rien ne l’arrêtait : ni les sentiments (trop futiles,) ni la morale (inexistante chez lui,) ni les moyens (il les avait.) Il exigeait donc de ses clients des sommes astronomiques que la plupart d’entre–deux pouvaient aisément sortir de leur porte–feuille. Une partie de ses revenus lui permettait de renouveler l’équipement, fort coûteux qu’il utilisait pour ses mission, ce n’était pas avec du matériel bon marché qu’il avait tissé sa réputation. Heureusement, ces dépenses ne représentaient qu’une petite partie de ses revenus.
Ensuite venait la connaissance. Et la connaissance était le pouvoir. Il l’avait comprit quand il était encore assis sur les bancs de l’école. Dans le milieu ou évoluait Tidus, les questions à poser étaient : Qui ? Comment ? Ou ? Donnez une réponses à ses trois questions lors de situations spécifiques et vous êtes sur de gagner la partie d’holo–échecs. Le guetteur avait d’ailleurs tissé en un temps record un réseau d’informateurs, qui même s’il ne s’étendait pas aux quatre coins de la galaxie, était suffisamment efficace pour le renseigner sur ce qu’il désirait, le plus souvent sur les personnes à qui il apparaissait pour offrir ses services. Car même si on faisait souvent appel à lui, il choisissait la plupart du temps ses contrats, ses futurs clients ne savant pas encore à ce moment, à quel génie ils faisaient face.
Enfin, et c’était pur lui le plus important : le besoin d’action. Une vie monotone était ce qu’il avait voulu fuir en empruntant cette voix. Il ne se voyait pas marié avec une épouse tyrannique (comme beaucoup de devaroniennes), un enfant sur les bras, un tevlin devant la cheminé et un Devish comme voisin…. Mais alors pas du tout. Non. Il préférait largement sa vie actuelle : avoir connaissance de complots, tirer au blaster de temps à autres, voyager…
Une vie merveilleuse !
Il sortit de sa rêverie lorsqu’il entendu Organa Solo faire allusion aux fuites d’informations confidentielles du gouvernement et ne put s’empêcher de pouffer de rire. Inconsciemment, la diplomate relatait les exploits de Ramin. En effet, un holo–journal Tholatinien au tirage en baisse l’avait engagé quelques mois auparavant pour qu’il trouve des infos croustillantes et surtout classé " Top–Secret " par la Nouvelle République. Le partenariat avait duré quelque temps et se déroulait dans le meilleur des mondes (Par exemple, c’étais lui qui avait rendu public l’affaire entre Osarian et Rhommamool,) jusqu'à ce que Tidus rompe le contrat, le Rédacteur en chef ayant prétexté que ses honoraires étaient trop élevés comparé aux moyens d’un simple journal de la Bordure Moyenne.
Le Devaronien s’essuya les yeux et senti quelque peu monter sa colère.
Des honoraires trop élevés ! Pfff ! Et dire qu’il leur avait fait une fleur en travaillant pour eux au tarif réduit. Généralement, il ne louait pas ses services à moins de cent–mille crédits, mais ces ingrats de journalistes, bien à l’aise derrière leur bureau, n’imaginaient pas ce qu’avait du orchestré Ramin pour leur fournir leurs satanés premières pages ! Il ne comptait plus les gens qu’ils avaient soudoyer, et le matériel qu’il avait gâcher pour arriver à ses fins. Il se consola en pensant qu’à la même époque, il jouait double–jeu avec la concurrence directe du journal. La Princesse Leia pouvait se rassurer, il n’y aura plus aucunes fuites.
Heureusement de temps à autres lui apparaissait la perle rare.
Il y a trois semaines de cela, en rentrant dans sa suite du Sion, un homme corpulent et pas très bavard l’attendait dans la pièce principale sur son fauteuil. Tidus avait régit au quart de tour en dégainant son arme, mais il ne savait trop comment, l’humain avait été plus rapide et l’avait désarmé. Heureusement ce type lui avait fais comprendre qu’il avait un travail pour lui. Le Dévaronien avait immédiatement refusé en annonçant qu’il ne collaborait pas avec des gens aussi directs. Mais encore une fois son interlocuteur s’était montré persuasif. Non pas par une démonstration de force (bien que Tidus ne doutais aucunement de la puissance de l’humain,) mais en lui exposant les thermes du contrats.
Un marché qu’il n’aurait pas pus refuser. Habituellement il exigeait qu’on lui verse la moitié de sa paie avant d’agir, mais sur ce coup il n’avait accepté qu’une très légère avance ; la récompense finale dépassant toutes celles de ses affaires passées. Il n’allait pas cracher sur cinq millions après tout ! Et puis le travail en comparaison était loin d’être laborieux, au contraire, il était intéressant.
A part une brève rencontre sur Tanaab avec Kyp Durron ou cet imbécile avait bien failli le tuer, lors d’une fusillade dans une cantina ou il venait juste prendre un verre bien mérité suite à une mission (Durron l’avait longuement fixer, il ne savait pas trop pourquoi, avant de revenir à ses moutons,) c’était la première fois qu’il avait à faire avec des Jedi.
Bien que ce furent surtout le gros cachet qui l’attendait et la nature simpliste du travail qui l’avait décidé, c’était également par curiosité vis à vis de ces pseudo super héros qu’il avait accepté ce job avec joie. Avoir enfin l’occasion de juger si oui ou non ils méritaient leur réputation (avec le cas de Durron, ça commençait mal.) Les Jedi ne le fascinait pas outre mesure mais… l’intriguait. Et son éternelle soif de connaissance y jouait aussi.
Mais Tidus commençait à trouver le temps long, la vie d’un Jedi était loin d’être si extraordinaire que çà, si on se fiait à celle de Luke et Mara Skywalker. Depuis qu’il avaient pris possession de leur appartement de la capitale, le couple n’y avait séjourné que peu de Temps. Skywalker voyageant sans arrêts entre la capitale et Yavin IV, Jade passant le plus clair de son temps avec sa nièce, ou se rendant occasionnellement à l’hôpital central de la Cité Impériale.
Le Devaronien se gratta les cornes. L’humain (Tidus prit mentalement note qu’il devrait exiger de savoir son nom, ou du moins un nom de code, la prochaine fois qu’il se rencontreraient) lui avait demandé d’observer l’état de santé de l’épouse de Skywalker, du moindre mal de crane jusqu’à la crise la plus forte. Restait à savoir de quelle crise il voulait parler puisque jusque là, tout ce qu’il avait pus relever chez elle était une profonde fatigue qu’elle dissimulait la plupart du temps. Si jamais elle était atteinte d’autres symptômes, là encore elle les cachaient extrêmement bien.
La conversation entre les deux femmes durèrent encore un long moment, puis peu à peu, toute la famille réapparue dans le salon, d’abord Skywalker et son neveu le plus âgé, puis ce fut le tour de Solo et ses deux autres enfants (dont la charmante Jaina,) en début de soirée. Tidus comprit que le couple d’invité resteraient pour dîner, ce qui ne l’enchantait pas du tout.
– Génial ! fit–il à haute voix en ouvrant un nouveau paquet de chips. La soirée risquait d’être longue. Que n’aurait–il pas donné pour dîner au Sion…
Puis il se rappela les cinq millions qui l'attendaient et sourit.
La nuit était tombé depuis maintenant trois bonnes heures sur l’hémisphère ou se trouvait la Cité Impériale, lui donnant ainsi son teint bleuté. Mais même au crépuscule, Coruscant brillait de mille feux, et la dame aux mille lumières illuminait la galaxie depuis des lustres. Le trafic, s’il avait diminué restait tout de même important Coruscant ne dormait jamais. Surtout pas les astroports. Celui dénommé " Owen Lars " fut le dernier à être construit dans la capitale mais le premier (et le seul,) à l’être sous le régime de la Nouvelle République, suite à la tempête de Force que le clone du défunt Palpatine déchaîna, quinze années auparavant. Cet astroport flambant neuf en remplaçait un autre qui avait été à quatre–vingt–dix pour cent détruit lors du crash du Destroyer Libérateur des Généraux Antilles et Calrissian. Son importance par rapport à celle des autres astroports de la planète était moindre et sa localisation (assez éloignée de la cité Impériale,) n’en faisait pas le plus fréquenté de tous, cependant l’astroport Owen Lars avait le mérite de mettre une extrémité d’une de ces ailes à la disposition des Chevaliers Jedi. Un privilège auquel Kyp Durron jouissait avec joie.
Le Jedi n’était pas un habitué de la capitale, mais il avouait qu’elle le fascinait quelque peu, il n'aurait su dire pourquoi, ce qu’il trouvait ironique vu le nombre incalculable de raisons. Cependant il y en avait autant pour le contredire.
Beaucoup de gens avaient leur propre idée de la capitale : Certains aimaient à dire qu’elle n’était juste qu’une immense sphère de ferrobéton et surtout de pollution ; d’autres en avaient une vision moins imagée (bien que réaliste,) mais tout aussi poétique (et idéaliste,) en prônant qu’il s’agissait de la plus merveilleuse et intéressante des planètes, la preuve en était que les différents gouvernements qu’avait connue la Galaxie ce dernier demi–siècle, y avaient toujours élus domicile. La vérité étant inversée, puisque c’était Coruscant qui représentait le mieux le pouvoir du gouvernement légitime. Si vous possédez Coruscant, vous possédez la galaxie… L’Alliance avait donc fais en sorte de capturer la capitale en désactivant ses boucliers planétaires. Un exploit de plus qu’avait accompli le légendaire escadron Rogue.
Kyp, lui, considérait la capitale comme un monument historique. En effet, l’histoire de la cité–monde reflétait assez bien celle de la galaxie : Siège de la vielle République depuis sa fondation des millénaires auparavant, elle s’était agrandie et avait prospéré aux fils des siècles avec elle… Puis, profitant que la corruption affaiblisse la République de l’intérieur, l’Empire naquit petit à petit, et la galaxie sembla oublier son prestigieux passé aussi bien que Coruscant paraissait oublier ses niveaux inférieurs. Pendant trois décennies, " peur " fut le maître–mot.
Durron, interrompit le court de ses pensées quand se fut à son tour de poser son appareil. Le voyage hyper spatial de Tralus jusqu’à la capitale avait duré moins de sept heures, mais les apôtres avaient dû le diviser en trois parties pour contourner le noyau interne. Le Jedi n’était pas fatigué grâce aux transes Jedi récupératrices auxquelles il s’était abandonné, il était même en pleine forme. Mais tel ne devait pas être le cas de ses hommes, Miko également vu qu’il ne maîtrisait pas encore totalement cette technique. Aussi, après que l’escadron au complet ai atterrit, il conseilla à ses coéquipiers d’aller se reposer dans un hôtel ou ils s’étaient déjà rendus autrefois, à la recherche d’un dealer Twi’lek, une de leur rare mission qui ne fut pas couronné de succès, le bandit s’étant livré de lui–même aux autorités. Mais la rumeur disait que celui–ci avait appris que les Apôtres de la Vengeance étaient à sa traces et s’était rendu prétextant qu’il préférait la prison au sort que lui réserveraient Durron et les siens, une pensée qu’aimait à se rappeler le Chevalier.
Bien–sur comme il aurait pu s’en douter, ses hommes insistèrent pour le suivre, mais Kyp répéta plus durement sa phrase, rappelant que ce n’était pas un conseil, mais un ordre. Il ne prenait que rarement ce ton hiérarchique, vu que l’escadron (la Force en soit louée,) ne faisait pas parti de l’armée. Mais ses hommes le respectaient et étaient de toutes façons heureux qu’il soit à leur tête, il n’était pas le fondateur de l’équipe pour rien, lui rappelait souvent Mike, l’un de ses pilote.
Tous acceptèrent donc et se dirigèrent vers la sortie du bâtiment. Miko vint se poster près de son maître et lui demanda cependant :
– Et tu compte aller où, sans nous ?
Le ton moqueur que prenait son élève amusa Kyp.
– A la recherche de Kaul, je vais voir si j’arrive à trouver un contact qui puisse me renseigner.
– Tu pense le trouver facilement ? Je te rappelle que tu m’a dit qu’il était dur à choper, rappela Reglia. A deux ont seraient plus efficaces.
Une tentative bien futile pensa le maître. Cependant, il fut à deux doigts d’accepter la proposition de Miko, il marquait un point. Mais, son apprenti avait bel et bien besoin de repos, et avant tout, il ne désirait pas le voir traîner dans les sordides bas–fonds de Coruscant, seul qui de plus est, s’ils étaient amené à se séparer. Le Jedi s’arrêta alors soudainement, posa ses poignets sur sa taille et regarda son élève (qui stoppa également sa marche,) en affichant son légendaire sourire en coin.
– Hé ! C’est moi ! se contenta–t–il de répondre.
Miko, qui ne trouva rien à répliquer, sourit et reprit sa marche, son enseignant sur les talons.
Puis, juste avant de quitter la piste d’atterrissage, Kyp aperçut à sa droite, un vaisseau qui lui disait quelque chose. Une navette élégante et aérodynamiques à la peinture impeccable qui reflétait sa légère couleur émeraude. Imposante par sa taille et son style, l’appareil pouvait facilement paraître redoutable pour n’importe qui. Un appareil que Kyp connaissait bien.
Le Sabre de Jade.
Ainsi, Mara, et donc Maître Skywalker, se trouvaient actuellement sur Coruscant.
– C–3PO a fait de grands progrès en matière culinaire, ricana Mara.
Elle et Luke avaient appelé un taxi aérien pour rentrer dans leur appartement après avoir quitter Yan, Leia, les enfants et le droïd protocolaire. Leur demeure se situait non loin de celle des Solo, moins de cinq kilomètres à pieds en fait, mais sur Coruscant, il était difficile de parcourir plus d’un millier de mètres sans emprunter un turbo–élévateur, un escalator ou un tapis roulant. La solution la plus rapide pour se rendre d’un endroit à un autres était donc le speeder ou le taxi. Et c’état bien plus agréable !
– Je me souviens encore son filet de Léviathan Selonien. Ce plat restera dans l’histoire ! ajout–t–elle.
– Je vois que tu n’a pas encore goûter au ragoût de Taun–Taun de Wedge ! renchérit Luke.
Le couple arrivèrent donc vite au pied du building ou se trouvait leur appartement (restait à savoir par quoi était maintenue la plate–forme.) Luke remercia le chauffeur calamarien du taxi tout d’abord par des mots puis ensuite en lui tendant quelques crédits, ce qu’il attendait visiblement. Mara prit la main de son époux et il marchèrent tous les deux au ralenti, se remémorant les sujets de conversation qui avaient été évoqué durant le dîner. De la future mission de Leia, Mara décida de s’y rendre avec son propre vaisseau, le Sabre de Jade au grand plaisir de Jaina. Luke avait été rassurer d’apprendre que l’expédition n’avait que comme unique but une entrevue avec ce Nom Anor. Malgré la réputation de ce dernier et le sérieux litige qui opposait Osarian à Rhommamool, Luke était confiant. le Médiateur agirait en cas d’ennuis. De plus Leia emmènerai sûrement avec elle un garde du corps Noghri.
Ce que Luke n’avait pas été heureux d’apprendre, c’était que non seulement son passage devant le Conseil de la République avait été reporté de quelques jours, mais en plus, il se déroulerai sur Bothawui. De nombreux bothans s’y rendaient chaque année à cette période, y comprit ceux ayant un poste important dans le gouvernement, pour célébrer un fête nationale, et quand Fey’lya se rendait quelque part, les six autres membres du conseil n’étaient pas loin.
– Et encore, je suis sur que Borsk va se faire un plaisir de me faire poireauter, avait annoncer Luke pendant le dîner.
Mais Skywalker n’avait pas l’intention de se laisser marché sur les pieds et avait déjà élaborer une stratégie pour jouer le jeu du Président et peut–être le retourner contre lui. Il avait confié qu’une fois arrivé chez lui, il contacterait l’académie pour demander à Qua’ar Braki, Chevalier Jedi Bothan de son état et anciennement élève de Kyle Katarn, de l’accompagner. Avec un peu de chance, il volerait la vedette au président pour son plus grand plaisir, et au grand dame de son compatriote politicien. Restait à savoir si le peuple bothan apprécierait.
Mara avait vivement encourager son mari à suivre ce plan qui lui plaisait beaucoup, comme il aurait pu s’en douter. Ce qu’il regrettait, le plus, c’était de laisser son épouse seule dans la capitale. Non pas qu’il avait peur pour sa sécurité, loin de là, mais l’abandonner alors qu’elle livrait combat à cette maladie était loin d’être ce qu’il souhaitait. Cependant il n’évoqua pas le sujet, sachant déjà quelle serait la réaction de sa femme.
Arrivé devant la porte de l’immeuble, il s’arrêtèrent tous deux.
Luke regarda longuement sa bien–aimée et prit son visage entre ses mains. Ils échangèrent un long baiser plein de tendresse.
– Ce fut une belle journée n’est ce pas ? fit Mara en se dégageant de l’étreinte de son époux.
– Sur !
Puis il entrèrent dans le bâtiment et montèrent aussitôt à leur niveau. Si leur habitat d’aujourd’hui n’étais pas aussi accueillant que celui que le couple louait avant leur mariage, il avait le mérite d’être mieux équipé. Aussi, après s’être débarrassé de leur veste, les deux Jedi se rendirent aussitôt dans le salon, plus précisément devant le bureau de Luke.
Ce dernier mit en marche l’holo-console puis enclencha l’unité COM. L’écran afficha pendant cinq secondes le logo de GalaxyCom une compagnie d’hyper–communication, récemment privatisé par la République. Puis une interface informatique apparut demandant le code privé de transmission de l’appel et celui de la destination. Luke les entra et patienta pendant quelques secondes. La réception d’appel venant du noyau vers les mondes de la bordure pouvait prendre du temps, mais cette fois, le Jedi fut surpris devoir apparaître le visage de son ami assez rapidement.
L’homme avait la cinquantaine bien entamé mais son visage avait quelque chose d’enfantin, une caractéristique qu’il partageait avec Luke. Celui–ci prit un air surpris en voyant qui l’appelait mais sourit. Le ton noble et respectueux envers ses pairs qu’on lui avait toujours connus sortit de ses lèvres :
– Bonjour Mara, bonjour Maître Skywalker, je ne pensais pas avoir de vos nouvelles aussi tôt. Comment se déroule l’emménagement ?
– Lentement ! Bonjour Streen, répondit la femme aux yeux vert.
– Pas trop de problèmes j’espère ?
– Non aucun, rassure–toi, ajouta Luke en souriant.
L’ancien ermite de Bespin paraissait toujours soucieux du bien être de son entourage. C’étais l’une des raison qui avait pousser Luke à le désigner administrateur de l’Académie Jedi, quelque années auparavant, une tache qu’il accomplissait parfaitement mais la surcharge de travail devint vite incroyable. Kam Solusar et sa compagne Tionne s’étaient donc proposer de l’assister. Avec le temps, ils avaient pris plus de responsabilités, ne laissant qu’à Streen un rôle passif. Celui–ci ne l’avait pas avoué, mais il avait beaucoup apprécié d’être déchargé de la plus grande partie du travail. Il insistait cependant à répondre en personnes à toutes les communications extérieure, un grand progrès pour celui qui avait été coupé de la civilisation presque toute sa vie. Aujourd’hui, Streen était connu pour être une source de sagesse inépuisable pour beaucoup de jeunes Chevaliers.
" Je voudrai juste savoir si Qua’ar se trouve sur Yavin IV en ce moment.
– Vous êtes chanceux, lui et Kyle viennent de revenir de mission il y a quelques heures.
Ce fut à ce moment même qu’on sonna à la porte.
Mara fit signe à son époux qu’elle allait ouvrir. Qui pouvait–ce bien être, surtout à cette heure tardive. Elle quitta le salon, se dirigeant vers la porte d’entré, elle réussit cependant à entendre Streen annoncer qu’il allait à la recherche du Bothan. Elle intensifia son champs de perception de la Force pour savoir si il s’agissait d’une connaissance… Non. Cependant elle ne décelait aucun dangers, elle fit donc glisser la porte… Pour de trouver né à né avec un rodien, un enfant rodien.
– Bonsoir Madame, fit–il d’une petite voix amusante?
Mara ne cachait pas sa surprise mais se pencha et sourit au jeune garçon.
– Bonsoir ! Dis, que fais–tu en dehors de chez toi à cette heure là ? Tu n’a pas peur ?
– Non, vous en faites pas Madame. Y’a un monsieur dehors qui m’a demandé de vous donner ça, fit le petit Rodien aux yeux noirs en tendant à Mara un petit morceau de filmplast, plié en quatre.
Intrigué, elle prit l’objet et voulu l’ouvrir, mais l’enfant l’interrompit.
– Bon faut que j’y aille, ma mère va se faire du souci.
– Tu veux que je te raccompagne chez toi ?
– Non, merci. J’habite à coté. Au revoir Madame, répondit le petit Rodien en faisant demi–tour.
– Au revoir, fit Mara en souriant.
Enfin, elle ouvrit le filmplast. Une note était griffonnée à la va–vite, ce qui était écrit la fit frémir :
La Main de l’Empereur est attendue demain au musée galactique de la Sith après la représentation.